A feu et à sang - Jean-Marie Loison-Mochon

La primera vez, de cette nuit – Version traduite

Texte original ici: La primera vez, de cette nuit

*fredonnement*

 

J’essaierai de te raconter

A tout ou rien, partager

Tout de ce lien, ma partie

Nous deux, souviens toi, tes rires

Et si la fin survient, souviens-toi

Si la fin s’en vient, que j’vais partir

Ne crois pas qu’pour moi, c’est sans souffrir

Je voudrais continuer à, te voir rire

 

*fredonnement*

 

La première fois, de cette nuit

Crois-moi j’avais la braise

Tu m’embrassas, et l’étreinte…

Ne vois pas ces moments-là comme

Ces moments comme vides

Rassure-toi de moi, à mes mots

M’embrasser ainsi, c’était…

M’embrasser ainsi, c’était comme des mots

Homme au goût de tout, tu étais

J’avais le goût de toi, hélas…

Tu m’as perdue, je ne sais comment

Ou peut-être si, avec ta tendresse

Peu d’êtres embrassent ainsi, pourtant

Peut-être que si… je ne sais pas

Ta tendresse, qu’ainsi tu nous ram’nais

Me ramenais à ces choses

Ces lignes, que j’avais peur de franchir

Ces lignes en moi, que j’avais peur de traverser

Tu me donnais tant de signes, de tendresse

Tu m’étais comme une vigne, une ivresse

Mais hélas cette première fois cette nuit

Je n’ai pas pu franchir ces lignes

Toi tu avais besoin de… délicatesse

Et ça je le voulais aussi, des fois

La douceur de tes doigts, je sentis

Que là sous le voile, tu voulais

Tu voulais aller soulever, à l’intérieur de moi

Le sens, la profondeur, mais

Ma profondeur, dans tes mains

Dans tes mains… pas atteignable cette fois

Dans tes mains, un peu comme en du sable

Tu m’as enduite de désir, c’est vrai

On s’est pas induit en erreur : désir

Mais cette fois je me suis senti comme du sable

Je me sentis comme du sable entre tes mains

Mon esprit n’était pas… à autrui ou ailleurs

Il n’était pas à autrui, mon désir était tout ouïe

Mon désir était tout toi, mais

Au-dessus de toi, moi je ne savais pas

Sois pas déçu, comment agir

Comment me mouvoir, au-dessus de nous

Sois pas déçu de tout ça, de tout ça

C’était une fois, y’en a eu d’autres

Y’a eu d’autres fois aussi c’est vrai

D’absences, mais c’est vrai des deux côtés ?

Comment me mouvoir, au-dessus de nous

Comment me voir mieux ? Je ne sais pas

C’est seulement que

Tu étais l’Ouest, j’étais l’Est et…

Et comme lestée de je ne sais quoi

De je ne sais pas quoi, quand tu voulais m’alléger

Un non-sens ? je ne sais pas, je voulais, tu voulais

Mais cette absence… on n’a pas volé

Tu me dis, que tu m’as senti me voiler

La roue du désir, des fois tourne

Des fois, dans les rues de nous sans que

Sans savoir pourquoi, on sent qu’elle freine

Savoir pour quelle raison

Cette première fois, sans résonner

Cette première fois de cette dernière nuit

Je sais, elle a le goût d’hiver plus que printemps

Mais n’en façonne pas notre goût d’hier

Supprime-la ou fais que prime à la fin

Ces fois quand nous nous comprîmes

Rareté, me diras-tu ? Est-ce que c’est vrai ?

Ne crois pas ! que j’ai fait qu’escale en nous

Escale ces fois, pour repartir ensuite

Mon désir avec toi était de partager

Mais le désir est comme un tigre aussi, parfois

Sauvage, devant lequel se sauver, des fois

Ou sauvage, avec lequel se soulever, de soi

Sous le vent du temps qui passe, oublie !

