Qu’ils te reconnaissent
« ! Que te conozcan por amar ! »
« Qu’ils te reconnaissent pour ton amour » qu’ils s’intéressent
Qu’ils singent tes mots d’alors et je les briserai
Ceci est une de tes si belles tonalités
Une de ces choses que tu étais capable de moduler
Et moi, je maudis les modalités toutes matérielles qui m’amenèrent
A nous laminer car privé d’air comme un noyé
Sirène, toi qui émets ou entends les plus curieuses tonalités
Toi qui m’entraînais dans tes plus furieuses plongées
Je mentirais si je disais ne pas songer à tes abysses
Ceux-là où tu te situes, ceux-là que je décrivis
Déjà, avant même de te connaître dans cette vie qui fût nôtre
J’avais écrit de cette sirène qui peignait au fond des mers
Entourée d’items comme autant de récoltes dans un naufrage
Et qui était peinée, d’un jour, avoir oublié
Que dans l’exil des profondeurs, si elle cessait d’embrasser son marin
Elle ne le verrait plus jamais vivant
Vibrant et magnifique, comme sur les sables de cette île
Et subtilement, notre monde oscilla ainsi
Vers ces profondeurs où il n’est pas de roi, et n’est qu’une reine
Et qu’au sillage de ses pensées, entre instruments et pinceaux
Il ne naisse que les tableaux de longues heures sur les parois
Océan sans rivage au fond duquel la sirène restait
Comme par trop lestée de mélancolie et de ses erreurs passées
Pour savoir, ou s’apercevoir, que la surface et le soleil montrent l’Ouest
Montre en main, que le temps court sans elle ; sans toi ?
Qui devrais percevoir pourtant, sur mes pages désensablées
Que le reflux des marées ne dessine en rien le refus d’un lendemain
Jean-Marie Loison-Mochon