Vendée Globe 2024 | Vendredi 22 novembre 2024

Quand au loin nord, l’un a su se refaire

La voile recousue, à l’arrêt sans vacances à bord

Une avarie décousue « et plus de 1300 milles »

Non la couture mais les mers : revenir à ce qu’il aime

Reprendre le fil « d’entre la tête de flotte » et lui

Revenir à ce qui l’aimante et vivre en décalé

L’aventure : que d’autres plus libres ont déjà vécue

Mais l’avant tourne au classement, alors pourquoi pas ?

L’allant tourné vers eux, que l’arrière écume et rapproche ?

La lenteur née d’une certaine zone, amante et joueuse

« Encore et toujours dans le Pot-au-Noir »

Le flot tonnant sera pour plus tard, et sous gris

On touche au cotonneux plutôt, sous le regard !

« il vient inspecter » : cet oiseau, dont il sourit

Du vent, si seulement il pouvait en créer

A défaut demander : « ça va, c’est bien gréé ? »

Le sol manque de mouvement, ou de sa musicalité

Lalala faible et mouvant du clapot, à peu d’épines

Alors il observe « les ailes très fines » contemplateur habité

Même qu’il s’y fierait, à cet habitué qui « a l’air de vouloir… »

Dans ces couloirs sans vent : « … me guider »

S’il n’y a pas la saveur « je vais le suivre »

Peut-être pas sauveur, mais le sens toujours plus inné

Des airs étudiés, sans carto ni satellitaire

Au-dessus de celui-ci, satellisé dans la torpeur

Ça te lisse une flotte, cette mer frappée d’inconstance

Plusieurs petits troupeaux, certains perdant tout repère

« Des grains dans tous les sens » l’air dans les rêves seulement

Des craintes de s’évertuer en vain ? et rien dormi

Un rien domine les humeurs, joyeuses ou chagrines

Une frégate ailleurs plane également, se dépêchant de suivre

L’inné là aussi « elle se sert du bateau pour pêcher… »

Dans l’huile vraisemblablement propice à plonger

L’idée là aussi de « faire sortir les poissons volants »

Lui le voit ainsi, et dans ces heures à ronger un frein

Probablement qu’il aimerait bien voler

Est-ce que les oracles mentent sur les présages et dangers ?

Se libérer n’est rien, devraient-ils tous se dire dans cet espace

L’art du mouvement est de patience, ou projection

L’ardu c’est de savoir être libre, espacement de 100 ans

Pour cette phrase, à la senteur d’une trajectoire déjà écrite

« Trois, deux, un » les premiers déjà projetés

Hors, et donc creusant l’écart, sereins ou emportés

« on va passer la ligne de l’équateur » et c’est une réalité

On voit passer le film déjà, des jeux qui se font comme des offrandes faites

Au cognac « à 23 nœuds » pour comme s’éviter la casse ?

On voudrait avoir trois yeux, on offre en de petites flasques

« Un petit peu de rhum » ou de champagne : assermentés sous frasque

A saluer d’anciens dieux, à saouler la coque d’un versé affectueux

Bien que devant on soit assez remonté : « on a été lents » !

C’est remonter le temps, que d’effleurer ce Brésil

Souvenir futur qu’on se repassera demain

« on est dans l’hémisphère Sud » ses moins fleurets qu’épées

On sent venir l’échappée dans une lampée de vent

Les chopines sont vides et l’élan permettra la parade

Un globe dans les mains pour s’expliquer l’ampleur

Du chemin parcouru, ou des « trois jours tranquilles »

A venir pour dix ou quinze, par ça fois deux de vent ?

Par l’offrande ou par la foi « pas trop freinés dans le Pot-au-Noir »

Par ici fuient ceux-là, qui « n’ont pas été trop freinés »

Du fait de bien d’autres choses aussi, même si !

« Même s’il y a eu quelques beaux arrêts buffets »

On ose entrevoir ainsi « accuser plus de 400 milles de retard »

On dépose déjà les « îles Fernando de Noronha », caressées du regard

Derrière, innocents pourtant mais « retardataires »

L’univers est ainsi, une brèche et l’on sort du sillage ?

A « perdre dans le bord de reaching vers le Brésil »

Ingrats, tous ces babillages de vent ?

La bebida, quizás ? qui n’aura pas plu à ces dieux salués

« Parfois en grand au gré des grains » les meneurs s’expliquent

Ou solutionnent ici, conspués par le sort qui sait ?

« un problème de vérin hydraulique » dans cette course

Où l’improbable est à prévoir, où l’imprévu est probatoire

On ne restera pas voir « ces petites îles classées » car « une route déjà tracée »

D’Ouest en Est on aimerait creuser l’écart bientôt

Alors passer vite « au large des côtes brésiliennes »

Leste inutile : les contemplations, quand les vents reviennent

Du Brésil on s’en va, on reviendra, comme d’une autre vie 

Car dévissant Sud « parvenu à contourner une ligne de grains »

On sait ce qui s’écrivit, on sait ce que de vice il crissera

Ce Sud ! vers lequel on fend droit, pour un salut superstitieux ?

« Jusqu’au Cap de Bonne Espérance » offrande oratoire

Alors on fonce, redouble d’efforts ou se double à bâtons rompus

« Dans des conditions médium » on présage de certains marins

« à ces allures » qu’ils soient moins sages et vus en tête

« d’un angle un peu plus abattu » le péplum se met en place ?

Salut rapide aux Amériques et la jungle du large reprendra

La flotte échappée se répand, à « récupérer une dépression… »

La portance est éphémère : de l’importance de se faire énervé

Car cette poussade aurait l’effet de « … les propulser »

Les propos ulcérés pour les zones mortes plus haut : s’oublient

Le propre de ces bateaux-là « au large du cap Frio »

Est de s’approprier l’aorte et son état dit favorable

Sur une trajectoire établie, le sablier ne peut plus attendre

La présente cohorte se forme comme « un phénomène météo »

En offrandes on a fait mine de faire l’aumône, vulnérables

Mais « le bonhomme et le bateau forment un binôme redoutable »

Tandis que d’autres goûtent encore au redoux turbulent, mis au poteau

Ceux-là qui prennent ce large ne sont plus punis « aux commandes… »

Simplement unis par ce mouvement qu’ils étrennent, en demande

   « … de la course »

Jean-Marie Loison-Mochon

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