Vendée Globe 2024 | Vendredi 6 décembre 2024
On se livre, c’est l’heure où jamais ; on cogite moins
« Logiquement moins bosselé » ce terrain, de l’ivresse ?
Ce passage, qu’il soit un rite ou l’invite à une première
Ces pas sous la rage « de la dépression », pour tous
Ils concrétisent en réel ce que l’esprit avait rendu livresque
Rendus dans des vasques de houle
Endurants même si en durées, le 1er fait mieux
Dans « une démonstration de maîtrise … »
Le 1er film maintenant distinct de celui du poursuivant
Maintenant distant « à un rythme infernal »
« Le bateau s’arrête et il repart à 30 nœuds … »
Hay que repelear la agresión
« c’est l’enfer » à l’arrière de la dépression
Et ça caille pour le deuxième, refroidi aussi par son retard
Dans des creux enflés mais le choix restait semble-t-il le bon
Ceux qui ont filé nord, le sentent-ils, à rebours ?
De 500 milles et plus, mais au vu des circonstances de leur propre fil
Avaient-ils autre option que de s’essayer à ventiler la tempête
Au nord le vent y est aussi, la mer à 7 mètres
De fatiguer, essayer de se remettre, mais le ciel est à tant pester
« c’est à moitié croisé » infesté de changements
On ne peut tabler sur rien, mais la lourdeur maintenant devant ?
A toiser le ciel « hyper instable » bien qu’à croire qu’« on a fait le tour… »
La mélatonine est manquante, la pesanteur bien présente
Devant, savoir « du gros de la dépression et du gros de la mer … »
La tête opine ou dénie, seule l’allure en décide
Sous la lueur pesante et grise « la mer est forte »
Tout n’est pas à jeter, l’effort te malmène pour ton bien
« tu ne sais pas comment le tourner » tu ne sépares plus bien les pensées
Les tracés d’émotions, réflexions, nécessités : tout s’entremêle
« tout à l’heure je suis parti à 38 nœuds… » à laisser parler l’instant
Dans des eaux noueuses ou tortueuses, genre d’entremets
Le parti est d’endurer, l’insistance est à accepter
« j’ai pris une vague monstrueuse » l’incident cela dit évité
Une paire d’îles passées, pas les mêmes pour tous
« Encore une nuit compliquée » l’incidence est dessinée sur ses traits
Plus loin sur la trace, on ne se paie pas la même
« There’s nothing to complain » à ces heures d’une nuit sans sommeil
« Not too unstable » ou se repaître d’un peu de positif
Tous deux sans répit cependant, à tempérer la dureté
« Water temperature is 7 degrees » et le froid quelque peu corrosif
« Super cold at night » pas de quoi se griser sauf à se couvrir
Un lot d’offrandes au corps froid « a lot of layers »
L’ailleurs s’étend dans l’Indien, sous couvert d’une dépression qui devance
Dans un temps qui demande, ou exige
L’un dans l’autre, tout s’érige comme nécessaire, même le plaisir
Puisque le réconfort sert et tient chaud, quand du ciel descendent des choses versatiles
Quand les certitudes se font plus volatiles « it’s gonna cost me a bit »
Acostarse : désir bien légitime quand sévit l’imprévisible
Sûrement qu’on laisse des plumes dans ces serres, à vouloir s’envoler
Aucun effort n’est sans valeur « I have to do the job… »
Dans ces séries de vagues, ces périodes humides et lourdes
Hacerse humilde, et aller « on the J2 on the front again »
Rengaine des changements de voile à J-27
Agir lessive, lacère, teste : dérangements dont s’acquitter
L’agressive dépression restera devant, mais il en est ainsi au Sud
That kind of « love is a laserquest » : à rejoindre, à quitter
Poursuivre ou être poursuivi, et pas seulement par des poursuivants
« La mer est dégueulasse et il fait gris pire que ça encore »
L’humeur se fait poussive, les passants la remontent en allant
Et ceux-là montés, ont suivi le guide pourtant
« Le but du jeu est de rester au nord des dépressions »
Les dés lancés, non pas despacio mais à s’écarter ?
L’écart ténu qui était n’est plus tendu : s’est étendu
Les déesses encenseuses du ciel, peut-être pas de ce côté
« il faut regarder derrière, pas devant » : c’est entendu
Est-ce du temps de donné, ou du vécu engrangé ?
Deux seuls à « nous faire réviser notre géographie »
Dont on aurait pu croire qu’ils se mettaient en danger
Quand ce matin, l’un est en passe de bouger au gré du grain, à son meilleur
« Les dépressions nous rattrapent » pourrait penser le suivant
L’idée précise est celle-ci « elles vont plus vite que nous »
Il y a des trappes où ne pas tomber, trampas
Et toute la clique s’en va devoir composer ainsi, à jouer à chat
« on va jouer à ça jusqu’au milieu du Pacifique »
A charge de revanche se disent alors certains
Quand devant on pencherait à dire, qu’en plus d’être intact
La cerise est d’avoir pris une avance, dans les esprits, pleine d’impact
Pas de méprise, cette latence n’est en rien décisive
Même si certains « sont croqués par l’anticyclone derrière la dépression »
Ceux-là dont la coque est à bavasser avec des creux iconiques
Tandis qu’à d’autres en retrait, les airs se font ironiques
« Quelqu’un a éteint le vent », les heures passent et ne se ressemblent pas
Satisfaisantes puis frustrantes « là c’est bizarre »
Laser puis zéro quasi « il y a 5 minutes j’ai eu 30 nœuds »
Puis tout se délie, se dédit, la lutte s’interrompt
Au corps l’effet des semonces, et les puits se démentent
« Encore l’effet du courant des aiguilles » au large des côtes d’Afrique
Et ça vous tricote de curieuses épaisseurs « la mer est hyper grosse »
A s’y perdre c’est vrai, entre ce qui se lit et ce qui s’en comprend
Le vent est un territoire en miroir, immense enfilade invisible
Le vent ce filou, qui rendrait dérisoires les plus fines projections
« îles où le vent nous mène » diraient des voix d’encre ou de papier
En bateau, par endroits malmené, parent direct de la promenade
Sur la matrice immense, à s’emmener sur des voies encore à construire
Sans port et tel est le principe, seul « plan de la navigatrice »
La casse aussi fait partie de l’équation, le sort conspire
« Le support de son vérin de foil » quand est-ce qu’on se pose ?
« Le temps d’aller à la bannette » est maigre, puisque l’on va au gré, ou à la baguette
Des grognements ou caresses, qui conspuent, embrassent et cognent ;
mer et vent sur carrosses
Jean-Marie Loison-Mochon