J’la rattrape au château d’ses peurs
Au château c’soir, pas d’levier
On s’attaque au noir, mouv’ment premier
A chat tôt ou tard on joue, on perd
A chat tôt c’soir, j’nous sens perdus
A chat tôt ou tard on s’perd
Au château c’soir, j’nous sens perdus
J’nous sens perclus, passer inaperçu
J’nous sens perdus, pas d’levier
Pas d’levier, pas d’issue
Pont-levis rel’vé, j’passe inaperçu
On l’vit enlevé l’lit
Là on l’vit sans embellie
On s’emmêle : y faudrait être deux
Or même si j’suis au creux du V,
J’résonne vide
J’aurais même beau la ceinturer,
J’résume vite
Ça s’résum’ra vite à exhumer l’chaos
Chat noir avide au château, p’t-être
Chat noir a vu persienne plu’ que f’nêtre
Là c’soir j’la fais pas sienne,
Ma fougue
Pas d’foudre, pas d’faille, j’l’assiège pas
Sa fente
Pare-foudre, pagaille, elle assise sur moi
Et j’incise mais on s’évente
Et j’insist’rai pas ! ça… peut pas prendre
Ainsi l’trépas, y’a… plus qu’à s’pendre ?
Ou attendre ses pores, à c’minuit d’décembre
Sur cette route c’est… porte-close
Tout y aurait un… goût d’nécrose
Car ses doutes nous ankylosent
Car l’désir n’écoute que ceux-là qui s’osent
Oui que ceux qui s’y exposent,
Pour qu’il éclose
Alors attendre ses pores, à c’minuit d’décembre
Pour atteindre les corps, à la nuit des cendres
A s’teindre de peur, y s’pourrait qu’on s’perde
Mais on s’porte, encore un peu, dans la nuit
Qu’on s’emporte, encore un peu, loin en nous !
N’exportant qu’le libre, l’accord
N’important qu’la fibre, l’essor
Qu’le soir prenne importance
Par fibre noire et volatile
Qu’elle soit vol hâtif ou voie lactée
Qu’elle soit voie tactile, feu abrasif
Un abrazo, même évasif ?
Jamais acte illusoire
J’aim’rais qu’ça s’invective ce soir
J’aim’rais sa saveur la plus lascive
Alors j’m’armerai, j’en f’rai ma cible
Oh je sais, y’aura rien d’facile
Mais qu’on s’soit tactile, feu abrasif !
En mis brazos, qu’elle amerrisse ce soir
M’reste à hisser un château dans l’ciel
M’reste à sceller c’qui du désir s’dépliss’ra
Des puissances qui s’déplient
Sans prévenir
Des puits qui s’ens’mencent,
De sang, d’désir
De son désir, j’aimerais
Dans son désir j’m’emmure
J’murmure rien car… porte close
Oui sur cette route c’est… porte-close
Tout y aurait un… goût d’nécrose
Car ses doutes nous ankylosent
Car l’désir n’écoute que ceux-là qui s’osent
Oui que ceux qui s’y exposent,
Pour qu’il éclose
M’reste à sceller c’qui du désir s’dépliss’ra
L’Ouest accélère sa course en nous
Pour accéder à d’main, j’veux la joie
J’veux la prise et lâcher
La chérir à c’qu’elle s’en grise
Et l’chétif qu’on s’soucie pas, actifs
Qu’on s’soucie pas d’le briser, brimer
N’est-ce pas c’te brume, qu’elle veut ?
C’te brume qu’il faut, à ses feux ?
Assez forte et dense, pour qu’ses forteresses
Qu’sa place forte s’encense, à l’allégresse
Qu’ça s’y incendie, des pores aux sens
Mais l’tour d’passe-passe ne porte pas encore
A son sang pas d’tour, pas d’spasme
J’me veux pas cavalier ni stratège
Un soupçon d’trop, et d’pas assez
J’ai pas l’patron d’ce tissu ?
J’suis pas poltron mais j’veux pas c’pouvoir
J’veux plus nous voir, sans échiquier
J’veux plus nous voir
En bataille d’électrons
J’veux pas nous voir
En ébats taille-patron
J’veux qu’le noir et l’déroutant
J’veux la déroute en tout, à ses portes
Alors j’écoute en attendant, la portance
La faille à ses pores, cachée
Qu’à chat tôt ou tard
Bataille de chats noirs
Qu’à chat tôt ou tard
J’la rattrape au château d’ses peurs
Mais sur cette route c’est… porte-close
Tout y aurait un… goût d’nécrose
Car ses doutes nous ankylosent
Car l’désir n’écoute que ceux-là qui s’osent
Oui que ceux qui s’y exposent,
Pour qu’il éclose
Oui sur cette route c’est… porte-close
Tout y aurait un… goût d’nécrose
Car ses doutes nous ankylosent
Car l’désir n’écoute que ceux-là qui s’osent
Oui que ceux qui s’y exposent,
Pour qu’il éclose
Jean-Marie Loison-Mochon
A feu et à sang