Vendée Globe 2024 | Lundi 6 janvier 2025

Oui, devant, quitte à ce qu’en cendres

Alcanzar un mejor puesto

Certains parlant de bande organisée

Les poissons vous commenteraient ça autrement

Comme de bancs désorganisés

Un seul commandant de bord pour chacun

Sous été mais solitaires, dans des conditions qui sourdent l’hiver

Au passage du Cap on se succède :

Le succès d’en finir avec ce grand cercle Antarctique

Pour aborder maintenant des segments tactiques

Tout sauf desserrement de l’étau

L’Atlantique Sud accorde et reprend

La remontée s’entreprend, se poursuit, se subit aussi

Subir, subir, como dirían esas costas

La cordée se distend, de létal à temps mort

Il n’est pas d’à-côtés « certains retours sont plus douloureux »

Dans le ressac des conditions, qui s’en vont, s’en reviennent

A « passer par le détroit de Le Maire »

Et le mérite existe-t-il au long de ces Amériques ?

La teneur de ses récoltes est jusqu’au bout latine

Fluctuations peu favorables au large de l’Argentine

« passage qui a d’ailleurs davantage souri » au suivant

Ponctuation d’évitements ou mises à profit

Dont « son acolyte » a su mieux tirer parti

Un océan Sud et Nord avant de profiter, pour de bon

A se dire dansons d’alcool et d’être arrivés

Quand dans cette bataille-là, l’expérience a de la répartie

Le plus ancien, sans aile, il enseigne : aprovechar

A prouver sur son char sans foil que la partition reste valable

Tous ici devant s’acclimater au « près qui devrait » les contrarier

« avec la niaque aussi » pour les 4 à 8ème, qui de positions : oscillent

Aux bras du Brésil à leur tour

Au pas mais avec le désir de réenclencher

Ou « partis dans une option plus à l’Est »

Batallas, batallas : à battre l’air chacun à sa manière

« Qui l’emportera » ? à l’arrière de ceux devant

Por sed del viento, par soif du vent

Itinéraires tous parcellaires, cárceles parfois :

Prisons, où il ne ferait plus si froid mais l’effort

Des foils sifflant moins, dans davantage de désarroi

Quand dans le désert roi du Pot-au-noir, les meneurs creusent

Non pas les vagues à 2 mètres et moins, mais l’écart

Aguantar unos dias más, pour battre un record

A grands coups de petit temps

Ayant passé la porte de l’hémisphère Nord

Les moiteurs tropicales, l’Equateur s’intercalant

Le premier « ralenti par un début » de ce flux si célèbre

« toujours un peu aléatoire », à resynthétiser l’élan

60 milles perdus sur son poursuivant

Bientôt regagnés ? se requinquant sur son propre ralentissement

Lent tissage, qu’une course au large

Bien qu’à la hauteur de leurs avancées, lenteur soit à modérer

Des mots de rien du tout : « leur distance au but fond désormais »

Pour des armoiries dont s’orner, d’un sort neuf 

Premier ou deuxième, l’enjeu n’a rien de sornettes

Sortir d’ici non neutralisé mais préservé

Sortilège insidieux de quelque divinité les guettant

Capables aux cieux de revoir Orion, depuis leurs guérites

Cap à l’Ouest ou à peine, pour une meilleure oscillation

Atlantic oscillations, como se podrían tocar entre Colombia e Inglaterra

A faire leur cet alizé, après du temps ingrat

Quand au large des Malouines « le survol » écouté, parlé

A la radio, oui « je vais te survoler dans deux minutes »

Lui par surtoilé : juste parfaitement en ligne

Pas l’avion, mais avec les conditions idéales

Peu de mer et « pointes à 22 nœuds » passage embrassé

Observant les côtes ou éoliennes, ne le privant en rien de vent 

« c’était génial » et il la regarde qui « repasse derrière les voiles »

Drôle d’oiseau qu’une aviatrice ici, faisant écho à d’autres épopées

Par-delà une pampa argentine et des Andes passées pour l’aéropostale

Par les ondes à entendre « merci pour ce spectacle »

Les ailes s’adressant au marin n’en ayant pas à ses bords

« je m’en souviendrai toute ma vie »

Moment sans vindicte, appréciable et la rendant toute ravie

Lui aussi s’en émouvant, savourant leurs mouvements distincts

« toi qui arrives là avec ton avion » au bout du monde

Tout commence là où la terre finit, lui dirait-il

Ou peu après qu’elle a recommencé, del Cabo a las Malvinas

Au sortir de la boucle Antarctique quand certains tortillent dans l’Atlantique Sud

Lui fait du tout droit, filou instruit par le large

Emergeant du Grand Sud dont il pourrait dire : ¡Se acabó!

Même si tout recommence « à 110 du vent »

A peine à la bourre « vous le voyez derrière moi ? »

El Cabo de Hornos « le jour se levait »

Comme de sentir ce levier mental, du 3e Cap passé

Passé pour sa 3e fois, le jeu en valait l’envie

La chandelle de l’aurore pour l’accueillir

Parce qu’ « avant j’ai pris cartouche » à se faire cueillir

« toute la nuit jusqu’à 50 nœuds » pris dans des escarmouches  

Rappelant que passer ici, on ne peut pas s’y faire : l’émotion demeure

Dans l’Atlantique maintenant avec des eaux qui se pacifièrent

Pacifique austère et gris, observant le bleu au-devant

L’erratique alterne avec l’idyllique : ode au vent

« Quand tu passes le Cap Horn, c’est magique »

Se sachant l’armature pour passer dans l’ardeur

Il n’aspire pas au près mais après ce « petit front qui était engagé »

Il devra s’y élancer, s’espérant ne pas y être encagé

« quand je vois ce caillou derrière » et le temps écaillé

Dans la caillante mais en joie

Et que « tu t’es battu quatre ans de ta vie pour être là »

Jean-Marie Loison-Mochon

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