Vos y yo – V
Toi et moi, vos y yo, on se voulait, ce soir-là mais aussi en général, et on n’arrivait pas à s’avoir vraiment. Mon ausencia dans cette avant dernière fois, je ne sais pas… tu sais, quand j’étais au-dessus de toi, j’ai jamais su comment faire. Aller vite, te donner du plaisir, prendre le mien. C’est como si, quand tu arrêtais de me couver, que tu me laissais carte blanche pour me montrer, te montrer ce que je veux ou qui je suis, je ne… savais pas, je ne savais plus. Ça suena bizarre, hein ? Avec ce que j’attendais de toi, de nous. Me laisser faire, me toucher les fesses, me mordre les seins, ne pas faire beaucoup plus que te donner à moi, je sais que c’était aussi une nouvelle manière d’être tendre vers moi. Or moi mon désir, il montait quand le tien montait, et aussi quand tu ne me laissais pas le choix. Entonces, cette avant dernière fois entre vos y yo, entre le doute, le sang, cette position, tu ternura, je crois qu’il y a un peu des raisons de ce que je m’ai perdue. Je ne sais pas composer avec tout ça. No supe.
Vos y yo, il a manqué un peu ça des fois. Et je ne le dis pas pour te faire mal, mais aussi pour toi. Tu me faisais l’amour si lentement, si tendrement. Tan tierno ! Et j’ai aimé, des fois. Acuerdate, de cette fois à Brest. Moi adossé contre la pared, et toi qui venais, revenais, venías, revenais. Et cada vez en moi, espasmos. Oui je me souviens bien, lent, tendre et profond. Espasmos, tu venais en moi et il n’y avait pas cet espacement de l’avant-dernière de vos y yo, le soir del Año Nuevo. Ces spasmes… je m’en rappellerai como hoy, dans les froides montagnes où nous sommes. Solo es un detalle. Ne viens pas me chercher, quand bien même tu devinerais. Nous serons déjà partis. Mais moi je sais, que ces spasmes ne partiront pas de ma mémoire et je sais, que je vais rester longtemps, dans celle de ton désir. Car tu aimais me voir trembler un peu quand tu venais en moi. Alors pourquoi, toujours si tendre et si lent, guapo ? Quiza que esa primera vez, el 31, tu aurais aimé déjà, avant même l’autre des minuits, un poco más de vitesse, de salvaje. Je dis pas que ça nous aurait sauvés mais peut-être que tu m’aurais étourdi le corps mieux, que dans cette douceur qui t’a trop définie. Car je sais, et j’ai su à minuit, qu’il y avait otro en toi. Trop tard peut-être mais c’était pas si mal, aussi. ¡No creas! Que j’attendais un mâle, un verdadero. Quelles bêtises ces mots. Mi gato negro, moi ce que je voulais de toi, c’est que tu es animal si tu le voulais, mais que tu es toi surtout en toute circonstance.
Je sais ce que tu me diras, lo que me dirás es que[1], pourquoi je ne l’ai pas pris yo mismo, ce désir plus vif ou plus… brutal ? Bueno… je ne sais pas, peut-être que j’avais peur de te brusquer, dans ta douceur. Je sais, j’ai vu, a medianoche, que non. Finalmente que j’aurais pu t’avoir comme ça… peut-être que ce sera un peu un regret. Mais c’est vrai aussi que moi je ne sais pas vraiment hacerlo. Malgré mon audace -tu te moques en lisant, lo sé– je ne sais pas inventer ese salvaje. Il faut que ce soit el otro qui me le donne, qui le prenne. J’ai aimé, qu’on se prenne comme à minuit, j’ai aimé qu’on se prenne au jeu, a sangre y fuego.