Oublie-la, ne r’passe pas trop par cette fois-là

Nous blâme pas, ce sera seulement le passé dans le vent

La flamme on l’a eue, évènement répété en nous

Affamés ça oui, répétant le chant

La trame et le chant du désir

Laisse-la au vent alors, cette première fois du soir

Pense à l’après, à la braise de notre histoire

 

*fredonnement*

 

J’essaierai de te raconter

A tout ou rien, partager

Tout de ce lien, ma partie

Nous deux, souviens toi, tes rires

Et si la fin survient, souviens-toi

Si la fin s’en vient, que j’vais partir

Ne crois pas qu’pour moi, c’est sans souffrir

Je voudrais continuer à, te voir rire

 

*fredonnement*

 

La tendresse parfois, tu sais

La tendresse des fois

La tendresse pour moi, tu sais

Des fois, parfois que ça m’serait

Qu’ça m’aurait été, des fois

De me sentir plus ham’çonnée

Ces fois, on n’sait pas si ça aurait marché

C’est pas qu’la tendresse en aurait baissé

Tu m’embrassais si tendre

Tu m’embrassas mais pas tiède, no

Mais la tendresse aurait pas baissé

Si subitement, le sauvage était monté

Il faudrait que tu me racontes, aussi

Aussi ces fois-là, de quand tu as subi

Tant et si bien, que cette fois cette dernière nuit

Tu as tout aussi bien pu, ne pas pouvoir te libérer

De quand cette autre femme, t’avait pris ta liberté

Qu’en moi, autre femme, tu t’es senti remis

Quand moi, autre femme, j’me suis senti perdue

Qu’en elle au travers de moi, tu t’es perdu

Pas pour le désir, ça je sais : tu me l’as donné

Mais la distance que je t’ai mise

Peut-être, t’a remis la mélodie d’souffrance d’alors

La mélodie un peu rance d’un passé de ronces ?

Que ça t’a emmêlé dans mes bras distants

Que t’as plus su me les dire, tes désirs

Que moins mes pensées étaient souples

Moins souples : distantes, mes pensées

Moins je t’étais argile

Moins tu étais agile

Agile dans mes oscillations de nous

Agile dans tes désirs de feu

Car j’ai lu tu sais, tes feux de volcan

Mais j’aurais voulu aussi, te les voir invoquer

Oh je sais nous l’avions, ce vocabulaire

Oh je sais que j’ai éteint un peu d’osmose, en me fermant

C’est dans d’autres mains que nous saurons

Ayant sabré les mots et le champagne, d’un Nouvel An

Dans d’autres mains que nous saurons ?

Ou dans un presqu’immédiat, nous aurons

Dans un presque minuit, éméchés

Nous aurons aperçu, à minuit

Un autre moyen, d’autres de nos chants

T’amocher je ne le voulais pas

Je ne voulais que tes rires là

Te voir rire, de nous, en moi

Je voudrais te dire que dans cet hier il y a

Il y a eu comme un symbole, de nous

A la fois quelque chose décroissait

Et à la fois, il y eut de ces signes-là

Ne vois pas mes paroles comme assassines

C’est assez sinueux et si je pars au loin

Ce n’est pas sans souffrir car je sais bien

Que si nous avons senti le vide cette fois

Je sentis aussi cette veine-là de nous

Celle pleine de sens, pleine de sens

Celle pleine de désir, pleine de désir

Si tendre, tu m’embrassas

Je me souviendrai de tes baisers

Plus que de ces deux fois ce soir-là

Je m’accorderai en pensées, le plaisir

De regoûter à ces étreintes

De cette fois, ne te souviens pas comme d’un désastre

Si tendre tu m’embrassas, tu me reviendras

Comme du vin la tendresse, autre genre de plaisir

Comme un prototype d’un idéal, des fois

Car il y aura eu plus et moins, inconstance

Peut-être qu’il nous fallait moins d’idéal, une saveur éraillée

Un peu plus de sauvage, peut-être

Qui sait ? On peut compter les points mais à quoi bon ?

A toi mon beau je repens’rai, de toi je sauv’rai

La vraie saveur de la tendresse, même si c’est vrai

C’est vrai que malgré toutes ces grappes de plaisir

Désir, tendresse, plaisir, ne me crois pas sévère

C’est vrai qu’en toi, je ne sais pas, sincèrement

Je ne sais pas, et ça remontera sûrement, qui sait ?

En toi j’avais tout mais pas assez

 

*fredonnement*

 

J’essaierai de te raconter

A tout ou rien, partager

Tout de ce lien, ma partie

Nous deux, souviens toi, tes rires

Et si la fin survient, souviens-toi

Si la fin s’en vient, que j’vais partir

Ne crois pas qu’pour moi, c’est sans souffrir

Je voudrais continuer à, te voir rire

 

*fredonnement*

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