Le sourire va plein Est (III) – Est ma perspective, la quête du reste

Mon dé est lancé direction-Est.

Démon-Mouvement, ma perspective,

Monde élancé, la quête du reste.

 

Les mots stoppés par mon allemande

S’apaisent, tandis que je me poste

En file, où l’appel nous le demande.

 

Devant, retournement souriant !

Ourdissant un complot identique,

Ses yeux m’ignorent à dessein, sciemment :

Salle n’offrant que du chaotique.

 

A mes frontières, appesantie,

Elle sent et sait avoir embarqué

Aux abords du jeu, ses coloris :

Contrée éphémère au ciel arqué.

 

L’une à droite, l’autre à gauche, nous louvoyons. Sans être devins, nous sourions, voyant la scène se mettre en place pour héberger un échange de paroles. Mon vocabulaire se contorsionne les reins en posture Rhénanie !

Mais alors, une mère pas dégourdie et son empoté de fils bloquent ma voie. A quoi ça tient, une rencontre ? Mon allemande est déjà loin.

A bord, elle est devant, je suis au fond : passant, je l’entrevois à peine, pas d’abordage, je ne la reverrai plus. Merci à elle, tout de même, d’avoir mis le feu à ma poudre voyageuse, celle que je vais étrenner à l’Est.

Elle est l’amorce à mon auto-consomption, à la poudrière de mon Inconnu : ma quête du Reste.

Le reste, tout ce qui n’est pas inertie, tout ce qui change des pas de mon fantôme, tout ce qui me fait homme un peu plus, et fœtus endormi un peu moins. Une fuite, en quête.

 

Jean-Marie Loison-Mochon

Vulnérabilistan

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