Vendée Globe 2024 | Dimanche 1er décembre 2024

La chance ou la déprime « something is happening but not much »

Quand le parcours de ses plus similaires homologues se répète

Ne cesse d’imprimer son rythme en d’autres latitudes

Ayant dépassé depuis « la longitude du cap des aiguilles »

De concert, sans trop d’arythmie pour le moment

Se mordant le poing il ne doit pas y regarder par trop

La carto, les allures, les écarts opérés

A l’arrêt, tout est du pareil au même

Ce n’est pas là où il est que la sémantique des ingénieurs s’exprimera

Ce serait mentir ; quand là-bas, ces 4 points ou semis frénétiques…

C’est « là que les différences architecturales vont se faire le plus sentir »

Ces lacs ils ne connaissent pas, ou plus, et l’éthique du coureur ?

Est de secourir s’il faut, mais à part ça, seguir al silbido del viento

C’est la clef, bien bête et évidente

Mais quand les environs s’éventent ou n’éventrent les voiles qu’au flap-flap

La partie ennuie, inquiète, quand en tête on n’a que ceux devant…

Sous le vent, avec des navires similaires, qui se soulèvent en rebonds

« quelques manœuvres stratégiques à opérer » mais l’ombre de la flotte : derrière

Allongée, lointaine, sous les vigueurs prochaines de plus fort

De dépressions à l’œuvre bientôt, après « une semaine et des poussières »

Les bateaux bien dépoussiérés maintenant, des pesanteurs sahariennes

Equateur-Bonne Espérance à des vitesses aériennes

Record, que beaucoup de concurrents parcourent encore

Quoiqu’un leader dise avoir « perdu certains repères »

On ne traverse pas un océan, ou une durée, sans se perdre un peu

On s’en va remettre la veste, l’odorat percevant le changement

Vers cette « zone fermée de basse pression assez costaude »

Au rapport : on joue à s’échanger des placements

Ils se suivent et se suivre ne déjoue rien

Mais si près, se défaire de la pression de l’autre est impossible

On ne supprime pas quelqu’un de son sillage en pareilles conditions

Les appareils routant, disons, les mêmes prévisions

Bien qu’on se plaigne, en retrait ou ici, d’informations déroutantes

« L’imprécision des fichiers météo… » qu’on ne gobe pas mais compare

Concurrents ou comparses « … dans cette partie du globe … »

Il faudra bien qu’on passe mais on se déploie des mots étranges

« déjà dénoncée hier » l’imprécise onde détectée

Le compas comme abandonné depuis longtemps

L’électronique et divers sondeurs de temps, ont bon dos

« Dans l’Atlantique Sud ou dans l’Indien » on bombe au mieux

Au milieu de ces immensités, où le sauvage aura de plus en plus ses droits

De cité, dans l’étale de quelque molle

Ou dans l’état de l’eau tel que létal aux imprudents

Bientôt des îles et avant ça, combien de villes invisibles ?

Car l’inoffensif en finit, on se précipite « dans l’ambiance… »

On l’a toujours su de loin en loin, on l’approchait

Ce parfum « du Grand Sud » à cocher un jour ou l’autre

La théorie est une chose, l’expérience en de certaines doses pour certains

Avec pour pare-feu la prudence, vers la terre aux rites les plus froids : don

Oui, dont faire le tour et pour ça ils « se rendent coup pour coup »

Qui sait, coupe pour coupe dans quelques semaines ou mois, si !

L’Antarctique et ses alentours se font peu sournois

Sourds avant ces nouveaux airs pour un duel

Dans ces « conditions actuelles propices à la vitesse »

On met tout ça dans un virtuel alambic

« Chaque nouveau modèle météo qui tombe »

Fuyant l’ombre du gros temps, sachant bien pourtant

Qu’aucun n’échappera à ce qui fondra bruyant

Bien que l’on puisse s’acoquiner avec, cela dit

Ce lundi, mardi, arrêter de conditionner

« se positionner au mieux pour la suite »

Route au Sud, route au Nord, sans que ce soit aux cieux de décider

Tout énorme que soit ce qui s’en vient

« Mesurer les risques que l’on est prêt à prendre »

Toutes les normes sont inutiles, tout est anormal ici-bas

Entre quelques îles, Marion, Kerguelen ou à tendre vers

On « se prépare à franchir une frontière invisible »

Entrez, entrez, vers ce futur dont on ne sait bien qu’attendre

L’imprévisible est accru dans ces contrées

« Ni lui ni ses adversaires… » ne sont nihilistes

Au point de s’exposer à flancher, ne semblant pas « avoir tranché »

Les compteurs des meilleurs, sur cette piste, ne vont pas imploser

Bien qu’on ne fasse pas que sembler : s’inquiéter, s’interroger

Au gré des grains les plus explicités, on nourrit le vœu

De s’arroger un mieux, de s’arranger moins mal

Alors qui à ce jeu ? « de la manière la plus judicieuse »

De ne pas se faire désosser, voire endosser la charge de mener

Choisir « la trajectoire dans les heures qui suivent »

Sur les chemins qui s’ouvrent ou se referment

Hors des chemins dissous, qui rendent blême

De rage ou d’incertitude, à l’image des orages à endurer

Pas d’image ni d’oracle à implorer

La nuit le jour, à venir, vont sonner les premières cloches

La carte d’au loin « va donner de premières indications »

Puis ! les primés et les saufs, ou ceux dont la primeur sera

De souffrir ou de durer sous ce « qui déboule derrière eux »

Ça sent le soufre ici, là-bas, entre concurrents aux airs radieux

Des heures bientôt autrement irradiées, par la survenance

De cette concurrence qui râle du fond des latitudes

L’allée sera ténue, l’élan sera-t-il tenu ?

Les lampées de mer les plus éloignées de tout lampadaire

L’empreinte se voudra fugace, mais empruntée la voie se coudra ?

Morcelée, entamée, chancelante

Sans que rien ni personne ne soit tant secourable

D’une chasse lente ou emportée, ce courage

Vivant cette vie qui « se réorganise donc doucement »

D’où se remontera le globe, si le Sud le permet

Sous combien de ces faussement doucereux courroux ?

Sur « l’équipement du marin » dont le mental est item

Aucun n’aura une route idem ou envoutée pareille

Dans ces parallèles-là où le sauvage alternera sous férocités

                                                              et merveilles

Jean-Marie Loison-Mochon

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