Vendée Globe 2024 | Dimanche 15 décembre 2024

Certains se véhiculent le vœu de sortir, d’une ornière, où dix corps se tiennent

Confinés un dimanche dans un repaire sans mur, et quelques nœuds

La poursuite en cours mais la carto plus bleue que la mer

Ces confins naissants ne sont pas ce qu’ils cherchaient

L’espoir étant d’être disruptif et conquérant

Ce qu’on filme en est un extrait, de poudre aux yeux

Cendre d’instants à se faire éruptif en dedans

Captif en quelque sorte, d’une mer sans dent

C’est-à-dire pauvre en vent, quand on rêverait de s’établir ailleurs  

C’est une dureté du moment, même cap mais systèmes différents

Les trois premiers s’ouvrent une voie, le 2ème même d’une joie

De passer près d’une île, Auckland comme une pastille de ses grandes sœurs

Pas de grandes sueurs dans ces environs

800 milles de mis là, entre eux et le début de meute là-bas

Il faudrait se faire imbécile pour les penser matés déjà

Mais eux plus près, pour sûr, d’aller se siffler un jus de paille

Appâtés par une avance à majorer, par un Cap Horn comme prochaine terre

Encore un cap inconnu à certains et qui n’est pas tout à fait à demain

Le grand récap’ d’une moitié peut se faire, le planisphère pour terrain

Dans ce Pacifique tandis que l’Indien se fait encore terrible pour d’autres

L’homme qui demeure meneur, lui « réussit à éviter les balles »

Crible moins sévère ou mieux évité

« il fait de belles trajectoires » toujours à réguler son avance

Et « toujours régulier », esquivant même les pâleurs quand mis sur scène

Peut-être pas à le dire estivant mais « dur de faire mentir un visage »

Diffusant à volonté ce qui est facile à montrer, sans agitation démontrée

« il n’a pas l’air d’avoir de cernes » et ces facettes donnent du crédit

Quand en d’autres systèmes, on s’endette pour l’heure

Pas immobile et apathique mais ne pouvant s’investir à plein

Alors on s’entête, pour rallier ce restrictif groupe de devant

Quant au 3ème à l’aile blessée, ce loupé « doit être un peu dur psychologiquement »

Le cœur toujours battant en course mais « bien conscient » qu’il sera difficile

De rester au rythme des autres selon les eaux, « de gagner »

Cours toujours peut-il se dire, personne n’étant à l’abri d’une tôle

D’une déconvenue telle que remettant les perceptions sous d’autres prismes

« au vent arrière, la perte de son foil » n’est pas trop incommodante

Mais avec la riche idée qu’a eu la mer de lui enlever

« dans les situations de reaching » il sera plus difficile de rejoindre

« à l’avant d’un front sur la mer plate » de s’élever à la hauteur des concurrents

De s’élever tout simplement

Est-ce la saveur des courses et handicaps hérités ?

« peut-être que ça va le pousser à prendre plus de risques »

Puisqu’à pousser, le vent n’y sera pas tout à fait suffisant

De haut niveau il s’agit, alors autant ne pas sous-estimer

« au niveau stratégie » les ressources, par pure suffisance

Au commentaire de ceux qui se coursent, on vise assez juste

A deux jours près, ayant prévu la « très grosse cassure »

Bien qu’un peu moins certifié, que l’ancien à sa place soit brassé

« sur le fil du rasoir » même s’il pensait qu’il passerait

Sans faire le dos rond et sans « se faire aspirer par la dorsale »

S’en remettre au jeu des paris déjoués, celui-ci adore ça

Le fait est qu’en effet il a su « rester dans le même système »

Franchir sans faiblir, selon un théorème bien en place

Pas à rougir « la situation devrait même lui être favorable »

Quand voilà quatre ans, il avait la place de celui qui en parle

Et que celui qui en parle voit l’espace à combler, des quatre ans suivants

Observant tous deux la route du premier « avec pas mal d’empannages »

Quand le premier poursuivant aura « route plus directe »

Aura toute menaçante à même pas 70 milles

Bien que les rectitudes soient des mirages pouvant se dissiper

A dix derrière on ne se démonte pas, commençant par celui qui emmène

« il doit maintenant attendre que le front suivant arrive »

Passe mauvaise, à encaisser quand même

Quand du fond des airs « ça s’annonce très fort » le vent dans toute sa clameur

« il va sans doute se faire reprendre » tracé, cherché

Et les schémas d’il y a dix jours n’en disaient rien

Au milieu de ce rien c’est « un beau mach en perspective »

Les chemins divergent, convergent, en disette ou en aérien

Il y a ce qui s’éteint, ce qui s’étend, et des sentences ce qui s’entend

Le cheminement des pensées s’accroche alors à la manière de s’en sortir

« à l’arrière de la flotte » les pas chargés de tension

« il y a du match et du jeu stratégique »

Là est tout le paradoxe des systèmes à l’arrêt face à ceux à l’assaut

« avec des options différentes » et différences de strates architecturales

La doxa des foils pouvant se perdre au milieu

Routes et pentes distinctes, jusqu’à « une position un peu intermédiaire »

Après avoir un temps remédié à trop de pépins

Il reste au commentaire « l’impression que les routes vont converger »

Ou comment faire pour en arriver au même point ?

« Descendre vers la zone des glaces » et l’oppression d’un peu de froid

Ou « empanner le long » et se le farcir « dans du vent fort »

Quand en pleine bagarre avec le Sud, en peine avec des additions salées

« handicapé par des soucis techniques » endurance fortement sollicitée

Quand accaparé par le temps et la monture et la concurrence

« Avec sa mule inutilisable » ce sont des milles un peu moins réalisables

Des piles de questions, au moins autant de réponses à formuler

Tout est gestion mais aussi éclosion de dessins et projets distincts

« une quinzaine d’années d’écart entre son plan » et les façons d’autres

Ainsi les efforts se font similaires mais les vitesses diffèrent

Certains différés quand l’un « souvent à plus de 20 nœuds »

C’est un fait que l’homme constate comme avéré :

« ceux qui ont choisi les routes les plus engagées » ramassent

Non qu’ils ne puissent loucher sur mieux mais « les plus touchés »

Quand le vieux loup a cherché moins court sous d’autres cieux

Hold-up à l’expérience car « une casse dans les mers du Sud » …

C’est un couple de problèmes : l’astreinte mise sur une condition présente

Il n’y a alors d’expiation que réparer, au détour d’une ascension

Tronçons de hauteur dans la longueur des jours « c’est une mission »

Quoique le premier exemplaire des navires au classement, sur Pacifique déjà

Et son marin en soient « le parfait contre-exemple », avec ses passes critiques jusque-là                                                                                                       déjouées

Jean-Marie Loison-Mochon

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