Era la última, entre vos y yo – Version traduite
*fredonnement*
Oui j’essayais, de te dire
J’essayais de te dire
Que dans tes bras, j’ai vibré
Et que ce nous, j’l’ai tant désiré
Alors te blesser, j’éviterai
Car tes rives tes bras, cette étreinte
J’en ai hérité, comme une abrasion
Y s’rait vite arrivée, une blessure
*fredonnement*
Cette nuit, j’ai essayé
Dans les rues, éméchée un peu
De nos chers verres de vin
D’un peu de feu, te faire rire
J’ai essayé, mais j’sentais l’air en toi
Moins crépuscule que bousculé
Le vin rouge ne t’aidait pas tant, je sais
A t’évader de ce que tu sentis, en moi
Après cette première fois cette nuit-là
Le goût d’échec en toi, je le sentis
Pas dans le sexe mais dans le sens
Dans le fait que j’m’expose, que yo me abra
Cela me brûlait, te voir un peu triste
Tu sentais que ma bascule se faisait, peut-être
Tu voyais que mes blagues frisaient le trop
Moi, je voyais que… je te faisais changer
Chose que je ne voulais pas, tu sais
Je me souviens pourtant, de toi léger
Quand là moi je te sentis la corde au cou
Au contraire de quand encore tu jouais
Au contraire oui, de ton corps enjoué
De ton corps que tu n’avais pas peur de montrer
Au contraire de moi parfois, je sais
Je me souviens de ce voisin qui ouvrit la porte
Je me souviens te voir si nonchalant et léger
Te voir chalouper nu vers l’entrée
En train d’aller voir ce voisin comme si de rien n’était !
Tu me fis rire, tu sais, dénudé !
Mais ici c’était différent, ce soir-là mon beau…
Je veux te dire, comme je te l’avais dit
Que ton désir… que tu me désirais : j’avais vu
Mais j’aurais voulu, aussi
Que tu t’ouvres, d’esprit
Oui je sais bien, que c’est depuis que j’étais distante
Alors c’est un peu de ma faute aussi, je sais
Mais… aucune faute, pas vrai ?
Il y a seulement ce qu’on perd au final
Nous c’était pas l’soleil mais la lune
Sous la lune on a réussi parfois
A s’émerveiller un peu, des fois
S’éveiller un peu à l’autre, à ces heures de nuit ?
Alors, à l’autre soir comme un symbole
On peut s’en repasser les moments, symboles
Mais pourquoi pas plutôt l’embellie que l’embolie ?
Jene veux pas embellir, juste garder le beau :
Ce soir-là on l’était, gardons ces belles chères heures
Peut-être que cette nuit t’ennuya ? Pardon alors
Moi je voulais être avec toi, mais ma part d’ombre…
J’n’ai pas su nous conjuguer au présent
Maintenant nous sommes en ce lieu, qui s’appelle passé
Et ça m’a chauffé les yeux tu sais, quand je m’en suis allée
Alors à l’heure des regrets, je veux juste avancer
Que la montre avance, qu’on parte pas fâchés
Aller au-delà, boire le vide cul-sec
Ne pas penser au coup de grâce, ce cul-de-sac
Non, juste repenser à minuit
Dépasser ce mauvais film, toi t’endormant
Je veux seulement voir le film des minuits
Un peu avant, quelques minutes s’illuminèrent
En nous il se remit l’air de comme des feux d’artifice
Mais c’était pas un artifice, toi et moi
*fredonnement*
Oui j’essayais, de te dire
J’essayais de te dire
Que dans tes bras, j’ai vibré
Et que ce nous, j’l’ai tant désiré
Alors te blesser, j’éviterai
Car tes rives tes bras, cette étreinte
J’en ai hérité, comme une abrasion
Y s’rait vite arrivée, une blessure
*fredonnement*
C’était pas un artifice, toi et moi
J’aimai ces baisers de feu
Quand on entendait les gens ajuster minuit
Qu’on tendait ensemble, à s’embrasser
Au décompte dans la rue, se rapprocher
Même si le conte allait finir, se terminer
