Les rameaux de juillet

Un rameau à sa main
A sa montre rien, qu’un poignet
Rencontre d’un juillet, d’une femme sans fin
Sa peau mate et ses doigts ni fins ni potelés
Ses pommettes aux aromates argentins
A contre sa paume a le teint clair
Le vent du soir dans son rameau, opportun
Il apporte un peu de frais, haletant d’un printemps d’argent
Levée de Providence, dans mes ports intérieurs
Le temps d’un battement
Le son d’une évidence
Le sang dessine
Le temps d’un battement
Le pouls dans sa peau
Le temps se destine
Lové dans la violence, de ses pores artilleurs
Je m’emporte d’un rien d’hier
J’ai pris un grain, tempête à sa peau
Folie que je n’ai pas veillée
Sauf quelques nuits
Sauf quelques jours amenuisés
La fiole que je n’ai pas avalée
Était poison, était juillet
Été au vitriol, annulé
Mais juillet toujours, annuel retour à défaut d’être éternel
A nous les combinaisons, tout jour est éphémère
Deux, cinq, neuf, neuf fois deux, font vingt… quatre ?
Atout de la déraison : une mer effaçant tout
Deux quintes et le neuf se rappelle à l’ancien
Les cartes ça maudit autant que ça enchante
Un rameau me dit… quelque chose
L’écart de temps, des taudis d’années mais c’est signé
Où dort sa manche repliée, sa peau dit de l’encre
Coude enclenchant un signe
Un signe et l’orée de rien, qu’un signe et ce rameau
Cousu à sa peau, comme un premier de juillet

 

31 mai 2022

Jean-Marie Loison-Mochon

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