Vendée Globe 2024 | Dimanche 5 janvier 2025
Au jour d’après reprise, ce constat
Qu’il y a ce qu’on a parcouru
Et ce qui se constellera
« La météo est assez simple » à pas courus ?
Pas tout à fait, pour lui dont le navire aime l’allure
Qu’a le ciel quand il tempête : appât goûtu
Par toutes les forces ils sont passés, par toutes les fenêtres
Sans s’échapper ou esquiver mais à avoir ce qu’ils voulaient
Quand dans ceux d’après, le vent a volé des plumes
Jusqu’au volant parfois, la barre livrée à elle-même
Quoique maintenant ? « vent d’Est, qui est l’alizé »
Après 56 jours, à la lisière d’en finir
Avec peut-être moins de misères d’infini que d’autres
Ou montrées moins, pour ceux qui les analysèrent
Mais au fond, qui serait un bon témoin ?
Maintenant dans ce « vent très instable »
Décevant presque, car la calamité n’est pas forcément fureur
Pour ces cales habitées, mises « entre 7 et 12 nœuds par moments »
D’où ce goût curieux, d’un retour à des conditions de neuvage
Droit déjà payé, obligation d’y retourner
Comment se racheter, quand il vente ainsi ?
« Vent tout droit » et quant à la « stratégie » ?
« il n’y a pas grand-chose » à enclencher vers l’apothéose
Alors rester à portée, au sillage du seul le précédant
Pressé d’en finir, sans accepter la préséance
« Au fur et à mesure l’alizé devrait s’installer »
L’épée s’impatiente de pouvoir ferrailler, mais ?
Est-ce que les dix jours restant le permettront ?
De badigeonner de sueur le sel des mers
De revenir se projeter, faire se tendre la lutte
N’est-il qu’à attendre, se projetant ?
« c’est un peu laborieux » c’est un pas qui ne lui convient que peu
L’inconvénient d’une structure vis-à-vis d’une autre
Les convenances d’une architecture, dans l’avant-rage d’une dépression ?
Les avantages existent, à reprendre ou dont profiter
Des prises sur l’étendue restante, des primes sur une seule tête
Histoire de se coiffer au poteau ? Voire…
Revoir le Pot-au-noir sans en souffrir trop
« on le voit très bien dessiné » dans les sinuosités de sa carte
Avec moins d’écarts à faire « beaucoup plus Sud qu’à l’aller »
Peu de place ici cependant, pour assassiner la course
Le seul cité constate qu’il n’y aura pas convergence, mais suite
Dans la zone intertropicale, pour ces coursiers de l’invisible
La cécité globale l’arrangerait presque
Elle rangerait les prédictions trop évidentes ou certaines
Evidant une difficulté mais ne résolvant pas son problème premier
L’endroit est « beaucoup moins fort » et ne traverse pas l’océan
Le Pot-au-Noir sera frôlé, caressé, caressant : par essence presque indolore
« le routage va nous faire passer très à l’Est »
Traits acides : n’ayant rien d’azimuté
Alors ainsi monter sans folie, les foils quasi mutés : au repos
Les efforts se lient, les angles se liguent
« Scenario plutôt idéal » mais n’étant pas exsangue
Il serait frustré que le Nord n’ait pas l’idée, à la fin
De receler d’un peu plus de vigueur ou d’hydres bien dentées
« ensuite on tombe dans l’alizé de l’hémisphère Nord »
La luz : au rayon d’un trajet s’annonçant toujours plus proche
D’en finir et de rallier la terre
Curieux pour un bateau, de toujours s’espérer amphibie
En fibres de carbone, humaines par extension
Une manne dont le deuxième voudrait profiter
Mais dans du petit temps et sans trop d’options, quels confettis ?
De quoi récupérer à la bannette
S’en aller vers la « traversée de l’anticyclone »
En toute synchronicité avec devant
Et par-devers les yeux « peut-être une opportunité de revenir »
De voir l’espoir d’une ouverture, renaître au regard
Être en renard « faire une transition entre l’alizé et… »
Ailé à nouveau, aidé par un renouveau
A prier « … les vents de dépression au Nord »
Pour qu’ils puissent priver la course d’un sort déjà figé
Ces sortes de propos se disent autant qu’elles se taisent
Tout paraît au plus clair « très facilement normalement »
L’adverbial se distille pour un démenti espéré, thèse masquée
Tout indique l’anormalité, se comparant à la « route traditionnelle »
La verve irradie le visage et ce regard
Mais le fond des ruses il se le garde, en des conditionnels
« normalement beaucoup plus Ouest »
Aucun des deux ne pourra se faire abuser, sauf à ce que l’essor change
De coté, d’humeur, de penchant
« Vers les Açores avec une dépression » qui lui serait enchanteresse ?
En chances, prends ce qu’il te reste
« plutôt très fortes » pour recourir une ultime fois ?
Aux tréfonds de justesse et puissance qu’ont ces marins
A se courir après dans une gamme attraction-répulsion
Apercevrait-on sur ce sourire, la même luisance qu’au trophée ?
Les éclats sont traîtres, ou alliés ?
Pour se faire éclair, son navire doit avoir le droit au gros temps
En comptant sur le manque de droiture, de ce qui est prévu
Aux abords du « système anticyclonique sur l’Europe »
Projections aussi lointaines que prochaines
Ne souhaitant pas tant « nous faire terminer au près »
Le souhait : tendre à être la présence ou l’ombre
Qui au gré du jour suivant se projetterait au sens opposé
Qui jetterait derrière, même à peine derrière, au moment de poser
La patte sur une ligne éphémère, d’abattre la dernière carte
De ce monde à un chez-moi, alors ?
Vouloir « un schéma peut-être un petit peu plus compliqué »
Chemin faisant ou cheminant pour défaire, ce qui est écrit
La défaite n’ayant encore pas pris corps, dans les aléas inscrits
Tout est à prendre, pourvu que cela puisse « laisser un peu de jeu »
Et léser d’un peu de feu, ce premier, à puiser dans l’âpreté pour finir cendres
mais devançant
Jean-Marie Loison-Mochon