A l'anarchie du désir - Jean-Marie Loison-Mochon

Insula

Venu de Comme l’ombre d’un chat noir

 

J’me dis : et pourquoi s’lamenter ?

Y m’faut laisser filer

A quoi bon m’laisser l’âme hantée ?

A quoi bon m’laisser m’effiler, la voile

J’me veux étoile et filer

Et l’voile de toi et d’toi et d’toi, le défier

Le temps est un défi, où y faut errer

Un titan à embrasser et rallier

Comme à l’embrasure de tant d’lèvres

Homme à l’abrasion de tant d’rêves

Comme autant d’brisures

Commets-toi l’exposition et l’usure

Sois comète et vois, les positions dans l’chaos

Les constellations dans l’cosmos là-haut

Les conspirations d’Providence et d’osmose

Là au ras d’tes respirations : là-haut

Quand la houle te prend, d’une vague de vie

Quand la vague te rend, entier ou débris

En terre en ciel en mer, des bris d’toi

De c’qui t’brisera, t’en s’ras débridé

Des bris déposés sur une grève isolée

Insula, sur une grève en rien désolée

Sur une île aux autres lèvres, à iriser

 

Signé d’une griffe foll’ment ruiss’lante

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires