Était-elle si belle ?
Ou plutôt décibels ? D’espoirs
Des spores au printemps
Déport de l’hiver, éreintant
Et tintant mais clinquant
Comme un départ, des pores qui m’plaisaient
Comme des baisers d’froid, qui fondaient
Qui fondaient en moi, des citadelles embuées
Était-elle si belle ?
Mes citadelles de tout ça l’sont
Pas d’leçon, juste les décibels
Le son d’tout ça qui appelle encore
Qui rappelle au corps sa beauté
Était-elle si belle ?
Où étaient-ce nos citadelles, perchées ?
A chat, touchant au désir
Décibels de châteaux en ruines sur des îles
Était-elle si belle ou était-ce ma force ?
Ma force que je prête, que j’lui prêtais
J’ai l’écorce à tous les froids, j’ai l’encore à ces fois
J’ai l’écorchure mais le corps dur
Et nos corps durent : était-elle si belle ?
J’ai l’encoche à elle, en moi ce porche
Ce port choyant un crépuscule, de rappels
Un port changeant p’t-être ?
Était-elle si belle ?
Vieillira-t-elle comme l’argent ?
Je veille à ton éclat dans l’temps
Réveille ta beauté maintenant
Jean-Marie Loison-Mochon