Vendée Globe 2024 | Mercredi 27 novembre 2024
Où se dessinent ces tendances ?
Dans l’air et les prévisions, dans l’extension de ce long fil
Quelques séparations s’opèrent « we are moving fast »
Les prises sont maigres ou variables
En place, en milles, les positions hachurées
« Being in the middle of the match »
A jurer qu’on n’avance pas assez vite
Ingrats, alors qu’ « averaging 25 knots » ?
Sans abjurer leurs plus fermes croyances
Quand bien même on fermerait la marche ou presque
Dans le bout d’un cordon bruyant
« I didn’t have to do too many maneuvers »
Corps dont on use plus à résister que changer
« Seule ombre au tableau » : ne pas faire enrager
Les douleurs ou la fatigue, dans ces rebonds incessants pour certains
Ou ces dévents qui se font pour ceux dont la courbe s’éteint
C’est un jeu autant qu’une bagarre sans coup porté
Il n’y a pas de clause qui interdise d’en profiter
« Great thing to have people close around »
A l’arrière du groupe de devant
A les regarder, certains jugeraient d’une différence de niveau
De vent peut-être « au fil des heures »
De l’air à garder, de l’élan perdu « vu leur trace hachée »
Le retard se crée, à l’avance y a-t-il d’autres secrets ?
« La situation risque d’empirer » l’anticyclone cristallisant
Que l’on se situe un peu ou loin derrière, si ce n’est pas devant :
En mer on ne peut enterrer la hache de guerre
Mais la marche est ferme ou la porte se claque
Affairés à filer ou à faire les détours étendant
Le fil des temps d’en bas ou des distances à en haut
« Depuis le départ » on fait montre « de constance »
Mais les aiguilles du classement ne défilent pas pour tous pareilles
« A osciller dangereusement » qui n’est peut-être pas le terme
Mais à faire sillage distinct dans ces mers aux faveurs incertaines
Or on se tient en peu de choses, on soutient la cadence
A la hauteur de ce que les conditions offrent en ces lieux
On s’élit ce qu’on peut « d’une certaine instabilité »
« Contraintes… » adjectif ou nom, mot dont se jouer
« à un changement de voile » près, irait-on aussi vite ?
Qu’on traite avec soi-même ou les saccades fluctuantes
Les flux qui entrent ou s’en vont, c’est qu’à des heures différentes
Il n’est plus rien de semblable « quand j’arriverai là où ils sont… »
L’effluve invisible aura passé « … peut-être »
Que les fenêtres se seront cassées, « qu’il n’y aura plus de vent »
Insensiblement il faut s’adapter
Un temps cibler les uns, un temps ne pas s’en préoccuper
Un sang sinue dans ces veines comme les courants dessous
Découvrant chacun ce que le ciel libère d’aide ou d’opportunités
Regards vers d’autres « c’est plutôt avec eux »
Ni devant ni à l’arrière « … que je vais batailler »
Puis une toile se met à bailler dans la nuit
Déchirure, perte d’un moyen, perte de terrain
« Ils sont pris dans ça… » devant s’accommoder
« … ils n’ont pas d’autres choix » que de raccommoder ou faire sans
Puisque seul avancer fait sens, fait loi
Que les conditions se font enlevées toujours
« On se demande si elle n’a pas un petit souci »
On présumait et les quelques nouvelles résumées : confirment
Que dans ces confins, ils se font emporter
« à bord » téméraires, courageux ou simplement lancés
On attendrait un peu la fin, de ces jours de chahut
De cette « nuit de tous les records »
A taper dans des talus d’écume
« jusqu’où vont-ils aller ? »
Sur leurs navires allumés aux vents
« Ils essaient d’attraper… »
Non le calumet puisque la paix est illusion
Mais l’allumette de plus, dans cette compétition
« un autre de bout de dépression » à surgir
Quand dans l’aube l’un sait jaillir plus vite encore
On entendrait taper les fougues de la houle
Le casque est en droit d’être porté
« Journée de progression rapide » dit-on tout à la pointe
A la carto « deux mondes qui se côtoient »
Au large ces jours « plus on est devant, plus on a de vent »
Les écarts tournent, les cadrans s’animent
A ces rivaux del Sur, à la hargne on s’arrimerait
« Ça ne va pas du tout être une partie de plaisir »
A ce niveau du tour, au milieu de tous, elle dit
Qu’il « va falloir de la patience » quand les artilleurs de tête ?
Ne sont qu’impatience ou résistance
Il y a des grappilleurs de nœuds, et ceux qui en ont pléthore
Pas d’impasse à leur avancée, à s’en « faire éjecter… »
Rudoyés par la mécanique des airs, ascenseur en or
« … de l’Atlantique Sud » authentiquement projetés
A ces allures prolifiques, le cap africain se profile
« Je commence à me rhabiller un peu »
Dixit celui qui n’a qu’un seul homme après
La pression s’accentue, les dépressions se rallient ou s’enchaînent
On se prouve, ou aux autres, en s’éprouvant
L’air s’époumonnant dans ces prises de mer
« Mer relativement rangée »
Dit celui qui a maîtrisé le plus rapide jour entier
« Nuit incroyable » à manger les milles
A dire de son bateau qu’ « il ne ralentit jamais »
C’est un manège de titans, à bâtons rompus
Individuellement ils en seraient repus mais mis face à face ?
Dans cette aisance qu’ils ont à parcourir : non
Tout sauf en plaisance « on vole vers l’Indien »
Et tant affûtés maintenant, pourquoi donc s’arrêter ?
Jean-Marie Loison-Mochon