Parfois homme et femme s’ensorcellent - Jean-Marie Loison-Mochon

Parfois homme et femme s’ensorcellent

Tout tient à atteindre un palier

Un degré d’abstraction, dont teindre la lave

Et c’t’état d’fusion est un levier

Ainsi des grands fonds peut s’peindre une éruption

S’dépeindre une profusion ascensionnelle

Qu’il n’y ait pas d’confusion avec un escalier

C’courant sensationnel s’en passe

En courant il engloutit toute impasse

La sensation naît là où l’on dirait les choses futiles

Et pourtant tout y mène comme une ecchymose après l’coup

Sous la coupe de c’t’état, y’a plus qu’à aller

Qu’à aller cajoler l’illusion, dans des cahots d’ivresse

Avaler l’chaos et en faire son allégresse

Car à l’ogresse des laves on peut s’fier

Qu’elle s’taise ou digresse, elle illumine

D’un chaos gracile, en de grosses lames lourdes

Et si c’chaos rencontre quelque larme d’océan

S’il se castagne un sel, comme d’une lave féminine

C’est alors qu’il s’gagne un élan parfois

D’homme et femme s’ensorcelant

Parfois homme et femme s’ensorcellent

Parfaisant une île

 

Jean-Marie Loison-Mochon

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