Les hauteurs lacustres – II
Des chevaux errent dans l’altitude. Ombres nocturnes rôdant, éclairées comme une lointaine constellation, un lointain genre de constellation. Ils se déplacent à la vitesse de la nuit : de brins d’herbe prélevés, comme les bribes d’une conversation au pas d’une tente, en bord de lac.
Les chevaux les écouteraient, ces deux campeuses, s’ils les comprenaient. Mettons qu’ils ne font que les entendre, à la même manière que nos yeux entendent les étoiles : comme un lointain bruit lumineux. Mais l’Espingo, lui ? Ecoute.
« A quoi bon trimer toute sa vie en fait ? La vie est là. La dire ailleurs ce serait lui faire injure.
-Si tu ne trimais pas, tu ne serais pas là, dans ce spot de l’espace à…
-On peut dire bivouac, non ? Parce que c’est joli bivouac, je trouve. Bivouac, bivouac, non ?
-Oui bon… toi et ton extrémisme avec les anglicismes.
-Cette phrase doit être dure à prononcer, très vite et plusieurs fois de suite. Toi et ton extrémisme avec l…
-Allez, laisse-moi parler. Bivouac, si tu veux. Si tu ne trimais pas ? Tu ne serais pas là, pour ce bivouac de l’espace, à veiller sur la voie lactée.
-C’est vrai qu’on la voit si clairement…. Comme un grand chemin dessiné par la noirceur.
-Ou plutôt la lumière ? Tu es forte pour éluder les sujets…
-De ?
-Trimer ou ne pas trimer. Ce dont tu as toi-même commencé à parler.
-Ah, oui… En fait j’ai lancé cette phrase parce que je la pensais, et que je la pense toujours. Mais je ne suis pas sûre de vouloir ouvrir le sujet.
-Tu as peur que les étoiles entendent les bêtises que tu aurais à dire là-dessus ?
-Je ne les entends pas comme des bêtises. Je maintiens. Est-ce que la bêtise, ce n’est pas de passer nos vies à trimer pour les dépenser dans des… dans de la sécurité bien moderne et inutile. Regarde. Nous sommes là avec si peu.
Voilà, je maintiens : on ne devrait pas trimer comme des pauvres filles dans des emplois à moitié utiles, moitié moins intéressants et bien payés moins encore. On ne devrait pas trimer.
-Argumente.
-Et je fais quoi là ?
-Propose ! Qu’est-ce qu’il y aurait à la place ?
-C’est la question que pose toute société bien en place, comme pour suggérer qu’il n’y a pas d’alternative à elle.
-Peut-être. Mais quand même, tu mettrais quoi à la place ?
-Non mais déjà tu tues le débat en élargissant vers je ne sais quel futur qu’il faudrait inventer et définir dans la seconde !
Tu l’aimes, toi, ce mode de vie ? Moi aussi je te pose une question : est-ce normal que l’on trime à user du temps alors qu’on pourrait… en user autrement ? Tout ce temps que l’on consacre à nos emplois ! A n’espérer qu’une chose, que la journée se termine, que les vacances arrivent.
-Je ne sais pas si j’ai envie de répondre. Ça donne l’impression de se plaindre, quand on t’entend.
-Non, je plains le monde et plus globalement tous les gens qui sont pris là-dedans.
-Alors tu vas te faire bergère ou courir après tes chevaux au bord du lac, à voir et revoir le Saussat ou l’Espingo.
-Ça aussi c’est une rhétorique qu’un système bien en place utilise, la dérision, l’ironie…
-Arrête. Tu sais bien que je voudrais te donner raison mais à quoi bon ? On ne peut que continuer.
-Et si c’était cette résignation, le premier problème ?
-Argumente.
-Rah, tu… »
Sous la voie, témoin thésaurisant en mots
Un cabanon, un lac, des chevaux ?
