Si l’encre est un sortilège
Si l’cri s’en entend et s’écoute, en pays d’Providence
S’il crisse en moi, s’écoulant souple et léger
Qu’la sentence incante en autre chose
De c’puits en moi j’ferai sauter le liège alors
Bruissement d’libération, de forêts d’lave
De c’bruit en moi, j’voudrais revoir ce sourire
Ce sourire s’coudrait pour moi
Que c’sourire s’couse pour moi
Ses soupirs ensuite s’colleraient
S’colleraient contre moi
Et les soupapes des distances s’écroul’raient
Qu’les soupapes de distance s’écroulent, entre elle et moi
Qu’ces peuples en nous disent : il est temps
De distendre le magma, comme une pâte éruptive
De s’dire tendre, de s’tendre de sens
De s’tendre de sens, de vies enfin attentives
Tendres et attentives, déviant en confiance
En confiance, en désir, en deux vies s’émulsionnant
De l’une de l’autre s’émotionnant
De l’une de l’autre s’envisageant
Sous la lune ou l’autre lueur,
En vie et tout sauf sagement
Jean-Marie Loison-Mochon