Fragment 9 – Les voiles
Dans des prés d’imaginaire, on glisse
Rappant nos peaux dans des magies d’étreinte
Accord contre corps, on s’éreinte
Peu soucieux de trop s’esquinter, on goûte à la matrice
Emettant le son que l’autre écoute
A corps contre accord, on se voûte
Un peu plus encore, où tout est délice
Noir comme une nuit se constellant
On y lit la nouvelle que les étoiles apportent
Incendie dans nos sens se partageant
Rayons minces que cent dimensions emportent
Glissade consentie, dans de l’éphémère. Je veux nous arpenter, flâner sur toi, cheminer en moi. Harponnons nos riens pour en faire un continent de nous. Peu soucieux des quintes que nous réservera l’après, soyons-lui prédateurs jusqu’à ne plus pouvoir. Sur ta voix je veux les plein-pouvoirs, sur la mienne je te les donnerai. Nos influx s’accorderont où tout dit « plus encore ». Et les lys sur nos chemins sont des souffles à couper. A couper le souffle, le noir s’accouple à la Lune. Les voiles là-haut n’ont pas de pudeur dans l’éclat. Un si distant paysage me semble pourtant avoir tus les atouts chaleureux de ta peau. Alors emporte-moi tout contre toi, et contre toute attente, vivons.
Dans des prés d’imaginaire, on glisse
Rappant nos peaux dans des magies d’étreinte
Accord contre corps, on s’éreinte
Peu soucieux de trop s’esquinter, on goûte à la matrice
Emettant le son que l’autre écoute
A corps contre accord, on se voûte
Un peu plus encore, où tout est délice
Noir comme une nuit se constellant
On y lit la nouvelle que les étoiles apportent
Incendie dans nos sens se partageant
Rayons minces que cent dimensions emportent