Vendée Globe 2024 | Samedi 21 décembre 2024

Pas rendu, est-ce un mystère ?

Mais quelque part enduit de meilleures énergies qu’il y a quelque temps

Puisque quelque temps, au ciel, aura mieux voulu de lui

A en avoir mieux moulu les livraisons du livre, circonstancielles

Et mollement ! que ça disait du lit qu’il empruntait

Quand des saisons contraires et des contrariétés -pour ceux qui l’enterraient-

Il aura su se faire payer d’émoluments natures et substantiels

Avoir des airs passifs est à rayer de tout vocabulaire, en commentant

Commettant sinon l’erreur amenant à bégayer après

Réveillé après des milles suivis ! par l’ardeur reparue, redéployée

Des parures du ton, du visage, certains se font des interprétations

Comme si le fait d’être allé moins vite ne pouvait pas dissimuler

La théâtralité des rebonds déjà imaginés, projetés

L’atterré n’était pas en mer, seul un terrien pouvant s’y méprendre

Ce laps d’un bout à l’autre du classement, ce lien ce fil !

S’est remonté, maintenant affilié à ceux pas prêts de se rendre

« everything is checked » et l’on théoriserait sur mieux encore

« everything looks nice » et l’on pourrait s’attendre à le voir grignoter

La cordée comme un feu qui consumerait la mèche

Avancée ou retour qui s’assumerait, à ne plus vendre la peau du loup

Avant de l’avoir vu et même en ayant lu, entendu et observé

« the 41st day at sea » et si cela ne suffisait pas aux sceptiques ?

Lisez ce titre bien assis : bajar es lo peor

Eux ne barrent pas tant mais pilotent, cette réalité autre

Dans ces eaux très saillantes où le mot abandonner n’est d’aucun port

« that’s it, not much to say other than that » : au trait près, tressaillant

Il suit sa ligne et s’allie à l’élan qui le lie, négligemment peut-être aujourd’hui

A la nuit suivante et l’alignement que seul un interprète en futur saura

Comme un oracle aux dires nébuleux, ayant en commun l’orage des bruits poreux

Liant toute une pluie tissée de symboles des plus incompréhensibles

Dépeignant la folie, brillante au jour d’après, qui la révèle lucide

Quand du signe on perçoit la relève et l’implication

L’écrit te ment puis s’élève en toi soudain :

C’est la vérité qui survient, dans des imbrications parcellaires

« Excitement or weather emotion »

La confiance n’est pas de ce qui survend ou se vante

Les confins des errances sont comme une accumulation dormante

« all the sails on the back for weight »

Even if waiting is over, ou même : n’a jamais existé qu’en erreur

On le sait, le parcours se fait fort d’étêter les plus sûres interprétations

Les dieux seuls savent, à la volonté de leurs imprécations

Oui, sur l’eau eux seuls savourent la bonté qu’ils s’accordent

Ou les cassures incitant à un genre d’inaction

Comme elle « flanquée de ses acolytes »

Les appeaux libérés de l’Indien mais un Pacifique sans… rien ?

« à peine plus de 3 nœuds de moyenne pour le plus véloce »

Comme élan on a vu mieux, comme si l’océan disait : pas si vite

Permettant ainsi à l’un de « pouvoir recoller le paquet »

Débuts ici pas de l’étoffe des colères

« Sans même avoir à forcer » dans des collations maigres en vent

Les cartos les plus touffues en épis ne sont pas au centre

Bien qu’ils manquent parfois de répit, deux « continuent eux à avancer »

Le troisième ayant pris ses distances ?

« à très bon train » quand lui n’a pas eu le même tracé

Tel est l’empire des séquences de temps, et l’emplâtre absent à une aile

« la machine tourne » et les rôles s’inversent dans du cadencé

Une, deux, une, deux « et drôlement bien effectivement »

Les positions qu’à l’avance on n’aurait su prédire, même si favoris

Epargnés par les blessures, eux ? ou se gardant de les dire

Alors qu’un autre confie les siennes « avec son éternel allant »

A voir s’éloigner ceux qu’il poursuivait, tout en composant avec son corps

Et celui de sa coque, qui par ces variations de temps, proteste

Pas moyen de prendre pleine Est : dans l’os en le sachant

« et ses rêves de performance » ont cette petite condamnation

Pas loyal l’océan d’ici, à se faire changeant, imprévisible

Quand d’autres, arrière, « encore à en découdre »

Camp d’outre-course, avec des navires différents

Dans l’Indien, avec quelques coups essuyés d’hier

De ces douleurs qui les suivent

Tout en regardant devant, pour en faire de celles qu’ils esquivent

A quarante nœuds de vent, on connait des carottes plus engageantes

A avancer vers pourtant « comme si ce n’était qu’une petite brise familière »

Les familiarités étant ces choses permises avec ce qui nous connaît

Après des semaines dans ce Sud, pas vraiment montés sur coussinets

Les flammes irradient les nerfs, les latitudes ne permettant pas, ironie :

Le refroidissement des aires les plus en souffrance

Alors que 8 en passent par le point le plus éloigné

Dans des eaux qu’on dit désertes, les heures pouvant en témoigner

A la poursuite de ceux qui s’accapare les hauteurs du classement

Se dirigeant vers ce « troisième cap » à la réputation d’ultra rugosité

Fauteur de trouble et contentant seuls les convoiteurs de houle

Il se dit à Noël ou avant, pour les deux premiers s’aventurant

Qu’ont tendance à laisser partir ceux mis à 1000 milles ?

Si l’on analyse, les espérances sont vives toujours

Survivance : en avançant

Bien qu’observant cette prise « particulièrement à l’aise au portant VMG »

La vitesse utile au cap, ou en sa direction

La vie tresse ses vents, et deux capitalisent

D’un prix qu’à usure supérieure les autres paieront

Velocity Made Good, quand à ces heures certains s’enlisent

« il a fait un bord impressionnant » quand d’autres se perdront

Le fil de l’allure, or la sienne « c’était beau à voir »

Bien qu’on ne sache comment, au-delà du miroir des cartes

« une jolie démonstration » de comment boire la mer

Et ne pas avoir à s’en remettre, mais en remettre encore

Précoce de quelques jours sur le précédent record établi

A tabler sur des fêtes au-delà du Chili, au large de l’Argentine

A rappeler alors : que les profils des bateaux s’expliqueront

Dans un temps fort et favorable, l’actuel meneur observe son concurrent

Happés en rien lentement et d’un même œil conspirant

                                                         à laisser l’autre

Jean-Marie Loison-Mochon

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