Vendée Globe 2024 | Samedi 16 novembre 2024

Que verra-t-on poindre au lever vers l’Equateur ?

Beaucoup de chiffres utilisés ; quel effet aux voiles ?

« Ils n’en ont guère eu non plus » du vent

La voie lente est pour tous, vers l’Ouest en nombre

Et vers les côtes deux plus esseulés, mais !

Qui laissent les autres derrière, au classement

On ne pouvait s’ôter l’idée de « la pétole tant redoutée »

Plait au lointain d’aspirer à nouveau et le choix fait

Par ceux-là éloignant l’échafaud d’une mise à l’arrêt

« Vent frais et des vitesses à deux chiffres »

Pour que l’empoignade reprenne quand « en revanche… »

Le vent ne s’en laisse pas conter par d’autres

Revêche, retranché « … au ralenti à l’aube »

Disons moins de liesse, comme plus rien d’enclenché

À Madère un autre aurait espéré le contraire :

Une contrée calme mais « vents violents prévus »

Pour ce faire, Canaries espérées pour se réparer

Sud on tressaillirait un peu ailleurs « tenants d’une option »

Par la risée on échapperait ? « à la grande bulle sans vent »

« Time will tell if this strategy pays off »

Loin de ces pays d’eau souffrant d’une « unstable zone »

« Beau regroupement » comme une ville sur l’eau faible

A la fin on se dépayse d’un rayon ou d’une vision au loin

A la main trop d’indices ou pas assez

« Weather models are not agreed together »

Avec soi-même il faut se mettre d’accord

On s’agrippe à toutes les heures : à chaque nuage

« To find the best way to cross the light wind »

A chercher la fugue la plus agile, même si la ligne est la même

Pour tous elle se répète, tous croiseront l’océan plein Ouest

Way out s’il vous plaît, que l’horizon en termine

Avec cette « zone de transition […] je viens de récupérer »

Du sommeil qui sait, des concurrents surtout

Pas tant de risque de casse au moins, par petit temps

Quand pour ceux qui ont forcé, tiré ou déchiré

Si l’on épie l’intérieur, il s’est converti en voilerie

Et pour savoir si la chirurgie opère, garçon ?

« La seule façon ça va être de le renvoyer » le spi

Pour le reste, presque à dire que la seule action, c’est…

« On se penche pas mal sur les bulletins »

Un peu tous en position, de la même manière

Non pas qu’on bulle, on tient bon

A la recherche de cette même matière, immatérielle

Au long d’une nuit ou dans la longueur du jour à venir

« Vent très variable en force et en direction »

Se faire soi-même malléable : sans candeur mais adaptable

On « enchaîne les manœuvres », être tous à la table

D’un jeu aux cartes rebattues

Où la carte du vent est… abattue

Toute avance est à bâtir : « à l’Ouest j’ai l’impression… »

Puisque tous sont à pâtir d’un trop-plein de vacuité

« … que c’est là qu’il faut aller » dans ces vacations toutes imitées

« Je profite des conditions calmes… » ou limitées

Aux mains de vagues et un peu de casse à son bord

« … réparer le haut du safran » légère faille repérée

Puisque les parades sont faites aussi : d’anticipation

Les uns gèrent les pépins, les autres s’ingénient à attendre

On ingère tout ce qui vient, y compris les couleurs du couchant

Puisque l’intelligence n’est pas savoir, mais savoir s’affranchir

Alors si la frange est sans vent : la patience est savante

A chacun sa voie et à 16h à 12 nœuds ?

Est-ce que ça ne venterait pas un peu, à nouveau ?

De la veille encore on reçoit des lueurs

Quelques feux « si vous distinguez la masse noire… »

Les appareils émettent, permettent, répercutent

« … juste sous mon vent » : un navire similaire

Et les confrères s’observent autant qu’à terre on s’acculture

Quand le buste aurait droit de se dresser

A défaut que le vent se lève, « ce vieux renard »

Dont « on était un peu sans nouvelle » et qui mène goguenard

Plus rien d’un élève, il couvait là dans la flotte

65 ans, 6ème course en grand et de la nuit :

Au train le plus rapide ou le moins lent : près des côtes

Son navire est premier, imprimé avec éloquence

Que « le doute fait partie de la performance »

De la « situation météo atypique » chacun fait son temps

« dépression » dense mais « stationnaire qui bloque l’alizé »

En jeu des mailles de milles qu’on tresse un peu moins

Mais « enjoying the race » en mouvement ou enlisé

L’émail des sourires reste présent, même dans une carto moins mouvante

« Encore et encore ces grandes zones de molle »

Et qu’en dira-t-on quand à nouveau la folie ?

« Tous tentent de trouver la meilleure façon »

Non de s’écharper mais de la jouer plus fine

« De s’échapper vers le Sud » qui ne sera pas fin mais début

Un marin est à s’enjouer des dauphins qui déboulent

Ceux-là hors classement, cela va de soi

Ce large va vers le soir « on vit presque un nouveau départ »

Pour se départager aussi « les partisans… »

Qui pactisent en silence « … au milieu »

Est-ce une impertinence, un manque d’audace ?

Ou la force de ceux qui croient ?

« à la pertinence de cette route »

Sans forcir pourtant, à l’Ouest on « accélère »

Par quelques accès d’air « progressivement »

A ces relatives pensées « la crainte »

Que soudain cette agonie ou harmonie soit cassée

Et que sous d’invisibles regains, on perde en terrain

Bien qu’aucun écart ne soit invincible

On préfère le creuser soi, même dans une houle sans fin

« … et prendre ainsi l’avantage » hors de cette foule sous frein

Jean-Marie Loison-Mochon

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