Vendée Globe 2024 | Lundi 25 novembre 2024

Aussi, par éclairs on veut briller

Leur muse est la vitesse

Osciller entre 20, 30 nœuds

L’un « s’amusait cette nuit… »

De ses foils allègrement nourris

« … de ces affolements de compteur »

Il paraît clair qu’on chahute, à de courtes distances

On signe ici cinq, six fois la « meilleure performance »

Il apparaît que ces allures profitent devant

On s’initie à des cadences contraires à l’inertie du Nord

Qu’on soit derrière ou devant, on pense à l’après

Le Sud, le grand « à songer à la suite »

Certains allongeant le pas, certains parcourant le replat

Les premiers voulant « rester accrochés… »

Longeant, collant « … à la zone fermée de basses pressions »

Sur ces ponts volants, à cocher des records de milles

Or ils savent que si l’heure est avenante, et presque droite

Elle se fait « de plus en plus étroite », écrêtant, écartant

Une poignée de coques de la masse des autres

« Sur une ligne de crête » en voulant poursuivre la poursuite

Pour sûr ils s’ingénient à aller vite, enroulant ou déroulant des nœuds

A terre, les ingénieurs doivent observer cette empoignade

Peut-être même qu’ils trinquent à ces records perforant l’espace

Tandis que leurs marins aussi, au spectacle des rebonds

Pas le grand Sud encore, les mers se « creusent doucement »

Comme les écarts, ou comme ce léger écartement du troisième

Qui sait peut-être que les cartes mentent parfois, et qu’il ne faut pas suivre

Le chemin du précédent, dont les circonstances cèderont sous le changement

On entendra ici perdu, là-bas pari, ou encore gagnant

La barre aura fait des miracles ou des mirages, étirant les eaux

Les flots qui séparent au gré de conditions différentes

Des fois que rentrer dans le lot ne serait plus possible :

Faire le dos rond habité par cette « drôle d’impression… »

Des volutes capricieuses ou fragiles « d’évoluer sur une ligne »

Non pas plus abritée mais distincte, puisque la dépression presque passée

Loin d’être passifs ! sur une voie « aérienne et exposée »

Distiller ainsi ce que l’on peut, « profiter d’un plan B »

Des styles à décliner, des concurrences dont dériver

« En l’occurrence l’arrivée d’une autre petite dépression »

Puisqu’il est bien trop tôt pour s’incliner, on prend

Trop obsédés par l’élan pour déprécier une offrande

Moins possédés que d’autres, mais prêts à décliner les options

« dans une zone de transition » et apprécier mieux après

Le chemin parcouru ou celui en moins à parcourir

« situation certes moins parfaite » mais que cette main peut parfaire

A pas courus même si moins vite, glissant ici ou là des syllogismes

Si tout a son contraire, et si l’attente est un enfer

Leur tentation de la pleine mer reste « assez favorable »

Que ceux soumis à des faveurs quelque peu plus misérables

Mis sous ce que l’on appellera « le tour », sans autre solution

Non du monde mais d’une ronde dans ce tour du monde

Autour « de la zone de hautes pressions »

Quitte à ce qu’on « commence à sentir le temps long … »

Quand on court ces voies pour soutirer de l’air sur longtemps

Que les ralentissements sont impropres à l’ambition

Il leur faudra savoir s’en tirer, de tous ces temps

De toute cette tendance qui n’est jamais que « propre à la course »

Si la foudre a manqué, la poudre se doit d’être préservée

Toutes ces phases se complètent et qui sait si demain

Ils se la prendront d’escampette, dans des regains plus déments

Toute cette intendance est globale, des projections et manœuvres

Les déceptions et gros œuvres, ou des avaries de moral

A la carto certaines spirales sont avariées, à délaisser

A la carte on prête moins d’attention, pour s’en délester

De l’Ouest à l’Est, on sait qu’une compétition reste cyclique

Et que ce qui se donne à l’un peut se reprendre à l’autre

Rythme à prendre, de convertir les critiques en milles

A l’intérieur, de retendre ses liens ou suivre son sommeil

Bouder le soleil par inconscient, d’un hymne « circadien »

Quand ici cette « nuit on avait l’impression d’être dans le golfe de Gascogne… »

En tournée dans le Sud, en décalé de ceux qui s’adonnent à plus furieux

« J’étais entouré de bateaux de pêches » et la mine à l’Est

« Ils mettaient leur AIS quand j’arrivais sur zone »

Dans les eaux noires, assez peu précautionneux

Se coupant des réseaux jusqu’à celui des yeux n’étant pas nyctalopes

« Ils naviguaient sans feu » abandonnant de petits filets, sous ces cieux obscurs

A l’opération ou la dissimulation, s’adonnant à une activité pernicieuse

Lui n’y perdit rien et passa, passant au 25 en saluant son fils

A l’occasion d’un jour spécial, lien paternel ou filial

Dans l’œil il vainc sa crue et fait une promesse post-Antarctique

Elle, fait ses « acrobaties à l’avant » bricolage à initier

« on touche la fameuse queue de dépression »

Ce courant d’air qu’eux devant ont pu mieux saisir

On louche sur la compétition, on voudrait jouer à chat

Bien que « dans la molle » on n’en découdrait pas autant

« C’est un peu moins probant » mais ! ce novembre fait descendre

« l’Atlantique vers le Sud Est » à des valeurs encourageantes

Traversée pouvant « être relativement rapide »

Eprouvante, épouvante, et tout rentre un peu tout de même

Dans l’ordre ou dans la voile « pourvu que ça continue »

Et c’est tout le flegme à adopter on « a cold front »

« The biggest sail is up » pour du plus puissant

Mais il est a « declining breeze » rafraîchissant l’ardeur

Et il est des jours… « on the edge of this wind system »

Boiling from the inside « but we are still foiling »

On fait l’innocent retardataire mais ces paroles sont félines et rusées

Il se souvient « there can always be a good surprise »

Une séance de philosophie chaque jour « cleaning all the ropes »

On démêle les nœuds pour en déployer sur l’eau

Psalmodiant « doing our best » ; sans oublier qu’ils sont sûrs d’eux

Jean-Marie Loison-Mochon

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires