Comme l'ombre d'un chat noir - Jean-Marie Loison-Mochon

Métamorphose

En homme ou chat noir

Il me faut chercher comme

En homme ou chat noir

Comme à m’ébrécher

Mais d’noir ne faire fuir qu’un sang

D’la brèche émietter une incandescence

D’l’arbre echev’lé d’mes joies et peines

D’là j’échafaude, épèle les lueurs

J’appelle les lueurs entremêlées

J’en épèle l’argent, la lune et ses nuées

Je revois ce nu, je n’agence qu’une ombre

Je n’revois pas nous mais l’ombre

Dans ces convois d’lueurs argent

Dans c’qu’on voit se cache un genre de flou

Dans c’qu’on vit, l’attache est véritable

En homme ou chat noir, vulnérable

Comme un conduit de l’ombre au corps

Au canal des lueurs on s’enduit

On s’ennuie croit-on, alors qu’on fuit

On s’enduit, chaton ? De la grande nuit

Le corps d’ombre, à rêve ou peine

A la rive pleine d’horizons

Le cordon, brumeux d’argent

La lune a l’humeur d’agencer des marées

Elle allume et incendie la mare des sens

Lagune ou mare de sang, sacrificielles

Y’a pas qu’une incidence aux marées

Y’a pas qu’la dissidence du chat, de l’homme et…

Et l’ombre est à deux pas derrière, devant

L’ombre est comme un pas au vent

L’ombre a l’impact et n’s’éteint pas

Non l’ombre s’étend, c’est un pacte

Un pacte entre la lune, elle et moi

En ombre, homme ou chat

S’amouracher d’argent et d’un sourire

L’âme accrochée à ces croissants

A m’en décrocher les sens et l’œil

Comme un chat noir, amoché sans croissant

Sous croix si l’on creuse il y a trésor

Mais puis-je faire une croix sur son ombre ?

 

D’une patte de presque chat noir

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