Sous la toile d’une nuit, une tente flâne au long de l’eau
Cabanon d’une nuit, deux femmes s’y entendent
Sous les voiles de lait, une entente en bord de feu
Deux femmes sur fond de nuit, seule société ici
« Ce que je dis, c’est que l’on doit toujours courir après tel travail, tel mec, tel objet, ou se faire courir après tel un objet et jouer à ne pas se faire attraper. Mais on est tous déjà pris ! A peine on commence de respirer que l’on n’a déjà plus le choix d’être ou non de ce monde-ci, d’être un genre, une éducation, de nécessaires aspirations. Et si mon aspiration, c’était juste d’être là ce soir ?
-Et tu n’y es pas ?
-Tu me comprends…
-J’essaie. Mais au final, c’est toi qui ouvres les débats en grand. En quoi les hommes que tu séduis ont à voir avec le fait de trimer ?
-Ce n’est quand même pas à toi que je vais préciser ça. Ton dernier ne t’a pas quittée parce que ton travail n’appelait à aucune carrière ?
-Qu’on me quitte, que j’aie un job inutile, on ne peut pas dire que tu y ailles doucement…
-Un job ?
-Oui oui, un travail. Mais il n’empêche. Tu pourrais y aller plus doucement.
-C’est parce que l’on y va doucement en tout qu’il ne se passe rien autour de nous. A la tombe aussi, on y va doucement. Avec une amie comme toi, je peux bien être sincère ou directe !
-Et donc, sur les hommes et le fait de trimer… ?
-Notre statut social nous sert à séduire, alors on trime pour l’obtenir, l’embellir, le conserver. Et ça n’a aucun sens. Comme de conserver un homme, d’ailleurs.
-Allons bon.
-Faut-il encore que je sois franche ? A toi comme à moi, combien de fois ça nous est arrivé, de voir nos séduisants et spontanés mâles s’effriter dans un genre de pesanteur, d’inaction ?
-Tout à l’heure tu disais que l’on me quittait car mon travail ne faisait pas de moi une bonne active, et maintenant tu dis de nos hommes qu’ils sont…
-Tu te lances dans du blabla dilatoire. Il faut un grand changement.
-C’est ça ! Que tout le monde vienne camper en bord d’Espingo ! »
Sous la voie, tracée mais au flou
Des actes étayés, discutés
Sous le grand regard blanc, d’éclats pailletés
Des pensées scrutées, comme par plus grand
Le gant de la nuit les sous-pèse
Sensées ou sensibles, communiquées
Comme une itinérance en voix
Sous le voile, où tout est errance
Mais si l’on y pensait, on en resterait sans voix
Le temps pousse la nuit, et l’herbe passe sous les sabots du groupuscule de chevaux. Le lac parle en reflets à la nuit. Lune, entends-tu ce que l’Espingo te raconte ?
« Regarde, ma mère par exemple. A la retraite depuis deux ans, elle en a déjà passé un sur les deux à se remettre de sa fracture. Les voyages, la vadrouille, le temps libre, tout ça ? Mouais ! Tu trimes pour que ta vieillesse soit moins douloureuse, que le temps avant la mort soit diverti. Mais on fout jusqu’à l’entièreté de nos vies dans des diversions !
Ma mère elle a beau être résignée, de par le temps passé, utilisé, par le poids du monde, je sais qu’il y a des choses qui la révoltent. C’est peut-être une colère d’esclave qui ne tentera jamais rien pour s’affranchir, mais elle a un genre de révolte. On peut parler d’énergie du désespoir. Ou l’énergie de la vie, qui perdure, du désir de liberté.
Je divague ? Oh !
-…
-Je vois à peine ton visage dans le noir. Couchées comme ça sur le dos, j’ai l’impression de causer seule ou aux étoiles, alors si en plus tu ne me réponds pas !