Cinq, quatre… qu’on tendait l’un vers l’autre
A trois, deux… qu’on tanguait de nouveau
Un, minuit, de nouveau à la gorge du désir
Ce ne fût pas une apogée mais on est monté, monté
A ta peau j’ai erré, toi à la mienne
On savait pas, qu’y’aurait pas de prochaine
C’était la dernière, entre toi et moi
Ce ne fût pas une apogée mais on s’est un peu réchauffé la sensation
Cette sensation de se chercher avec sincérité
De s’insérer dans la nuit, cherchant
Tout c’qu’en des mots on savait pas dire
Souvent c’est au dos de nos corps
Sous la coupe de nos désirs, qu’on essayait
Je voulus te montrer une version de moi
Je sentis le feu, qui se mettait sur nos versants
Nos verres s’étaient vidés, mais nous on n’était pas vides
Je me sentais pleine de… toi et moi
Il y avait du feu, du sang, je me sentais pas enchaînée
Minuit nous habilla, déshabilla
Cette heure nous enleva un peu de pudeur
La mienne au moins, moins de pudeur dans notre nuit
Moi je voulais être avec toi, en aucun autre endroit
Comme au soir des tremblements, des spasmes
De moins en moins d’espace entre nous
Plus d’espacements, d’espaces morts
Juste nos feux, nos sangs, nos corps
Essayer d’atteindre un état de compréhension
Mais sur un instant, avec les instincts
J’aimai cette heure, même si c’était une nuit étrange
J’aimai cette vague, même s’il fallait fuir demain
Même si c’était pas parfait, un volcan en fusion
A feu et à sang, cette nuit c’était pas un conte
Je partis comme une Cendrillon, mais avec du retard
Cendrillon à l’envers : c’est à minuit que tu m’as revue
Cette dernière fois, toi et moi un peu plus à nu
Même si demain un peu moins à nous
Bien que nous ayons eu cette étreinte, à nu à nouveau
Je crois que… à moi, j’aimai plus cette étreinte que tout le reste
Que la nuit te reste, je comprends, pour le mauvais, le bon
C’est étrange je sais, être si proches et partir
On aura su s’approcher, malgré les distances
On aura eu l’accroche mais pas plus ?
Si, il y aura eu plus : je le voulais, tu le voulais
Je sais, que ce chant est étrange
Mais c’était ça nous aussi, non ?
Savoir mais pas trop, se vouloir mais pas trop
Ce pouvoir l’un sur l’autre, mais ne pas savoir
Pas trop savoir comment l’utiliser, comment faire
Ne pas savoir. Ça brillait, on a voulu entrer
Peut-être que tu as raison, que je suis pas assez entrée en nous
Mais peut-être que ça devait se passer comme ça entre nous
Qu’on ait tout mais pas assez, le feu, le sang
Mais l’absence aussi des fois, le jeu d’autres fois
Ensuite, la nuit avec le chant du chat
Où était-il, ce chat ?
On l’aurait dit loin, là-bas quelque part
Avec le temps qui passe… regarde donc !
Le chat était triste en avance, peut-être
Sans colère mais comme une lamentation
Toute la nuit, à lancer son chant !
Peut-être qu’il a chanté pour nous
Comme toi et moi, à minuit
Comme moi maintenant
Maintenant, maintenant ! Que minuit a fui
Je partis, tu partis, tu en seras frustré peut-être
Maintenant, maintenant ! Que minuit a fui
Ensuite, le lendemain, ton corps tenant le mien
Le feu, le sang, cette étreinte
C’était flou et gauche des fois
Mais c’est là, ancré en moi
*fredonnement*
Oui j’essayais, de te dire
J’essayais de te dire
Que dans tes bras, j’ai vibré
Et que ce nous, j’l’ai tant désiré
Alors te blesser, j’éviterai
Car tes rives tes bras, cette étreinte
J’en ai hérité, comme une abrasion
Y s’rait vite arrivée, une blessure
*fredonnement*