J’me dis : et pourquoi s’lamenter ?
Y m’faut laisser filer
A quoi bon m’laisser l’âme hantée ?
A quoi bon m’laisser effiler, la voile
J’me veux étoile et filer
Et l’voile de toi, et d’toi, et d’toi, le défier
Le temps est un défi, où y faut errer
Un titan à embrasser et rallier
Comme à l’embrasure de tant d’lèvres
Homme à l’abrasion de tant d’rêves
Comme autant d’brisures
Commets toi l’exposition et l’usure
Sois comète et vois, les positions dans l’chaos
Les constellations dans l’cosmos là-haut
Les conspirations d’Providence et d’osmose
Là au ras d’tes respirations : là-haut
Quand la houle te prend, d’une vague de vie
Quand la vague te rend, entier ou débris
En terre en ciel en mer, des bris de toi
De c’qui t’brisera t’en s’ras débridé
Des bris déposés sur une grève isolée
Insula, sur une grève en rien désolée
Sur une île aux autres lèvres, à iriser
Jean-Marie Loison-Mochon