-…
-Bon… Mais tu comprends ? Pourquoi est-ce que l’on devrait nous aussi passer nos vies à nous divertir ou être diverties par mille préoccupations ? Si l’on veut nous divertir… De quoi veut-on nous divertir, en fait ? Quand on cherche une diversion, n’est-ce pas pour… dissimuler ? Je me demande si l’on ne veut tout simplement pas nous cacher que… c’est bien simple : que nous ne sommes pas libres. T’as pas d’avis ? Oh ! Tu dors ?
-…
-Oui, tu dors. Trimer, ça ne t’intéresse plus. On ne devrait pas accepter de se divertir, pas plus que de trimer. On ne devrait être qu’en des endroits comme ici.
Demain on ira au lac Saussat juste au-dessus ? Eh ! Non, tu dors… je t’ai perdue avec mes raisonnements d’altitude…
-… »
A certains le sommeil est inconnu
Leur éveil est à nu les jours, les nuits
Chez certains une rage sommeille
Elle ne s’éteint jamais, de jour, de nuit
Chez les humains qui ont goûté au mais
Ce mot, c’est un premier pas de libre
A certains le sommeil est inconnu
C’est un ciel, c’est un lac, un sommet méconnu
A ces refrains de mais succèdent encore plus :
Les pourquoi chevillés au corps
Refrain d’ingénu, ne cédant pas à l’inertie
Pourquoi ? Toujours. Pourquoi ? Encore
Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Pour qu’au lac un soir, on sente en soi
On entende… qui ?
Le lac au soir, un sentier doux et noir
On y tendrait l’oreille, on entendrait
Pourquoi ?
Le lac souffle d’une brise, s’anime de reflets maintenant dilués.
Je ne comprends pas bien le pourquoi des humains. A mon tour, j’aimerais leur demander : pourquoi ? Sont-ils ici. Qu’en penses-tu, cher frère des hauteurs ?
« Ah finalement tu ne dormais pas ! Avec le bruit du vent sur l’eau, j’ai pas bien compris. Tu disais ? Ça t’a même fait une drôle de voix… Pas de doute, tu sortais du sommeil.
-…
-Tu te tais à nouveau ? Déjà ?
-…
-Attends… C’est bien toi qui viens de parler ? »
La jeune femme se rassied, regarde son amie qui à quelques mètres est allongée. Elle semble dormir.
« Allez, arrête de me faire marcher. On a assez donné de ce côté-là aujourd’hui ! »
Elle se lève, la secoue, comme pour faire tomber la pomme d’une supercherie. Mais son amie ne quitte pas le sommeil, à peine pour grommeler comme le ferait un ogre affamé de rêve.
« -… Alors là. J’ai dû trop cogiter toute seule. T’entends des voix ma pauvre… Je devrais faire comme elle. »
Pourquoi ? Qu’elle me dise pourquoi. Pourquoi nous fréquentent-elles ?
« Attends, là j’ai peur… qui est là ? Franchement au lieu de grogner de sommeil, tu devrais te réveiller. Je crois que l’on n’est pas toutes seules à l’Espingo ce soir. »
Son amie se retourne et roule en sommeil à nouveau. Des chevaux errent dans l’altitude tout près de la tente.
« Tu t’en fous, hein ? Et les canassons qui vont bientôt prendre ta tignasse pour une belle bouchée d’herbe fraîche. Mais tu t’en fous aussi. »
Ne veux-tu pas me répondre, humaine ? Pourquoi depuis quelques centaines de lunes, venez-vous tant nous visiter ? Et pourquoi te demandes-tu pourquoi, quand tu sembles savoir déjà ce qu’il en est, de ta vie ?
« Qui est là ? Cette fois, je suis sûre de moi ! »
Ne nous cherche pas, nous sommes là.
La jeune femme se lève, fait tourner sa frontale, son autre lampe torche aussi. Les chevaux s’affolent de l’agitation soudaine. C’est-à-dire qu’ils lèvent la tête et se replongent dans leur tapis vert au jour, noir à la nuit.
Nous sommes. Ne veux-tu pas répondre ?
