Vendée Globe 2024 | Dimanche 8 décembre 2024

Après avoir tempêté, la mer s’annule ou esseule moins

Ceux-là qui vont dans ce laps d’accalmie, en rien nihilistes

On entonne une autre page de cette histoire autour du Sud

Ils « ne devraient pas se retrouver… » à danser dans l’estuaire interdit

Après avoir tant pesté, l’océan prend son souffle pour re-couver

« … dans l’espèce d’entonnoir que vivent » les forces mises dans le vif

La voie tout Est est à prendre séance tenante, mais on doit serpenter

Entonne-t-on des chants pour cette fête des lueurs grisâtres ?

Faites des lumières de vos fatigues et mélancolies, ou l’humidité des envolées

On met son doigt sur les zones les plus éventrées de gros temps

Pour en reprendre ou en conserver, encore libres ou pris à méditer

A converser avec soi ou se prendre à s’imaginer d’autres prismes

Du temps : on saura se surprendre, habités de providence ou déterminisme

Avec ces mines de déterrés, qui en mer s’éliminent de cette substance

On reprend son souffle pour recouvrer, l’essence et la gaité :

Ces souffrances qui vaincues, se baptisent combativité

On se repent, on se pardonne, on descend pavillon noir vis-à-vis du récent

Puisqu’il n’est de vain qu’une seule chose, se résigner

On se repeint tout un monde : on repart, vivre sa vie sur des cendres

Sur, Sud, South, à descendre ou longer, mêlant par pur indécence

L’insouciance et la sérénité, la folie de celui ou celle qui parle seul

Et la voie libre qui sépare le sol d’un continent d’un autre

Cette comptine est la mer, un mot si court pour décrire l’infini 

« Être lucide, avoir bien dormi » la routine que l’on s’écrit

Pas forcément celle que l’on se crée

On élucide moins vite les conditions si on se l’est oublié

« très mal fait les dernières 24 heures »

C’en est un signe, d’avoir trop regardé le sablier

Il en est ainsi et « on enchaîne bien »

Les mers ça varie, les mets du sort : avariés

« prise d’eau indépendamment de la vague entrée hier »

L’entrée dans ces mers n’est pas floue mais claire

Pas de quoi être médusé, mais du sang qui monte au cerveau

Ou « dans la pompe de ballast » histoire de faire le plein ?

On ne va pas dire que c’est sa belle étoile

Que bat l’astre le plus beau pour l’accompagner

A quoi tient une bonne journée à bord ?

« je vis dans un grand parc aquatique »

A quoi bon trimer pour rester au sec ?

Un peu de mépris envers lui-même, au milieu des eaux

Dès aujourd’hui « on trouve les solutions »

Chacun ses tuyaux, le prix est à payer

Désolé sûrement mais « hors de question … »

Que ces tuiles au beau milieu de rien ne le freinent

« … que je m’arrête pour faire ça »

Il fuit le problème autant qu’il le suit

Ou il l’essuie autant qu’il se l’emmène avec lui

« On fait ça à 20 nœuds » dans des saccades pas éparses

« parce que c’est quand même beaucoup plus marrant »

Ça casse un peu, on se maintient : ce n’est qu’une passade

Le petit trublion quelque peu troublé

Adoubé par ces mers faites de froid

D’un « j’avais dit quoi ? » à la javel la plus pure qui soit

A redoubler d’effort pour évacuer l’océan, ses déboires

De sel et rien d’autre, des forces inarrêtables ici

C’est un état qui s’invite à sa table ou dans son lit

« Sanction immédiate » et elle se fait sa place

Peu certains des dégâts de cette « vague qui était énorme »

Elle t’éteint ou travaille aux fourneaux

« Elle a rempli tout le bateau » et pas sûr que ce soit la norme

Alors à l’envie il pourra se le redire, bon élève attentif

Que « la moindre d’erreur d’inattention » ne s’esquive pas comme ça

Pas frêle l’esquif mais de quoi y devenir frileux

Fielleux aussi sûrement, envers soi-même

Se rappelant ses mots, que « c’est très exigeant… »

Râpeux sur la langue, sous quelques cristaux liquides

Et quelques litres au fond de la cale dont s’alléger

Au long du chemin, chacun se construit sa légende

Les jambes dans la flotte, quand certains devant ont faim

Les chants des sirènes embarqués, jusqu’à plus soif

De vent on finirait par se fatiguer, quoique

« je suis beaucoup plus lent ce matin »

Le ciel il l’observe, l’attend, sauf de tout couac

« essayer de l’accrocher » de se relancer à sa main

Un peu de verve ou d’audace « je suis le seul à essayer… »

Dans ces maints bateaux du coin « … d’aller jouer en avant »

Où dort l’as dans les cieux ? « ta trajectoire évolue … »

C’est-à-dire qu’elle est révolue, retoquée « assez souvent »

Les plus souverains sont ceux qui s’accommodent et s’évitent :

« on fait le schéma classique » de se livrer sans s’exposer

L’ivresse à ceux qui ne réfléchissent pas trop, pour atteindre l’état

Le flot, bien qu’il faille par instants « se creuser la tête »

Chercher le feu de paille dans les couleurs de la carto

Ça se tendra peut-être mais « ça se tente »

A déprécier les options, on en choisit une

« pas grand-chose à perdre » au loisible d’une tentative

« on va se mettre dans la dep’ » et faire proie ou cible, la masse

Il n’y a pas de lagon dans ces aires, juste faire ployer

La mer, ou qu’elle ne parvienne pas à broyer : mettre en impasse

Or il a « essayé de se rapprocher du centre » sans plus louvoyer  

L’ouverture, le 1er l’a déjà prise et loin : il y est

« Aujourd’hui, programme empannage … » écrivant les premières pages

De cette course, il est l’ouvreur « … le long de la zone interdite »

Le parfum du voyage, c’est cette sensation du toujours inédit

Tant bien que mal « je suis obligé de zigzaguer »

Car derrière ils éditent de l’allure sur d’autres zones

Ou mis à mal, à perdre une aile et miser moins vite

Des misères communes quand « les petits copains derrière » recolleront

« ils ont chopé le nouveau système » encore capables de décoller

A la mesure de chacun pistant les semis du temps, et ses colères

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