Vendée Globe 2024 | Dimanche 22 décembre 2024

« de maîtrise et d’attaque » : à tout croquer dès que ça se présente

Pas de méprise, les deux sont encore à portée

« chacun prenant le lead à tour de rôle » au gré de conditions

Ici « au reaching et dans les vents plus faibles »

Chaque apprenant progresse, à la faveur de son plan

« au niveau du choix architectural » selon l’air : affable ou vibrant

Selon les rafales et l’angle, là « fait la différence »

La force est un compromis, de résistance et d’endurance

Et comme enduits des trois, les concurrents se font : vitesse

Dans les doigts de la nuit ou ceux des grisailles antarctiques

« Dans les prochains jours, ils vont avancer vite »

Peu d’imprécision possible, la voie étant libre

L’improvisation sera pour plus tard, en Atlantique

Ou pour ceux ayant pris leur retard, faisant face à une masse bleue

Pas d’impasse devant donc « vers le Horn » emblématique

« parce qu’il y a plusieurs dépressions » pour une passe de ces épées aiguisées

Parce qu’il y a la pression, sous les cantiques des conditions

Et dire qu’en 10 jours fois 4, ils en sont là

A 3 fois 24 heures de mieux qu’un record de huit ans

Evidemment pas de débutants mais un novice en ces eaux

« Qui forment un grand couloir devant dont ils vont bénéficier »

Un grand coup au loin, mis à ceux affichant 1200

Milles de distances, défrichant comme ils peuvent ce qui se creuse

L’un parlant d’une mer croisée, contrariante

Un par un ils se prennent à pester

Chacun parent des leaders si l’on parlait des plans navigués

Il se dit pourtant que ce sera « tout comme »

Bien qu’étrangement, les étages du classement s’écartent

Les tranches mentent parfois, ces hommes ces femmes avides de sens

Celui du vent, ou de la vérité : la voie la plus rapide dont hériter

A quoi bon s’entraîner, bâtir, engranger, si ?

Si au jour 43 trois, on se fait jouer en s’aimantant en retrait

Les montées en tension sont ce qu’ils désirent

Les montages de direction sont ce qu’ils inspirent

De la poudre de pensées, d’ici à là : coudre des spirales

Celle de l’espoir roi pour en revenir droit dans l’arène

Celle de ces proies qui pour l’heure gambadent sereines

Quand pour au moins une semaine, il ne sera en rien révolu

Ce règne des deux qui étaient trois, auxquels la tête est dévolue

Jusqu’au plus Sud des Amériques : des volutes de gracile ou facile

Dégrader ces avances n’a rien d’impossible

Mais cela implique de ne plus en laisser

D’avoir un mécénat de vent, d’échapper à l’impôt des pénibilités

« Vers minuit en France, avec environ 1000 milles d’avance »

Voilà l’office prévu, du moins pour avant qu’ils se réveillent

Dans du vert miroitant jaune orange ou rouge

Réveillon en brassant des envies de reprise

De répit non, ce serait méprise ; inenvisagée d’ailleurs

Une envie d’aller pactiser avec l’instable et la grandeur

Près des côtes du Chili, là où s’enlisèrent tant à travers les âges

Alors, à revers les tenants de la tête seront-ils repris ?

De justice il n’y a pas : on se condamne ou on en sort

La quatrième passant la boucle « deux jours plus tard »

A passer ses nerfs dans une remontée, peut-on ?

Electriser un édifice flottant et se faire effronté au point ?

Qu’entre le Horn et les Sables, il puisse écorner la stabilité

Encore renaître et passer, faire une fonte des milles actuels

Si lui le peut ils seront débridés, avec ceux le suivant de près

« L’histoire a montré que des gros écarts au Horn pouvaient … »

Se faire avoir par des progrès inverses d’adversaires

En reprenant le chemin de cet autre hémisphère, qui peut savoir ?

« quand on voit la capacité des bateaux » acérés d’allures les jours avec

Excédés de ne pas en être les jours sans

« à accélérer » tous sont des aspirants

« ce qui est certain, c’est que ça va se tasser »

Les certitudes sont un terrain toujours miné, mais certains…

S’y aventurent « presque mécaniquement »

Pas faute pourtant d’être de ceux sachant cheminer

Il n’y a pas de faux tracés, il y a juste le mieux emprunté

Mieux vaut alors en une phrase se répéter, et déminer

Todas las certezas d’un « n’a pas dit son dernier mot »

Nappage digne sur les lèvres, d’un observateur plus averti

Entrelacs de signes à interpréter

« Entre les bateaux de tête qui vont sans doute ralentir »

Sans toutefois attenter aux scenarii, les présages ont été si fragiles…

Pour plus d’une fois avoir eu à réécrire l’histoire, qui s’est vraiment produite

Véhémence induite au bas de la corne

Pour quelque virulence dans la conduite des embarcations là-bas

Comme « un autre fait majeur de la semaine écoulée »

Les exactions pacifiques d’un skipper, vers la base de ses ambitions

« le retour aux avant-postes » le bâton sourcier bien tenu

De l’arrière « parvenu à leur fausser compagnie »

Sans sourciller après avoir mis ses mélancolies d’apparence…

Sous une vrille, élancé, mixé l’errance et recoller au rythme

Septième à présent, grignotant peu à peu les présences croisées

Passe d’armes ? ou plutôt joie de s’apercevoir

De visu, de feu à feu, d’entre parmi les premiers d’il y a quatre ans

Hasard des cartos ou des écarts tant réduits par l’un

Dont « j’entends souvent dire… » qu’il a des ailes qui se déplient lentement

Chaque profil étant à part comme lui qui « est un diesel »

S’il perfore les lignes, ce n’est pas avec ces pollutions

Plutôt par ablution dans ce bain-là, plus réaliste :

« Il a su être opportuniste » et filer « s’engouffrer dans la brèche »

A effriter ou confirmer les dépêches de la course

D’un coup fin et prolongé, comme le fit celui qui est maintenant premier

Avec « un bateau très efficace dans le vent fort au portant »

Dans ces parallèles qui peuvent casser, orner les têtes de tracas

Un peu de perspicacité ou persévérance : habité

De vrais tests d’endurance et la durée s’emparant de tous :

« Il devrait être dans le match au Horn », habitué pour ceux qui l’auraient oublié

Jean-Marie Loison-Mochon

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