Comme des yeux d’une lune

Les nervures de la Perrière

J’y vais comme appelé

J’y lape les traits du présent

Et sur la Perrière se présentent

Dans les rainures obliques, toutes parallèles

Une présence d’hier, lointaine cousine

J’écluse une ligne qui n’a pas de but

Je creuse un passage, seul mouvement digne

Et j’en reviens au début, à la Perrière

Aux nervures de la Perrière

A mon avis, il y erre une vue de rameaux

Aérienne, comme des yeux d’une lune

Carte vue depuis des yeux d’homme

Quand je m’écarte à la rencontre d’une femme des dunes

Entrevue sur plage, entre nous en rade

Et je ratisse en moi le sens aux nervures

A comme des rameaux sur le port de pêche

A comme déjà des signes m’ont dit encore

Pour que mes lignes se dépêchent d’en saisir le pur

Parce que mes lignes ainsi prennent corps

 

Jean-Marie Loison-Mochon

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