Mon frère ? Saussat ! Il est si rare qu’ils nous entendent ! Viens, joins-toi à moi pour lui demander ce qu’elles viennent faire ici comme tous ces autres. Saussat ! Ne fais pas semblant de dormir, je sais bien que tu ne peux pas.
Une autre voix résonne dans l’air noir de nuit du cirque.
-Oui, je suis là. Mais si cette humaine nous entend pour de bon, ne crains-tu pas de l’effrayer ?
-C’est vrai. Elle semblerait un peu agitée par mes « pourquoi ? » …
La jeune femme secoue son amie, qui dort d’un sommeil d’ours, ou d’ogresse.
« Réveille-toi ! Il faut que tu te réveilles, allez ! Je ne comprends pas ce qu’il se passe, on n’est pas seules ! Allez !
-… »
Un poulain hennit dans son dos. Elle crie, puis s’évanouit tout contre sa dormeuse d’amie, qui s’est refusée à quitter le sommeil.
Je crois bien que tu n’auras pas de réponse à tes pourquoi de pourquoi, mon frère, commente Saussat.
-Ce n’est pas grave. Nous parlerons à leurs rêves. Il y filtre toujours quelque chose, comme en ces eaux qui nous parcourent tous deux, qui parcourent notre sœur plus bas.
-Cela fait longtemps que nous n’avons pas eu de nouvelles d’Oô, d’ailleurs.
-Pas plus que de Portillon.
-Penses-tu qu’ils se sentent seuls ?
-Seul on l’est toujours un peu, fait Espingo.
-Oui mais toi et moi pouvons nous parler parfois.
-C’est vrai, admet Saussat. T’imagines-tu, si une de ces humaines qui nous visite avait pour destin de rester ici, seule, comme nous depuis des milliers de milliers de lunes ?
-Ah, mon frère, tu sais bien que même s’ils sont composés de presqu’autant d’eau que nous, ils diffèrent cependant. Une éternité comme la nôtre les paralyserait.
-Eternité ? Nous ne sommes pas éternels, Espingo. Vois ces eaux, ces mémoires que nous envoyons dans les plaines. Nous nous dispersons.
-Tu sais bien ce que je veux dire par là. A l’échelle de ces deux humaines, nos existences sont infinies. L’éternité n’est qu’une chose relative, tranche Saussat.
-Quoiqu’il en soit, depuis quelques centaines de lunes des humains comme elles affluent à longueur de temps. Que s’est-il passé ? Avant, nous ne voyions que quelques bergers, ou quelques hommes fuyant les hommes. Quand désormais…
-Peut-être est-ce que cela a à voir avec la « diversion » dont l’une parlait tout à l’heure ?
-Peut-être. Nous n’avons pas besoins de ça, nous, n’est-ce pas ?
-Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posé la question comme elles, de savoir si nous sommes libres.
-Si l’on commençait de se la poser, cela signifierait déjà qu’on ne l’est plus, ne penses-tu pas ?
-C’est ce que tu lui as suggéré tout à l’heure. Elle semblait en effet connaître une réponse à ses « pourquoi ».
-Oui… mais quel besoin ont-ils maintenant, tous ces humains, de venir nous fréquenter ?
-Ils se montrent qu’ils peuvent. Ils ont le temps, le pouvoir de le faire.
-Au risque de perdre la vie.
-Eh… C’est bien ce que disait cet autre, il y a quelques lunes de ça, se souvient Saussat. Que les pentes qui nous entourent l’excitaient, lui donnaient la « palpitation ».
-Je me demande ce que c’est.
-Tu te poses beaucoup de questions, Espingo. Méfie-toi, tu pourrais ne plus en être libre bientôt.
-Nous n’avons pas besoin d’être libres, mon frère, nous sommes sauvages. Nous sommes le sauvage. C’est pourquoi nous pouvons rester là depuis des milliers de lunes sans nous en lasser.
-Nous n’avons pas le choix.