J’aurais aimé que je l’apprends avant, ce côté de toi. Tant pis. Avec d’autres, j’espère que j’aurai de nouveau ça, la douceur ou le sauvage. Et j’espère surtout que toi, tu sauras le prendre con otras. Ça m’excite presque de imaginarte. Toi, eso te lastimaría, de m’imaginer. Mais prends-le d’elles ! Donne-leur. Prends ce que tu veux du monde, guapo : sois toi-même. Je sais, je sais… ya sé, que mi temores t’ont freiné. Apprends de ça alors, de vos y yo. Et va, le sang froid, le sang chaud : sois toi-même en toute circonstance en el futuro.
Luego, dans la soirée… je sais qu’après je t’a paru encore plus étrange, distante. C’était pas volontaire, non plus. Je me sentais perdue, plus encore que je me perds dans ces pages que je n’arrive pas à finir pour toi. C’était comme le sexe juste avant, je n’aurais pas su finir pour nous, il fallait que ce soit toi. Je sais qu’on a tous les deux eu des absences, moi peut-être plus, je ne sais pas. Je ne veux pas compter. Mais je sais qu’il y a des fois, j’avais l’impression que je ne savais rien te faire avec mes mains, mon sexe, ma bouche. Tu étais como de hielo même si ton sexe disait de hierro. J’ai jamais trop compris tu forma de ser en el sexo, en fait. A veces tu étais comme une étoile, bello en un cielo très loin, mais le corps froid. Et puis tout à coup, tu surgissais. De golpe ! tu te mettais à rire et rire, et tout finissait. Je voyais pas venir. Era como… c’était comme si tu vivais dans un monde parallèle, parfois. Et ça m’a fait… bizarre, des fois. Era extraño, oui. Ça m’a déstabilisée, aussi. Je sais que j’étais pas tout le temps… relajada ? Comment on dit déjà ? Relâchée ? Détendue ? Enfin ! Mon désir te voulait, le tien me voulait. Nos corps se disaient ! Mais c’était comme si on parlait pas la même langue tout le temps. Peut-être que j’avais appris la langue d’autres hommes de antes, et que j’aurais pas dû la chercher chez toi, mais me dire que tu étais différent. Juste différent.
Toi, aussi, des fois je me disais que tu devais me regarder en comparación des autres femmes que tu as eues. Toi qui en plus en a eues plus que moi, de hombres. Alors peut-être que moi je te donnais une impression étrange. Tu me détesteras peut-être de ça mais j’ai beaucoup lu ton carnet en cachette, et je me souviens d’un passage où tu écris sur une fille… Angella ? Je crois. Un matin tu étais occupé, et dans ton dos je lisais ton carnet, caché dans un livre plus grand.
Et j’ai lu ce que tu avais écrit, qu’elle désirait la violence des hommes et que toi, tu voulais pas donner ça, que c’était pas… tu gusto. Peut-être que cette fille, elle avait eu des problèmes et que son désir il… prenait esa forma ? Mais tu sais, le mien il était fait un peu de ça aussi. Pas la violence, mais de sentir que… que tu ne me laisses pas le choix oui. Me gustó cuando… quand j’étais au-dessus de toi et que tu me tenais, par les épaules et que tu venais. Et moi je voyais que tu aimais aussi alors, dis-moi pourquoi pas plus, pas plus souvent ? Tan respetuoso. Conmigo tu sais, c’était pas irrespectueux de venir así. C’était… densidad. Une danse des cuerpos, otro ritmo. Il faut que tu te autorises ! Que tu te autorises à ce que ton désir, il prend la forme que il veut. Sos libre, Jules. J’aurais aimé que tu es libre avec moi tout le temps. Pero ya sé… que quand j’étais perdida, tu te perdais aussi. Me dabas mucho, en cuanto a la atención, prestarme oído, ou en mouvements. Peut-être que c’était… trop.
Como esa carta, trop. Trop longue ! Mais je ne veux pas partir. Je sais, c’est una paradoja, puisque j’ai parti déjà…
[1] Ce que tu me diras c’est que