Ressourcer les reflets
En écho involontaire à E.R
Courir des rives de laves
De là, valser sur des coulées encore
Ecouler le temps à dériver au long de la côte
Dévaler le Sud, le temps de quelques à-côtés
Accolés dans l’idée du mouvement
L’île a calé nos cœurs sur le sien
Et au cœur de l’île nous allons
Quittons la ville et ses pages au goût de sable
Allons culminer au milieu de familles
De mines à mille lieux des plages
Venues s’humidifier de nuages tropicaux
On pique-nique là-haut, à mille ou plus
Deux mille yeux et plus sur un village
En contrebas, merveilleux à la rambarde
Et l’on repart sur des embardées de gorges
De virages ennuagés, qui dégorgent des plaines
On repart car pas d’ici, alors : au cœur
Pour entendre et sans pillage, l’hémicycle et son pouls
Le cœur biberonne son eau, ici ajourée
A jouer à aller, nous faisons mieux qu’essayer
Il n’y a pas de saison ici, pour se frayer une voie
Un sentier s’éparpille et mène en une chute
Silence ! On babille un cours
D’eau l’île s’emmène de ci, de là : percussions
Rien de triste ou belliqueux, du vert aqueux
Au cœur de l’île, un cœur du moins
Les embellis se dessinent en allant
Dans les cœurs, les circulaires refrains
On biberonne du paisible, on claironne du vert
Le frein n’est pas mis à la couleur
Du crépuscule qui environne
Puis viendra la pâleur après une palette de fruits
On hulule au dehors, à l’heure du noir
Un autre d’embellie ou de refrain
Aube aux abords des rêves
Et l’on dérive au rebord du lit
Reflets de l’aube ou de l’ombre
Qui au bord de la pénombre s’élisent
Jean-Marie Loison-Mochon
Crépuscule d’un cycle