Vendée Globe 2024 | Mardi 3 décembre 2024

C’est un signe, on s’envole, en tête ou sur l’eau

« Qui hante la tempête et se rit de l’archer »

Orion n’est pas dans l’orientation de ce ciel Sud

A la recherche du temps gagné, regagné, reperdu

Certains comme accompagnés, petites meutes

D’autres isolés : le repère du marin ?

« Pour le loup solitaire » ce serait de maîtriser le calme

Ou les accalmies souffertes, s’espérant quelque porte ouverte

Pour le coup, la seule itération est celle-ci : patienter

Pour beaucoup « grimper bien Nord » et s’y entêter

Science ténue, celle d’« éviter les ennuis »

Exhaler l’insouciance, ou la véhémence face à l’inertie

Dans des allées de grands vents, ou de rien du tout

Mieux vaut ça toujours, que de finir en gravats ?

« Exilé sur le sol au milieu des huées »

Tout calme est une tempête qui s’aggrave

Toute âme a en tête de quitter sa grappe

Les raisons de la colère sont légitimes, quand on n’avance pas

Mais ils ont raison aussi d’écouter ce de quoi le ciel les tance

Lui qui les intime sous l’apparence d’ « une vilaine dépression… »

Qui n’est pas secrète « qui se creuse derrière eux »

En ce Sud il devient manifeste que la mer se fait fiévreuse

Face à eux qui en dévient, mais sous foilers

Ils n’ont pas que l’air en tête, ces « vastes oiseaux des mers »

La farce va faire feu, mais s’ils ramassaient, peu sûr qu’ils en riraient

Pris dans les prés cotonneux de vide, est-ce qu’un loup les enviraient ?

Ils sont à l’aventure, à l’avant ou à l’arrière

Ils s’inventent une romance avec eux-mêmes et pas en virée

La virulence les guette « en milieu de semaine »

La Rome en ces lieux se dit continent blanc

Tandis que la comptine ambiante se redit : avis de tempête

Peut-être que dans les moments de creux, on en tempère le vide

L’uppercut est prêt, formé, s’enroulant : sans ralentir

Le flux « va venir les percuter de plein fouet »

Le fou serait celui qui resterait sur sa même ligne

Mais aucun ne se désigne ainsi vers « la route la plus courte »

Celle du Sud n’a plus cours, et du milieu non plus

Pas de déni, on a compris : « prendre la tangente »

A tout jeter d’office, les forces, le matos et le marin, quel fruit ?

A part des casses ou de l’épuisement à « traverser une zone dangereuse »

Tous les navires optent pour « rallonger la distance »

Dans ce jeu, certains même l’avaient anticipé

A 400 milles et plus, c’est une somme mais une chance ?

Au matin, l’un s’est remis Ouest-Est, un autre est pris dans 3 ou 4 nœuds

Rien de plus inextricable que l’inertie

Les nerfs solides on sait qu’elle peut se renverser

Ambitionnant remonter « jusqu’à 500 milles au nord… »

De la joute ou de l’appel, l’équerre étrennant les possibles

A s’abstenir du plus fort : en être au plus faible

Au Nord des Cochons, de Possession vers « … l’archipel des Kerguelen »

Conséquence : retard ? ou inconséquence, car c’est paré ?

Que l’écart concédé soit en fait dépossession volontaire

Dans les faits, tout tend à dire : au milieu d’un œil bleu vert

A des lieues et des lieues, marines surfaces d’espacement

Ici bas tout temps peut se raidir, changeant

D’ici là, bien des heures et des lenteurs, à observer ?

Scruter l’environ sous un prisme halieutique

Les ailes balancent ou traînent dans les eaux sevrées

Du terne ou du tendre, en attendant la volée

Ces vrilles, certains derrière en ont dégustées déjà

« Première dépression des mers du Sud »

Des billes, en avait-elle vraiment pour se l’éviter ?

« j’ai croisé le front » des morceaux bien tendus

A l’inverse de léviter « j’étais sous l’eau »

Des pentes pas vraiment éludées

« Le bateau plantait dans tous les sens »

L’élue des doigts de la tempête se la passe quand même

Souvent c’est ainsi, quand on s’échine à cravacher

Même prise dans une « machine à laver »

La prise était de « 30 à 35 cinq nœuds de vents »

L’électricité sentie « c’était ingérable »

Pas loin du Cap aussi, on redoute

« Pile au moment d’un gros coup de vent »

Le doute est permis, face à l’exécrable promesse du ciel

Elle peut atteindre fort « on peut s’attendre à … »

A se teindre d’un stress intense « 6 mètres de vagues »

Bien agrippée alors, puisqu’on ne peut se faire porter pâle

Portée par l’idée suivante : « évitant le plus le danger »

Le moins que l’on puisse dire, que cela serait comme nécessaire

Plutôt que se faire lacérer par des lames un peu trop affutées

Ils sont toute une futaie de mâts, exposés à de premières fureurs

« Qui déferlent » malgré tous ces outils qui détectent

Encore au sec elle sait la « remontée des fonds marins qui lève… »

La bouche des houles, les lèvres écumeuses

« beaucoup de mer » et bientôt touchée par ce qui s’en vient

Qui s’en va débouler sur cette bonne poignée d’intrépides

Quand les leaders eux, y étaient passés sans trop prendre :

Un très bon exemple des velléités changeantes

Les voiles habitées ou déshéritées, par une lunatique engeance

En jouant à cette gigantesque partie du monde, un 1er moment critique

Il se dit qu’appréhender, c’est souffrir deux fois

Peut-être alors s’ouvrir à un peu de foi : que Bonne-Espérance sourie

Sourde ici ou là, dans ces prévisions qui sourdaient du plus lourd

Le vent, la mer, une sorte d’aide ou un sort devant lequel détaler

Devant d’ailleurs, isolé lui ne savait pas plus prédire

« à peu près médiums, à 12 nœuds » sans trop médire

Puis « de 30 nœuds de vent à zéro » ce qui ne peut pas toujours plaire

Sous versatilité, il s’est pris à « faire un certain nombre de contrôles »

Le contre à l’attente ou aux éléments est là : faire ce qui est à portée

Quand à ses trousses des voisins ailés, observé-observant « quelques beaux albatros »

Jean-Marie Loison-Mochon

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