Pétrir sans distinguer

Je n’ai pas idée encore

De ce qui est à venir

De ce que l’hydre des futurs peut ouvrir

Je vois mille chemins, je n’en connais aucune destination

C’est une façon sûrement, de se confronter au vide

Sans chercher la fortune, avec la seule ambition d’être au monde

Libre comme une profusion d’éclats, qui apportent mais insaisissables

Je ne suis ni empêché, ni dans l’élan le plus flagrant

Pas encore perfusion de fleuve

Je ne suis ni empêtré ni complètement à la manœuvre

Je suis ici, hors des marais cela semble clair

A pétrir sans distinguer la forme du temps

Comme au fond ce que serait écrire sous flou

Sous des éclairs de pouls, de sang

Jean-Marie Loison-Mochon

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