Parfois homme et femme s’ensorcellent - Jean-Marie Loison-Mochon

Si le sort lit ces lignes

Texte exclu de A feu et à sang

Si le sort lit ces lignes

SI l’essor de l’encre au loin scintille

Si les dimensions sont sœurs d’fusion

Si l’édifice entre elle et moi s’réagence en ruines

Alors que le « si » s’défasse, que la danse du temps passe

Que la fin s’défausse au long d’vœux d’Providence

Et qu’d’un long feu s’apaise une autre occurrence

Comme une braise dans les derniers recoins d’une anse

De c’feu dont les camps ne s’affronteraient plus

De c’peu d’choses que j’incante, à fond d’inconscient

En bon inconscient qui s’ose rêveur, et d’les avoir vues au large

D’les avoir vues au loin derrière, au loin d’vant

Ces puissances qui m’font incanter,

Comme né du vide, un temps raconté

De puits comme vulnérables, pas plus concrets qu’une fable

Comme une ride au sourire, un conte éparpillé

Un flou dont la fonte sait bredouiller désir

Dans l’ombre et les vues brouillées, deux îles et un futur

Que l’sort lie au-d’là de toute littérature

 

Jean-Marie Loison-Mochon

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