A feu et à sang - Jean-Marie Loison-Mochon

Era la última, entre vos y yo

Chant à venir

Texte appartenant à: Les voix d’Agustina

Version originale

Version traduite

*fredonnement*

 

Oui j’essayais, de te dire

Intentaba decirte

Que dans tes bras, j’ai vibré

Et que ce nous, j’l’ai tant désiré

Alors herirte, évitaré

Car tes rives tes bras, ese abrazo

J’en ai hérité, comme une abrasion

Y s’rait vite arrivée, una lesión

 

*fredonnement*

 

Esa noche, j’ai essayé

En las calles, éméchée un peu

De nos chers verres de vin

D’un peu de feu, te faire rire

Intenté, pero j’sentais l’air en toi

Menos crepúsculo que bousculé

El vino tinto ne t’aidait pas tant, je sais

A t’évader de lo que sentiste, en moi

Luego de cette première fois cette nuit-là

Le goût d’échec en toi, lo sentí

Pas dans le sexe mais dans le sens

Dans le fait que j’m’expose, que yo me abra

Esto me quemaba, te voir un peu triste

Sentías que ma bascule se faisait, quiza

Veías que mes blagues frisaient le trop

Yo, veía que… je te faisais changer

Chose que je ne voulais pas, sabes

Me acuerdo pourtant, de toi léger

Quand là yo te sentí la corde au cou

Al contrario de quand encore tu jouais

Au contraire oui, de tu cuerpo enjoué

De ton corps que no temías mostrar

Al contrario de moi parfois, je sais

Je me souviens de ese vecino qui ouvrit la porte

Me acuerdo te voir si nonchalant et léger

Te voir chalouper nu vers la entrada

En train d’aller voir ese vecino como si nada !

Me hiciste reír, tu sais, desnudo !

Mais ici c’était différent, ce soir-là guapo

Quiero decirte, comme je te l’avais dit

Que tu deseo… que tu me désirais : j’avais vu

Pero j’aurais voulu, aussi

Que vos te abras, d’esprit

Ya lo sé, que c’est depuis que j’étais distante

Alors c’est un peu de ma faute aussi, je sais

Pero… ninguna culpa, pas vrai ?

Solo hay ce qu’on perd au final

Nous c’était pas l’soleil mais la luna

Sous la lune on a réussi parfois

A s’émerveiller un peu, a veces

S’éveiller un peu al otro, à ces heures de nuit ?

Entonces, à l’autre soir como un simbolo

On peut s’en repasser les moments, symboles

Mais pourquoi pas plutôt l’embellie que la embolia ?

No quiero embellecer, juste garder le beau :

Ce soir-là on l’était, guardemos ces belles chères heures

Quiza, esa noche te aburrió ? Pardon alors

Yo quería estar contigo, mais ma part d’ombre…

J’n’ai pas su nous conjuguer au présent

Ahora estamos en ese lugar, que se llama pasado

Et ça m’a chauffé les yeux tu sais, cuando me marché

Alors à l’heure des regrets, solo quiero adelantar

Que la montre avance, qu’on parte pas fâchés

Ir más alla, boire le vide cul-sec

No pensar en el coup de grâce, ce cul-de-sac

Non, juste repenser a medianoche

Dépasser esa mala película, vos durmiendote

Solo quiero ver la película des minuits

Un poco antes, quelques minutes s’illuminèrent

En nous il se remit l’air de como fuegos artificiales

Mais c’était pas un artifice, vos y yo

 

*fredonnement*

 

Oui j’essayais, de te dire

Intentaba decirte

Que dans tes bras, j’ai vibré

Et que ce nous, j’l’ai tant désiré

Alors herirte, évitaré

Car tes rives tes bras, ese abrazo

J’en ai hérité, comme une abrasion

Y s’rait vite arrivée, una lesión

 

*fredonnement*

 

