Vendée Globe 2024 | Jeudi 28 novembre 2024
Il n’y a pas tant à fureter qu’à poursuivre
Et sur cette lancée, de quoi raviver les placements
Bousculant le classement « le bouillant du moment »
Remonte et reprend du temps, fait des fontes de distances
« Venu ravir la deuxième place » tout sauf subrepticement
Perspective tout sauf déjetée mais « rythme déjanté »
Dans ces invectives d’intense, vers un Sud rapetissant ?
La joute est ouverte depuis bien des jours
« Les foils ne font pas tout » mais cette ouverture a aidé
Les trains fous à maintenir, aérés, sous ceinture
D’un bout à l’autre de l’Atlantique, sédition de ces concurrents
Quand maintenant « c’est du portant » moins frénétique
« Moins de très grosses accélérations » qui concourent tout de même
A bien garder les 2, 3, 4ème à une place qui plaise
« la mer est correcte, y’a pas de plantés »
Les horizons ne se feront pas si rectilignes, mais l’on est tentés
Puisque « ça a été quelques journées intenses pour suivre ce front »
Puisse, pense-t-il, que s’étendent ces offrandes des systèmes
Il glisse observer que « ça nous remet dans un temps de course plus normal »
Bien qu’à ces vitesses et dans ces univers, une normalité…
Beaucoup de natures y seraient rétives, tant elle est relative
La turbulence des jours écoulés se ressent cela dit
Pour de beaux coups, ceux-là dînaient de cahots
D’un « petit peu de casse mais rien de grave »
Ce laps d’une aigreur moindre du relief, pour réparer
« Le siège » et l’appréciable amorti
Pour la route « ça va mollir au fur et à mesure »
Sans cacher ni même à moitié que ça a été
Mais « extrêmement usant »
Sans trop de contusions, le sang bien infusé
Leçon : que sous temps venteux, de petites casses
Mais sous-tendu : qu’à ce rythme on y reviendra
Qu’il n’y ait pas de confusion, ils reviendront
Par ces allures et serpentant sur ces mouvements
Allant vers plus pentu et pour ceux qui en connaissent le son
« retrouver les mers du Sud » c’est ce qu’on dit
« C’est dans ces conditions que je me défends »
Un peu lassé, faut-il le dire ? derrière
De sinuer comme des anguilles dans ce « vent pas régulier du tout »
Décevant ; donc revenir sur devant « une fois que j’aurai passé »
Effacé les distances déjà importantes pour circuler sous d’autres latitudes
Après le courant des aiguilles, basculer sous « les 40ème »
Eux qui sont 39 : est-ce un déséquilibre dans le théorème ?
Passer Sud, toujours plus Sud, sur « le bord de la rétroflexion »
Le cours des évènements sèmera ses éléments
De surprise, véhéments ? « un vaste tapis roulant océanique »
A fond en surface plutôt que « de la surface au fond »
Les coureurs sur des courants, à l’apogée du mouvement ?
« La plongée des eaux vers les fonds » puis leur remontée
Là où la rotondité, pour eux, va se creuser
Des coups rageurs qui sait ? pour des courageux sollicités
Solistes et solitaires mais appréciant l’AIS
Les dépressions puissantes et leurs largesses, d’accord
Mais causer parfois ‘cause « I lack companions »
Compagnie auditive ou téléportée à des milles de là
Des centaines d’oreilles transportées à bord, le temps d’un appel
De l’océan, les senteurs et les peines en moins
« The grayness was laying a bit on my mood »
Reste qu’il demeure habité, ou déterminé à filer ; mais frustré
« Of course I don’t get lazy » mais les voiles sont moins lustrées :
Les hymnes du vent moins chantants « it’s kind of fading… »
Cela s’entend « … the excitement » sans tanguer trop non plus
It’s just a statement « we will lose the wind soon »
C’est la sentence pour certains, décrochés par ces autres
« Huge respect » for them, mais on en aurait bien été quand même
« they must have pretty good sea state » à ces heures folles
Oui, ce foiler en aurait bien pris aussi mais il appréhende ainsi :
« the race is one thing always, for the mind »
Mais il faut les relativiser, ces instants plus sombres
« It’s dark night, we have gray sky »
Les retards sont attisés mais il est toujours une autre manière
Une autre bannière en soi, de voir those « great gains… »
Toute mine déconfite peut ainsi se métamorphoser
« … in the middle of the fleet » ce soir
Des crises à passer, de vent ou de motivation
« Speed will be deacresing during the night »
Quand rien ne motive plus à l’action qu’une présence
Une concurrence, oui, sinon quoi ?
« there are races within the race » sur l’onde noire
Surrouned parfois c’est vrai, mais souvent c’est faux
Par les émotions qu’on ne fait que mettre dans un pot
Décoction faite : verbalisée, ou mise à fermenter
« Still nothing to declare on the boat »
There’s no finish line before the finish line
Et sûr qu’on rebout tout à coup, si le vent revient
Tous ne sont pas dotés du même présent
La beauté ici est de ne pas savoir ce qui s’en vient
Quand plus avant « un peu de calme » est apprécié
Après avoir fendu les eaux ou scié les airs
L’âpreté convertie, près de ce Cap bientôt conquis
Et quiconque parmi eux sait que les renversements sont possibles
La flotte n’est plus archipel mais de plus en plus éparpillée
Et leurs mouvements apportent de quoi raconter
De quoi fabriquer ces papiers qui ne feront que se multiplier
A mesure que les fronts se font différents, les papilles alléchées
De l’échec à suivre, du succès qu’est dépasser
Dans des passes d’armes ou de moindres passades
« Entre cette dépression et celles, australes »
On se rhabille et la chaleur des jours passés se doit d’être conservée
L’entrée de l’antre étant en train d’être atteinte
A en « piquer vers le Sud », à s’éreinter de trames plus violentes
Jean-Marie Loison-Mochon