Métamorphose
En homme ou chat noir
Il me faut chercher comme
En homme ou chat noir
Comme à m’ébrécher
Mais d’noir ne faire fuir qu’un sang
D’la brèche émietter une incandescence
D’l’arbre echev’lé d’mes joies et peines
D’là j’échafaude, épèle les lueurs
J’appelle les lueurs entremêlées
J’en épèle l’argent, la lune et ses nuées
Je revois ce nu, je n’agence qu’une ombre
Je n’revois pas nous mais l’ombre
Dans ces convois d’lueurs argent
Dans c’qu’on voit se cache un genre de flou
Dans c’qu’on vit, l’attache est véritable
En homme ou chat noir, vulnérable
Comme un conduit de l’ombre au corps
Au canal des lueurs on s’enduit
On s’ennuie croit-on, alors qu’on fuit
On s’enduit, chaton ? De la grande nuit
Le corps d’ombre, à rêve ou peine
A la rive pleine d’horizons
Le cordon, brumeux d’argent
La lune a l’humeur d’agencer des marées
Elle allume et incendie la mare des sens
Lagune ou mare de sang, sacrificielles
Y’a pas qu’une incidence aux marées
Y’a pas qu’la dissidence du chat, de l’homme et…
Et l’ombre est à deux pas derrière, devant
L’ombre est comme un pas au vent
L’ombre a l’impact et n’s’éteint pas
Non l’ombre s’étend, c’est un pacte
Un pacte entre la lune, elle et moi
En ombre, homme ou chat
S’amouracher d’argent et d’un sourire
L’âme accrochée à ces croissants
A m’en décrocher les sens et l’œil
Comme un chat noir, amoché sans croissant
Sous croix si l’on creuse il y a trésor
Mais puis-je faire une croix sur son ombre ?
D’une patte de presque chat noir