Vendée Globe 2024 | Mercredi 20 novembre 2024
Or au lendemain « propulsé par un flux d’alizé » :
Distance couverte sur champ découvert
Le record échu à l’un passe déjà l’autre
La ligne des risées : franchie, tranchée, dépassée
Le report des allures sûrement, des influx trop frustrés
Alignant les milles, à en blanchir la trace
« Onzième jour » après le port : la sensation vibrante
D’éloignement, de liberté, d’indépendance
Elle se dépeint dans ce seul mot : mouvement
Portant à l’envie, peint par des mains aguerries
On dit « prouesse » depuis l’envers du tracé
On dit plus, est-ce possible ?
Bientôt à l’inversion des pôles, où est-ce ?
« Leur entrée dans le fameux Pot-au-Noir »
L’antre y est sans trop de vent à moins que
Dans les flots noircis de cette nuit à venir
L’on tressaille des voiles suffisamment précis
A quasi lire l’avenir et trouver au plus court
Précisément là où l’aire se fera la plus mince
Pour que les refrains du vent reviennent et fassent grincer
Dans « l’enjeu du moment » soit d’ajuster sa route
Faire crisser les drisses et solliciter les mâts
Zone émaillée d’une industrie de phénomènes
« Cumulonimbus, orages violents, pluies diluviennes »
Comme si la météo se faisait éraillée : qu’ils viennent !
« ça se présente plutôt actif » et vivant
Ça représente comme l’un des premiers points pivots
Qui prive ou déchaîne et probablement « plus copieux »
Pour les premiers qui s’y colleront : s’échiner
A ces chants neufs du « fameux front intertropical »
Asséchant peut-être les avances pour « une nouvelle fois »
A l’échéance des pointages « resserrer les troupes »
Une nouvelle règle, une nouvelle loi, chaque jour
Il y a des entourloupes ou des coups de vent tout à fait francs
Or on s’avance et se fait une raison « prudemment »
On tourne et retourne la carte, on recoupe les prévisions
« mais sans fatalisme », à chiner des yeux sur les repères
Pour « affiner son point d’entrée », sa vision du défi
Au classement peut-être pas de cataclysme après ça
Âpre ou sage, le temps devra être pris
A la carto on les dirait tous à se précipiter
Vers un genre d’isthme ou d’appendice
Quoiqu’un décalage s’observer et puisse être cité
« D’Est en Ouest, sur une ligne presque parfaite »
Il reste qu’on teste, sur un signe : fresque à parfaire
« Dans les prochaines heures » quelle irisation ?
Quand « le ton va être donné » en diverses ordonnées
Sur fonds d’abysses, on vise à son œil, à son jugé
« Il semble que l’on puisse s’attendre » ou s’appuyer
Sur l’idée cueillie dans les données, soit le jugement des faits
« Que les uns et les autres ne restent pas… »
En patron ou poursuivant, méjugeant ou réussissant
« … empêtrés plus d’une vingtaine d’heures » : puis s’éclaircissant
Que les lésions en distances ne se voient pas trop ?
Dans cette crise d’asthme du ciel qu’on appréhende critique
« dans ce marasme météorologique »
Le tort est toujours à ceux qui s’attendent
Aux succès des trop de logique, quand il faudrait tendre
A voir se succéder quelques inattendus ou fruits d’inattention
Et s’adaptant on passera, ou sera pris dans l’inertie
Dans l’inanition soudaine, car si le ciel s’innerve ou cède
« entre la théorie et la pratique » il est dit ici
Que le sort édicte ou fausse à souhait
Qu’il est « bien souvent un fossé » entre les choix de degrés
Une sorte de distorsion entre l’espéré puis le réel
Comme une pluie de digressions selon le « point d’entrée »
Et certains d’entre eux jouent à élire à nouveau
Des voies d’originalité, de scissions dans la flotte agile
Décision qu’il s’agira ensuite d’assumer
Quitte à giter, s’ôter de l’élan, ou s’en critiquer
Pris dans un possible assommoir au milieu de ce Pot au nom curieux
Quand ils y vont tous de ce pas, après pourtant en avoir déjà soupé
De « trouver les trous de souris les plus judicieux »
Après aussi avoir éprouvé de nouveau de la vitesse
Il faut surtout s’avouer ceci : qu’on ne sait
« lequel du sosie ou du vrai » fera son apparition
On « file toujours en tête avant » mais qui est le vrai ?
Leader en est-il un, meneur, meneuse es-tu là ?
Il est sûr qu’ici on ne tue pas la course encore
Mais la « météo capricieuse » donnera une sorte
D’indice ou d’instantané que confirmeront peut-être
Les conditions qu’apportera l’Atlantique Sud
Mais avant ça se faire au grain de « cette zone instable »
« Des grains, beaucoup de pluie » on n’élude rien
On est lu de loin « entre trois et trente nœuds »
Image à l’appui « Là c’est le bon côté des choses »
Montrant un ciel nerveux ou une allure heureuse
On n’en tremble pas mais jeune on en dit, curieuse
« Que c’est un peu le passage mythique »
Il semble qu’on devra « jongler entre les plats et les grains »
On grince des dents ou en sourit, de pouvoir la voir quand même
Cette rencontre des systèmes météo
S’aidant jusqu’à régler un vérin de quille, il verra
Celui qui jubile presque et « l’aventure continue »
Avec des vents contigus ou éloignés
Comptine d’une nuit dont ils sortiront
D’où ils sortiront pour témoigner peut-être, avoir quitté
Cette foutue zone avare en stabilité
A virer Ouest à 22 heures et des poussières
Voir le Brésil et repousser le moindre péril d’immobilité
Jean-Marie Loison-Mochon