C’était pas un artifice, vos y yo

Me gustaron ces baisers de fuego

Quand on entendait les gens ajuster minuit

Qu’on tendait ambos, à s’embrasser

Au décompte en la calle, acercarse

Même si le conte allait finir, acabarse

Cinco, cuatro… qu’on tendait l’un vers l’autre

A trois, deux… qu’on tanguait de nuevo

Uno, minuit, de nouveau à la gorge du désir

No fue un apogeo mais on est monté, monté

A ta peau j’ai erré, toi à la mienne

On savait pas, qu’y’aurait pas de prochaine

Era la última, entre vos y yo

No un apogeo mais on s’est un peu réchauffé la sensation

Esa sensación de se chercher avec sincérité

De s’insérer dans la nuit, buscando

Tout c’qu’en des mots on savait pas dire

Souvent c’est au dos de nuestros cuerpos

Sous la coupe de nuestros deseos, qu’on essayait

Yo quise mostrarte une version de moi

Sentí el fuego, qui se mettait sur nos versants

Nos verres s’étaient vidés, mais nous on n’était pas vacíos

Me sentía llena de… vos y yo

Había fuego, sangre, je me sentais pas enchaînée

Minuit nous habilla, déshabilla

Esa hora nous enleva un poco de pudor

La mía al menos, moins de pudeur dans notre nuit

Yo quería estar contigo, en aucun autre endroit

Comme au soir des tremblements, espasmos

De moins en moins d’espace entre nosotros

Plus d’espacements, d’espaces morts

Juste nos feux, nos sangs, nuestros cuerpos

Essayer d’alcanzar un estado de comprensión

Mais sur un instant, con los instintos

Me gustó esa hora, même si c’était une nuit étrange

Me gustó esa ola, même s’il fallait fuir demain

Même si c’était pas perfecto, un volcán en fusion

A sangre y fuego, cette nuit c’était pas un cuento

Me fui como una Cenicienta, mais avec du retard

Cenicienta al revés : c’est à minuit que tu m’as revue

Esa última vez, vos y yo un peu plus à nu

Même si demain un peu moins à nous

Aunque hemos tenido ese abrazo, à nu à nouveau

Creo que… à moi, me gustó más ese abrazo que tout le reste

Que la nuit te reste, entiendo, pour lo malo, lo bueno

Es extraño je sais, estar si proches et partir

On aura su s’approcher, a pesar de las distancias

On aura eu l’accroche mais pas plus ?

Si, il y aura eu plus : yo lo quería, vos lo querías

Yo sé, que ese canto es extraño

Mais c’était ça nous aussi, non ?

Savoir mais pas trop, se vouloir mais pas trop

Ce pouvoir l’un sur l’autre, pero no saber

Pas trop savoir comment l’utiliser, comment faire

No saber. Ça brillait, on a voulu entrer

Quizas, tenes razón, que je suis pas assez entrée en nous

Mais peut-être que ça devait se passer comme ça entre nous

Qu’on ait tout mais pas assez, el fuego, la sangre

Mais l’absence aussi des fois, el juego d’autres fois

Luego, la nuit avec le chant du chat

Donde estaba, ese gato ?

On l’aurait dit loin, là-bas quelque part

Con el correr del tiempo… ¡mirá vos!

Le chat était triste en avance, quiza

Sans colère pero como un lamento

Toute la nuit, à lancer su canto !

Peut-être qu’il a chanté pour nous

Como vos y yo, à minuit

Comme moi maintenant

Ahora, maintenant ! Que la medianoche a fui

Me fui, te fuiste, tu en seras frustré peut-être

Ahora, maintenant ! Que la medianoche a fui

Luego, le lendemain, ton corps tenant le mien

El fuego, la sangre, ese abrazo

C’était flou et gauche des fois

Mais c’est là, ancré en moi

 

*fredonnement*

 

Oui j’essayais, de te dire

Intentaba decirte

Que dans tes bras, j’ai vibré

Et que ce nous, j’l’ai tant désiré

Alors herirte, évitaré

Car tes rives tes bras, ese abrazo

J’en ai hérité, comme une abrasion

Y s’rait vite arrivée, una lesión

 

