Ne pas trop penser, agir

« L’histoire que je me raconte »

Quelle est-elle ?

La mienne étaye mes manques, un manque

Les enclaves d’inaction, ou des pesanteurs du nécessaire

Et le cran verrouillé, d’encore toi, d’encore tout ça

« Ne pas trop penser » écrivis-tu dans ces aires

Car comme de rouille il se pourrait 

Qu’individus ou constellations, nous puissions tomber ?

En décrépitude, à jeûne pour toujours

Cela s’appelle faim voire famine, alors « agir » ?

Sans : comme à se saper le pain à jamais

Agir, penser, mots dont l’écho se dit : à jouir

Ces pans succincts qui me relèvent chaque jour

La tête, les yeux ; vers toi, certains regards

Séquence de l’histoire ? or le problème ici

Est pour nous, même pour ceux ne l’ayant pas compris :

L’amour est un soir, une aube, crépuscule ou aurore étincelants

Et en cela n’a pas de fin, qu’il soit terni, brillant ou enseveli

Ainsi dis-moi, que puis-je déduire ?

Quand je relis ce : l’histoire que je me raconte

Comme une hélice sous mouvement perpétuel

Est-ce un genre de vice ou de joie ?

Devise dont on ne peut se dédire

« La historia que me cuento -> no pensar demasiado, ACTUAR»

Jean-Marie Loison-Mochon

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