Tout tient à atteindre un palier
Un degré d’abstraction, dont teindre la lave
Et c’t’état d’fusion est un levier
Ainsi des grands fonds peut s’peindre une éruption
S’dépeindre une profusion ascensionnelle
Qu’il n’y ait pas d’confusion avec un escalier
C’courant sensationnel s’en passe
En courant il engloutit toute impasse
La sensation naît là où l’on dirait les choses futiles
Et pourtant tout y mène comme une ecchymose après l’coup
Sous la coupe de c’t’état, y’a plus qu’à aller
Qu’à aller cajoler l’illusion, dans des cahots d’ivresse
Avaler l’chaos et en faire son allégresse
Car à l’ogresse des laves on peut s’fier
Qu’elle s’taise ou digresse, elle illumine
D’un chaos gracile, en de grosses lames lourdes
Et si c’chaos rencontre quelque larme d’océan
S’il se castagne un sel, comme d’une lave féminine
C’est alors qu’il s’gagne un élan parfois
D’homme et femme s’ensorcelant
Parfois homme et femme s’ensorcellent
Parfaisant une île
Jean-Marie Loison-Mochon