A l'anarchie du désir

Fragment 61 – Faune vulnérable

Décalquées, deux réalités voyagent

Repris par la morale je me dirais volage mais… Voilà.

Arqués les ponts enjambent le Rhône, avec délicatesse

Pendant qu’en pensées, des quais du Nord de Grèce rodent

Engourdissant l’ambre du souvenir, l’éclair présent me frappe

A séquencer deux mondes je m’essaie mais… Voilà.

Une ombre, à la Nuit n’est qu’un rêve de happé.

 

Nuit sombrant en nous, faune Vulnérable

On y est léger, le Rhône sabre en douceur le flou

Il y avait l’Egée, en moi ronronnent nos trois ferveurs

Roi de rien, sobre mais éméché d’être à vous

 

Un peu pathétique je traîne ma peine en France, en Grèce, en France. Pathétique, en la comparant aux vôtres, car quoi de plus indispensable qu’un parent ? Le même, à la même époque. Et vous me montrez vos peaux brunies, où les larmes ont été remplacées par l’encre. Tatouée d’une sirène, tatouée d’un requin. Voilà la Tour blanche portée par une sirène, et le requin, qui aura su sentir le sang. Leur sang palpite en vous. Je nais le jour de la mort, je n’ai pas de mots. La Providence met des appâts sur vous : je mords. Avant je vous embrasse, je vous caresse. Ce que je mords c’est ma tristesse, que la vulnérabilité transforme en désir. Ce soir sur les quais de l’Egée, un banc, tes bras, ce soir sur les quais du Rhône, un blanc et tu m’embrasses. Tout cela m’est naturel autant qu’invraisemblable. Mon corps vous répond comme un écho, un ricochet. La mer nous emporte aux hauteurs de ton ancienne cité, le fleuve y fait des ricochets dans mes frontières. Je ne suis plus de nulle part, d’aucun pays. Je ne suis plus à moi, je suis un peu à toi, puis à toi. Au tout venant des tendresses mon âme se dresse et vous enlève. Vous m’êtes un rêve étrange, vous me faites une trêve de légèreté. Et je tangue dans vos bras ! Je suis l’Egée, je fuis les jours, je suis le Rhône, je suis la Nuit, un fauve esseulé. Nous sommes une faune vulnérable.

 

Décalquées, deux réalités voyagent

Repris par la morale je me dirais volage mais… Voilà.

Arqués les ponts enjambent le Rhône, avec délicatesse

Pendant qu’en pensées, des quais du Nord de Grèce rodent

Engourdissant l’ambre du souvenir, l’éclair présent me frappe

A séquencer deux mondes je m’essaie mais… Voilà.

Une ombre, à la Nuit n’est qu’un rêve de happé.

 

Nuit sombrant en nous, faune Vulnérable

On y est léger, le Rhône sabre en douceur le flou

Il y avait l’Egée, en moi ronronnent nos trois ferveurs

Roi de rien, sobre mais éméché d’être à vous

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