-Nous n’en avons pas besoin, nos eaux voyagent pour nous. Et puisque tout est lié, alors…
Mais j’aimerais tout de même savoir ce qu’est cette palpitation dont l’humain parlait, appuie Espingo. Celle qui le fait nous fréquenter.
-Ce doit être un peu comme quand le vent chatouille nos eaux, nos flancs. Le frisson invisible.
-Il appelait ça « ivresse » je crois.
-Il a même parlé d’une déesse.
-Oui.
-Nous n’avons jamais rencontré cette humaine-là.
-En effet Saussat. Cette « liberté » que les passants d’humains paraissent chercher, elle me semble bien étrange. Ils parcourent ce qu’ils appellent « le monde », à les entendre, et pourtant ils ne la trouvent pas.
-Nos eaux le parcourent aussi, reviennent parfois sous pluie.
-Sous enveloppe de nuages, oui, des messages que le passé nous retourne.
-Mais les humains ont beau revenir eux aussi, continue Saussat, la « liberté » ils ne la trouvent pas.
-De ce que nos eaux nous rapportent d’en bas, ce que nous disent ces humaines ou celui de l’autre fois, ils semblent plus proches de la liberté ici qu’en bas. Toutefois, même au sommet ils ne l’atteignent jamais vraiment.
-C’est que la liberté doit leur être un genre d’état de perfection. Et la perfection ne s’atteint pas, elle se désire.
-Je ne suis pas tout à fait d’accord, Saussat. Je commence à me dire que cette liberté que veulent ces deux humaines qui dorment là, c’est ce que nous avons. La liberté, c’est être sauvage.
-Pourquoi viennent-ils tous si nombreux, en groupes, en meutes, par couples, alors ? s’interroge Saussat.
-Je ne sais pas. Ils parlent parfois de choses que je ne connais pas. « Peur » ? « Amour » ?
-Ces deux choses vont-elles ensemble ?
-Je te l’ai dit, je ne sais pas ce que cela signifie mon frère. Mais j’ai cru comprendre que c’était mieux pour les humains, quand elles n’allaient pas de pairs.
-Ah. Peut-être pourrais-tu les réveiller pour leur demander, Espingo. Puisqu’elles nous entendent.
-Elles dorment si bien…
-Semble-t-il…
-Plutôt que de les réveiller, vois. Ces humains qui s’appellent « bergers » et passent des lunes seuls avec nous dans les hauteurs, veillant leurs animaux…
-Des formes sauvages.
-Les bergers ?
-Oui aussi, répond Saussat. Mais leurs animaux.
-Oui. A la frontière entre sauvages et libres. Mais les bergers, eux, ne parlent jamais d’amour ici-haut, tout seuls, ni de peur, ni d’être libres non plus.
-Peut-être se considèrent-ils sauvages, alors…
-Oui mais ils redescendent, parfois, signale Saussat.
-Alors je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu’ils sont.
-Des humains ?
-Oui mais n’y en a-t-il qu’un genre ? »
Le jour va pour se lever, et depuis quelques minutes, la jeune femme qui s’était endormie la première a les yeux grands ouverts sous le bonnet qui lui couvre le visage. Elle n’ose pas bouger, paralysée par ces deux voix aux timbres pareils à aucun de ceux qu’elle a pu entendre dans sa vie. Elle les écoute et se demande si elle en parlera à son amie, à son réveil. Elle se dit qu’elle se fera traiter de folle, ou qu’elle aura rêvé.
Pourtant, il lui semble bien avoir entendu ces formes sauvages.
Elle entend les sabots qui cheminent tout près, les chevaux en liberté.
Elle se demande ce qui lui restera de cet étrange réveil, plus tard. N’est-ce pas un réveil de ces nuits… de ces nuits-là qui peuvent vous changer ?
Alors elle se demande ce qu’elle sera, redescendue.
Jean-Marie Loison-Mochon
Crépuscule d’un cycle