Vendée Globe 2024 | Jeudi 14 novembre 2024

Or au-devant de tous « ça déboîte… »

Il n’est pas esseulé, plutôt suivi de près

« … en train de passer à côté de Madère … »

Le moral en rien sapé, lui vit sa vie à toute allure

Il « a creusé l’écart sur son dauphin » adhère aux flots

De petits malins font des mots aquatiques mais eux

Eux, les voileux, n’entendent pas

N’entendent pas non plus freiner

Il y aurait presque une entente à tant s’observer

On alimente des flux d’images et les navires aussi

« le vent est revenu » mais à bord de bonheur on ne chavire pas

On savoure « encore un grain devant là-bas »

On fleure la joie, on s’avoue réjoui car emporté

« Il commence à bien décoller » dit-elle d’un autre

Oui ces joies sont éphémères comme un envol

Et puis il faut retomber, sur mer, ou se comparer

Ces fois « ça va être bien pour se jauger »

On paraît à l’horizon, la voile bombée ou pleine

De sa vitesse, qui se prétendrait à l’apogée ?

Peut-être est-il moins de pièges tendus

Dans ces prés d’eau où l’on va droit

« Y’a des p’tits grains » dit-on à l’abri du ressac

« ça permet d’accélérer un peu » ou de prendre part

Au jeu, avec moins d’imper’ qu’au Cap

Avec moins d’impairs souhaiteraient certains

Cap ou pas, de monter au mât près d’une île

« Accrocher un bout au niveau de la tête de voile »

Pour remonter ensuite, qui sait, la hiérarchie

Quand ici c’est l’heure des choix « quelques milles dans son Ouest »

En route vers les Canaries, et puis quoi ?

En toute tranquillité pour certains, « vent de portant-travers »

On s’effleure la tempe du doigt « pour pouvoir passer »

Pot-au-noir, équateur, l’écart toujours à l’esprit

D’avec en tête « s’engager dans l’Atlantique Sud »

Les cartes sont à rebattre, les écarts sont atrophiés

Sans gager de rien « au milieu, une coupure d’alizés »

Le trophée bien loin mais ces prochaines décisions

Ces « prochains bords qu’on va tirer » à l’Est, à l’aise ou en difficulté

Auront tôt fait « d’être déterminants » aussi l’on veut s’éviter

« Doing silly mistakes » alors de l’île « not to go to far west »

On veut faire « au mieux, avec ce que j’ai pour le moment »

Ce qu’il reste en dedans pour ce qu’il reste à donner

Aux yeux dans l’horizon, de quoi espérer « trouver… »

A s’extirper, s’élancer « tirer le meilleur du bateau »

S’écouter les sens et l’envie « les moyens de m’exprimer »

On se veut artilleur d’idées, solutionneur comme celui-ci

« Had more pilot troubles again » alors que faire ?

« Secondary pilot » et Madère laissée derrière

Vocal diary « we’re back up and running now »

Et ce mot « how » résume toutes les questions

« Looking forward » quelques nuages en moins

Quand ici dans la nuit, on se ferait des incantations

For a reward « y’a plus d’air » on s’élève moins 

« Une molle à cinq nœuds » comme un peu d’inanition

Quand hier encore on grognait sur trop de feu

Trop d’animation et qu’est-ce qu’on devrait lire ?

Qu’il « n’y a plus de vent » sur un vrai lit de lune

« Qu’est-ce que c’est que ce délire » quand un autre, lui

De « ces conditions moins dantesques » s’ébahit ou s’amuse

« Presque 100% éclairée par la pleine lune » la nuit

La mer, sans ennui alors et prétexte à répit, repos ?

« Il fait presque jour la nuit […] mon corps »

Y a cru et s’y croit encore « pas tout à fait compris

La fresque est noire sous les rayons, mais saline et mouvante

Certains ailleurs s’espèreraient des éclairs messianiques

Est-ce qu’ils sauront résoudre, recoudre ou récupérer ?

L’envie pour sûr, le temps à voir, mais les distances décuplées ?

« Que je rentre dans mon aventure pleinement »

Comme la lune, qui l’initie ronde à ce type de serment

De faire le tour de la question : soit du monde

Il faut puiser, se questionner oui, jour et nuit le segment

Puis « au pointage de 7h du matin » on dit

Que l’on ondule « maintenant vers le Sud »

La main tenant ferme les positions

Même si les pauses y sont forcées plus haut

Sur la carte, au goût du jour on se remet ou l’on s’emmène

« Au large des îles Canaries » plus au fait de la chaleur

Mais plus on en fait, plus l’on excite l’orgueil

La clameur de la compétition, dans la pâleur du jour

Les situations varient, les écueils s’évitent ou s’accumulent

Quand celui-ci descend du Nord comme un courant

Il s’invite à toute vitesse, dans les jeux du classement

Tous sont prêts à cueillir l’option, dans ce « groupe de 12 marins »

La coupe est loin, même si pour certains pleine

Aucun ne règne en fait et pour l’heure peu importe au fond

« Le bateau file… » essaime ses humeurs voyageuses

« de belles glissades » qui effleurent la surface et fondent

Des espoirs, la gnaque ou les feux renaissants

« Sous grand gennak’ » même s’il faudra s’attendre

A du surplace qui sait ? « au niveau des Canaries »

Honnis ou souhaités, ces temps d’une mer plus calme

« Zone de ralentissement » pour ceux qui roderont alors alanguis

Dans des vents moins électriques, la quille dans l’eau tiédie ?

Tout le temps à l’envie peut-être d’un « quick update… »

Avec des rêves ou des plans, des stratégies de plus au loin

« … from the boat » on crée des ambitions, des histoires

From abroad : puisque même si l’on se tient en moins de 100 milles

D’une île à l’autre, chaque bateau reste un territoire

En droit ou la tête à l’envers au mât, mais pas en échec encore

En droit de ravir la primauté, sur la vue du prochain décor

Jean-Marie Loison-Mochon

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