*fredonnement*

*fredonnement*

 

Oui j’essayais, de te dire

J’essayais de te dire

Que dans tes bras, j’ai vibré

Et que ce nous, j’l’ai tant désiré

Alors te blesser, j’éviterai

Car tes rives tes bras, cette étreinte

J’en ai hérité, comme une abrasion

Y s’rait vite arrivée, une blessure

 

*fredonnement*

 

Cette nuit, j’ai essayé

Dans les rues, éméchée un peu

De nos chers verres de vin

D’un peu de feu, te faire rire

J’ai essayé, mais j’sentais l’air en toi

Moins crépuscule que bousculé

Le vin rouge ne t’aidait pas tant, je sais

A t’évader de ce que tu sentis, en moi

Après cette première fois cette nuit-là

Le goût d’échec en toi, je le sentis

Pas dans le sexe mais dans le sens

Dans le fait que j’m’expose, que yo me abra

Cela me brûlait, te voir un peu triste

Tu sentais que ma bascule se faisait, peut-être

Tu voyais que mes blagues frisaient le trop

Moi, je voyais que… je te faisais changer

Chose que je ne voulais pas, tu sais

Je me souviens pourtant, de toi léger

Quand là moi je te sentis la corde au cou

Au contraire de quand encore tu jouais

Au contraire oui, de ton corps enjoué

De ton corps que tu n’avais pas peur de montrer

Au contraire de moi parfois, je sais

Je me souviens de ce voisin qui ouvrit la porte

Je me souviens te voir si nonchalant et léger

Te voir chalouper nu vers l’entrée

En train d’aller voir ce voisin comme si de rien n’était !

Tu me fis rire, tu sais, dénudé !

Mais ici c’était différent, ce soir-là mon beau

Je veux te dire, comme je te l’avais dit

Que ton désir… que tu me désirais : j’avais vu

Mais j’aurais voulu, aussi

Que tu t’ouvres, d’esprit

Oui je sais bien, que c’est depuis que j’étais distante

Alors c’est un peu de ma faute aussi, je sais

Mais… aucune faute, pas vrai ?

Il y a seulement ce qu’on perd au final

Nous c’était pas l’soleil mais la lune

Sous la lune on a réussi parfois

A s’émerveiller un peu, des fois

S’éveiller un peu à l’autre, à ces heures de nuit ?

Alors, à l’autre soir comme un symbole

On peut s’en repasser les moments, symboles

Mais pourquoi pas plutôt l’embellie que l’embolie ?

Jene veux pas embellir, juste garder le beau :

Ce soir-là on l’était, gardons ces belles chères heures

Peut-être que cette nuit t’ennuya ? Pardon alors

Moi je voulais être avec toi, mais ma part d’ombre…

J’n’ai pas su nous conjuguer au présent

Maintenant nous sommes en ce lieu, qui s’appelle passé

Et ça m’a chauffé les yeux tu sais, quand je m’en suis allée

Alors à l’heure des regrets, je veux juste avancer

Que la montre avance, qu’on parte pas fâchés

Aller au-delà, boire le vide cul-sec

Ne pas penser au coup de grâce, ce cul-de-sac

Non, juste repenser à minuit

Dépasser ce mauvais film, toi t’endormant

Je veux seulement voir le film des minuits

Un peu avant, quelques minutes s’illuminèrent

En nous il se remit l’air de comme des feux d’artifice

Mais c’était pas un artifice, toi et moi

 

*fredonnement*

 

Oui j’essayais, de te dire

J’essayais de te dire

Que dans tes bras, j’ai vibré

Et que ce nous, j’l’ai tant désiré

Alors te blesser, j’éviterai

Car tes rives tes bras, cette étreinte

J’en ai hérité, comme une abrasion

Y s’rait vite arrivée, une blessure

 

*fredonnement*

 

