Vouloir intensément
« Vibrar alto – Pensar – Querer alto »
Tes mots arrivent à leur fin
Je les avais lus de temps à autres
Est-ce parce que cette ligne les finit ?
Ces mots-là, je les percevrais plus vagues, moins puissants
Et puis la frénésie du temps qui passe, passant…
Le vague devient profond, sûrement que la lame a cassé
Entraînant vers le fond
En trimant aussi sûrement, sur ces mers inféodées
A la logique que la vie tendait à montrer
De sur cette terre, deux habitants sur des milliards
Venus à eux, nés en deux continents distincts
« Vibrer haut » comme des pillards de nuages
Est-ce qu’il n’est plus l’heure ?
Je me fais des esquisses au ciel, j’y cherche des sourires
Je ne dirais pas que j’en sens la fureur mais…
Des soupirs, de la hauteur d’une désapprobation
Se lamentant du moins, que les mains tendues n’aient pas germé plus beau
« Penser » ou s’enduire de maintes autres choses
Attachés aux imprudences, à se commettre celle-là
A se compromettre ce laps d’une comète à la vue
Que sont deux existences qui s’aperçoivent
Et que la percée dise approchez ou « vouloir intensément »
Que la percée le dise au ciel, dans l’espace-temps
S’il n’est personne en bas pour s’appliquer à écouter
Les recettes de bien des pages de vie, d’expérience
Ne demeurent longtemps que comme un repère qu’on époussette
Bien loin des naissances ou brillances attendues
Comme de savantes élucubrations émises, comme un son
Depuis un sombre coin du fond des ombres
Jean-Marie Loison-Mochon