La ferveur
29 mai 2022
A la recherche du désir
Des îles d’avant prêchent des lignes
Ce que je recherche, existe-t-il ?
Le passé me tend des liens, je me tendais d’eux
Il me tend des perches, que le récent a sapées
« A peine arrivé à… » l’amour, j’en ai pris une
Et puis deux me tendant la peau des joues
Les jours ont ma peau pour l’heure
La folie du doux rêveur s’isole, moins qu’elle se cajole
On m’a possiblement fissuré, de frappes ciselées
Sous le rêve fleure le réel
Soulevé comme par une ossature
D’où la trêve de quelques os brisés, comme des fleurs de sel
Sous le V j’exprime une victoire qui n’est pas mienne
Mon esprit me dit zoo à souvenirs, la flamme s’éteint
Sûr ! Le V m’est féminin, imprimé à ma main
Imprimé par ma main, mise à prix
La prime est un nouveau désir, ou les cils de l’ancien
Je ne suis pas difficile, j’y assimile la ferveur
Un tout vaut moins qu’un rien car le manque est précieux
Et mes cieux se fendent d’un féminin :
Las nubes épandent du rien, espérant planter de l’encre
C’est-à-dire qu’en Tityre ou Urien je me veux banque
Un coffre entouré de plus tard, qui s’offre du maintenant
C’est à se nuire qu’on joue, pour des après sans désir
A l’offre on se loue, sans plus jamais se rendre
C’est-à-dire que l’on se rend pour toujours
Ainsi l’on se vend, avec pour tout loyer d’autres après
Les pourtours du sens, depuis longtemps ont disparu
Disparos, dans la peau dure du désir
Des tirs sourds, du sang surhumain, sur les mains de l’encre
Dos pajaros dans la peau, surent s’échapper
Ils sont le désir et doivent fuir le trop humain, la troupe inhumaine
Inertie du maintien, du matin d’après
Les déçus restent, le désir migre à l’Ouest, dans l’envers des demains
Jean-Marie Loison-Mochon