Ma nuit, vous l’avez veillée
A Madame De la luna
Mon amie, sais-tu ? que je ne sais comment te dire
Au bout de mon temps ici, homme en passe de partir
Non de la reconnaissance ou des mots de tristesse
Un flux cependant, un flot comme de sensations profondes
Imbibé de lueurs blanches, une sensation profonde
Tout au fond de la nuit : d’être compris
Vois-tu le fond de ma pensée, sous lueurs lune ?
On est amis et si tout luit ici, c’est d’un peu de toi
Un toit de ciel, la lune oui et toi surtout
Sur toutes mes histoires, tu as posé l’ouïe, les yeux
L’air d’y voir clair même quand je suis sombre ou flou
A s’aimer d’amitié, j’ai nourri ma luisance
Voile de clair de lune sur pelage noir : irisé
Est-ce La forme noire de cette plage à l’été ?
Zig-zag sur planche, en rade de surf à l’Ouest
Vois-tu le parallèle des lueurs blanches, à Brest ?
Est-ce qu’à la lueur de cette année, cette belle escale ?
Il n’y aurait pas, oui, parallèle entre elle et toi ?
La lune et toi, qui m’avez veillé tout à côté : écouté
La lune et toi vous savez ? Je vous écoutais autant les phases
Et ce poème n’a plus assez de phrases : le temps fuit
Emphase essaimée, disant que la lune et toi et moi
le jour, la nuit, on s’est veillés
Jean-Marie Loison-Mochon