Un quart de Groix
Un quart de Groix
Instants à part, remontés
De rue du port à cette plage-ci
L’eau riant, de remonter
L’eau rit de la couleur, brillante
L’eau veut monter, sous le reflet enflammé
Scintillante coulée du rouge, crique amalgamée
Le vœu d’onduler elle se l’exauce
D’exhaustives vagues pour irriguer le sang
Le son de la transparence qui se gausse
Ile attentive à mon vœu, de vaquer sur sa côte
Je sonde en vagues de foulées
Je veux l’arpenter mais l’énergie m’est comptée
On se dit un quart de Groix plutôt qu’entière
Presqu’un tiers mais se repentir
Car l’énergie décroît
Peu de sommeil sur elle a pu agir
J’émerge ici en sueur, là en ferveur
Je m’émerveille, avec si peu de marge sur le rêve
Berger d’une petite nuit mal embarquée
J’ai veillé sans le vouloir, sous un couloir de pommiers
En el barco, une orange m’a redonné pouvoir
Energie sanguine, ciel sans bruine
Un quart de Groix, une plage rouge
Une part de moi dans une page, bouge
Instants à part, remontés
Des ports de joie, à l’énergie galvanisée
Déport de moi, d’une année
Déport de nous, d’une année
Départ vers de Grands sables
Une amie et moi, à s’adonner au plaisir d’un sable fin
Un quart de Groix, agréable et convexe
Le plaisir d’un sable fin, à gréer sans complexe
Voilure d’encre et de sable : de côtoyeur
Un ailleurs, que ce quart de Groix
Quartier libre de rayons chamailleurs
Nos peaux se parent de chaud, d’eau froide
A froid du jour nous reparlerons du banc
Instant à part, remonté
A froid de la nuit, de ce vieillard apparu
Un quart de Groix, apparition latine
Amerrir ici, dans cette crique
Après ce vieillard de nos Amériques
Tout cela à mûrir, quand on quittera Groix
Le vieillard on se le racontera
Comme il nous rencontra
Comme il se raconta
Jean-Marie Loison-Mochon
Crépuscule d’un cycle