C’était pas un artifice, toi et moi

J’aimai ces baisers de feu

Quand on entendait les gens ajuster minuit

Qu’on tendait ensemble, à s’embrasser

Au décompte dans la rue, se rapprocher

Même si le conte allait finir, se terminer

Cinq, quatre… qu’on tendait l’un vers l’autre

A trois, deux… qu’on tanguait de nouveau

Un, minuit, de nouveau à la gorge du désir

Ce ne fût pas une apogée mais on est monté, monté

A ta peau j’ai erré, toi à la mienne

On savait pas, qu’y’aurait pas de prochaine

C’était la dernière, entre toi et moi

Ce ne fût pas une apogée mais on s’est un peu réchauffé la sensation

Cette sensation de se chercher avec sincérité

De s’insérer dans la nuit, cherchant

Tout c’qu’en des mots on savait pas dire

Souvent c’est au dos de nos corps

Sous la coupe de nos désirs, qu’on essayait

Je voulus te montrer une version de moi

Je sentis le feu, qui se mettait sur nos versants

Nos verres s’étaient vidés, mais nous on n’était pas vides

Je me sentais pleine de… toi et moi

Il y avait du feu, du sang, je me sentais pas enchaînée

Minuit nous habilla, déshabilla

Cette heure nous enleva un peu de pudeur

La mienne au moins, moins de pudeur dans notre nuit

Moi je voulais être avec toi, en aucun autre endroit

Comme au soir des tremblements, des spasmes

De moins en moins d’espace entre nous

Plus d’espacements, d’espaces morts

Juste nos feux, nos sangs, nos corps

Essayer d’atteindre un état de compréhension

Mais sur un instant, avec les instincts

J’aimai cette heure, même si c’était une nuit étrange

J’aimai cette vague, même s’il fallait fuir demain

Même si c’était pas parfait, un volcan en fusion

A feu et à sang, cette nuit c’était pas un conte

Je partis comme une Cendrillon, mais avec du retard

Cendrillon à l’envers : c’est à minuit que tu m’as revue

Cette dernière fois, toi et moi un peu plus à nu

Même si demain un peu moins à nous

Bien que nous ayons eu cette étreinte, à nu à nouveau

Je crois que… à moi, j’aimai plus cette étreinte que tout le reste

Que la nuit te reste, je comprends, pour le mauvais, le bon

C’est étrange je sais, être si proches et partir

On aura su s’approcher, malgré les distances

On aura eu l’accroche mais pas plus ?

Si, il y aura eu plus : je le voulais, tu le voulais

Je sais, que ce chant est étrange

Mais c’était ça nous aussi, non ?

Savoir mais pas trop, se vouloir mais pas trop

Ce pouvoir l’un sur l’autre, mais ne pas savoir

Pas trop savoir comment l’utiliser, comment faire

Ne pas savoir. Ça brillait, on a voulu entrer

Peut-être que tu as raison, que je suis pas assez entrée en nous

Mais peut-être que ça devait se passer comme ça entre nous

Qu’on ait tout mais pas assez, le feu, le sang

Mais l’absence aussi des fois, le jeu d’autres fois

Ensuite, la nuit avec le chant du chat

Où était-il, ce chat ?

On l’aurait dit loin, là-bas quelque part

Avec le temps qui passe… regarde donc !

Le chat était triste en avance, peut-être

Sans colère mais comme une lamentation

Toute la nuit, à lancer son chant !

Peut-être qu’il a chanté pour nous

Comme toi et moi, à minuit

Comme moi maintenant

Maintenant, maintenant ! Que minuit a fui

Je partis, tu partis, tu en seras frustré peut-être

Maintenant, maintenant ! Que minuit a fui

Ensuite, le lendemain, ton corps tenant le mien

Le feu, le sang, cette étreinte

C’était flou et gauche des fois

Mais c’est là, ancré en moi

 

*fredonnement*

 

Oui j’essayais, de te dire

J’essayais de te dire

Que dans tes bras, j’ai vibré

Et que ce nous, j’l’ai tant désiré

Alors te blesser, j’éviterai

Car tes rives tes bras, cette étreinte

J’en ai hérité, comme une abrasion

Y s’rait vite arrivée, une blessure

 

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