Echo à un réveil à El Chalten, Argentine, 10 avril 2019
Un réveil bien avant l’aube, à transiger avec le froid
Il y a quatre ans, avec l’intransigeance du froid
En des montagnes sans pareil, d’une transe où j’errais
Les Andes et leurs ondes sans pareil
Qui m’ont dit réveille-toi, anda !
Alors aux dards du froid, j’ai répondu
Au dehors d’la tente, de moi-même
J’en ai fondu, comme la glace aux parois
J’en ai fondé un jour de p’tit homme
Au pays d’argent, des Andes
En des recoins d’moi, que l’froid n’atteignait pas
Qu’aucun froid n’saura éteindre
C’que j’pourrais appeler l’aura d’aller
Dans les Andes ou ailleurs, en des sentiers batailleurs
Et dans des pagailles de glace et neige, j’ai cheminé
Hacia… ce lac De los tres au pied d’un sommet
Sous moi il y a des cimes, dans c’lac des abysses
Des immensités d’reflets le tapissant, roi
Désarmants ces reflets, du Fitz Roy
Des amants, le lac et la montagne
Désormais en moi, des armées d’mémoire
Moins des ors que d’l’argent, au pays des Andes
En moi désordre car j’méprise l’endroit
C’est pourquoi j’revois l’envers de quatre ans
Quatre ans d’temps dans les Andes
Dans l’envers d’mon inconscient
En des reflets argent
Jean-Marie Loison-Mochon