Vendée Globe 2024 | Samedi 14 décembre 2024

Ça ne lésine pas sur les nouvelles, même celles qui s’ouvrent au nez d’avant Noël

On parle enfant, saisine d’un corps par la vie neuve ; avenir

« N’hésite pas en tout cas » utilisant des impératifs amicaux

La mer ratisse les faux-pas, le cap australien gratifiant les avancées

Le zèle des S fait écho à bien des empannages

On en prendrait fait et cause pour tout routage, pourvu qu’il soit bien pensé

La chorale des marins entend chanter le Sud qui s’époumonne

On s’imagine le pacifique coralien, dans de brèves siestes s’éludant

Puis l’on s’ébroue de ces ronronnements

Il est lu dans les cieux ou sur ces bouts d’océan que ce dernier peut rugir

Vers des îles désolées, le marin a vécu son ascension

Désordre des choses, des casses aux causes contrariantes

La case d’une réparation : cochée

Puis lui viendront des 60 nœuds, la castagne comme promesse

A s’en faire secouer sûrement, comme un hochet

L’océan reste un grand enfant capricieux

Puisqu’ailleurs « expecting a big wind shift to the right »

Sur le rail tout tranquille lui permettant l’extérieur

On enquille des milles ou des tracasseries

Certains chamailleurs étant appelés à se rassembler

On décrit, detrás, des lignes d’horizon

« this is a cloud line » des signes d’un coulissement

Everything’s fine for now, mais tout peut se corser

It « looks very dark » comme si cela était fléché

Le ciel pourrait jouer à faire échouer, les espoirs d’avancées lisses

Dans sa vengeance liquide ou invisible, de mer ou vent

Up to play darts sur ce bateau pris pour cible

Il avance et l’issue n’est pas certaine « rain there… »

Il règne un peu d’incertitude et le temps dessert la quête envers la tête

« I can’t really tell », expliquer ce que daigne faire le temps

Des caps s’atteignent, des centaines de milles pour rallier des saisons

A l’heure des châtaignes ou des floraisons : à n’en plus savoir

A emplir d’un peu la coque pour un choc bien senti

Les loups quittent une zone ou l’Indien

« Looking over the ocean » dans de succincts damiers de vent

« la situation n’est pas inintéressante » commente un meneur

Observant que certains vont être pris dans des clapiers derrière

Citant l’action des cartes, à mentionner un anticyclone

De quoi laper quelques distances pour les devanciers

Au titre des caps franchis, qui « va probablement bloquer une partie … »

De la cohorte qui s’en vient, « de la flotte en son Ouest »

De quoi continuer de plancher pour « m’extirper de la situation … »

Genre de modulation des trajectoires autant que des espoirs, à jeter parfois

« et ne pas tomber dans la molle de la dorsale »

Ce qu’engendrerait une malencontreuse position

Ce camp est du genre restreint « petit paquet de trois »

Navires se changeant de place pour la première fois depuis quelque temps

L’empire de cette course se conquiert autant par ce que l’on gagne que concède

Une aile en moins, il y aurait pire mais lui en cède son classement

Le répit des 400 milles d’avance a fondu, mais était-il vu ainsi ?

Les pièces se déplacent à la faveur des décisions

Aussi par le fait que « la météo va changer d’ici là »

De si lasses lenteurs pareilles à des lassos

Ou de sidérantes saillies pour plus loin en arrière

A brûle-pourpoint confronté au risque matérialisé

La mer attise les maux des mâts, fait maigrir les marges

Les manœuvres doivent alors se traduire « prudence »

A défaut, ce serait faire tarir quelque chance dans ces larges

« est-ce qu’ils ne vont pas nous revenir dessus totalement ? »

Elargissant les prédictions à peut-être trop de jours

Quand tant de choses se jouent en si peu d’heures

On siffle le retour sur la tête

Sans trop doser depuis quelque temps « je me retrouve à décaler… »

D’un palier ou deux, histoire de tracer une droite : vers la pointe

De la course, incarnée par un concurrent « dans un flux »

En parler ce qu’il faut, dissimulant d’autres propos

« il va falloir avancer vite » dans l’effort vers l’anfractuosité

Du stimulant pour les idées, ce qu’il vaut se démontrant

Se déclarant presque content « nous on va se retrouver ici »

A hisser des sourires, décomptant les avances prises ou reprises

Les assises en courses, restent cependant sans cesse à repriser

A tout à fait « imaginer que les autres ont progressé »

Que les plus authentiques augures peuvent se dédire, s’ankyloser

Atout à faire ou refaire, car défait puis se refusant

« Il y aura un couloir de vent dans la zone sous l’anticyclone »

Leur défi est de se refaire, récusant le renoncement

S’excusant auprès du ciel juste ce qu’il faut pour qu’il soit clément

« La position et le timing » de semonces naissantes ou de ces montures

Berçantes de brutalité, font ce jeu invariablement changeant

Les sentiers sont divers, et sans mystère : les clones inexistants

Le conique d’un passage s’offre à quelques-uns

« une dorsale est en train de bloquer tous les poursuivants »

Laconique idée exprimée, pour un futur resserrement

Le manque sert à nourrir les monceaux d’ambitions

Pour « dès qu’ils sortiront de cette zone sans vent… »

Pour arrondir les chiffres ou les rapprocher de zéro : mille

Mais à la peine essuyée d’attendre « la semaine prochaine »

Les essieux bien remis, à tendre sans haine mais avec insistance

Comme ailleurs « bataille dans des conditions toujours très virulentes »

Lésés de surcharges quand le regroupement aura un simple « front tonique »

Toute opportunité étant unique, certaines se recoupant seulement

« de se reposer sur leurs lauriers » l’esseulement serait immédiat

Tout apport au schéma prévu les serre, aimantant leurs volontés

Les volutes écoulées, les ultimes coups dépassés

Ultimes pour un jour, une tranche, découpe nécessaire des scenarii

A prévoir « ce coup d’arrêt, le resserrement qu’il implique »

Par quelque tactique intimidante ou silencieuses d’attente

Pour ne pas rester parqués malgré les extinctions inopinées

« black-out vécu à bord la nuit dernière » sous la tente d’une coque

Malice dont s’acoquiner pour mieux lire ces pistes, sous verrières corsetées

Jean-Marie Loison-Mochon

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