A l'anarchie du désir

Fragment 78 – Ta main sous la lune

Drain de rhum directement au cœur

Renversant Lorient ce soir, pour un bain de sens

A sa terrasse des Fontaines, affleure le noir

Presqu’amants mais encore passants

En quelques heures, un festival fond d’elle

A sa main nouvelle, je suis pris par le spectral

Un spectre de désir ouvre effrontément le bal

 

Ne voulais-je pas dormir sans ouvrir ce chapitre ?

Oh c’est qu’elle, ne pourrait pas rire plus sans l’ouvrir

Infusée autant à l’alcool qu’aux séquelles de cœur

Rayonne son envie de voir s’éclairer la Nuit encore

 

Aux Fontaines il est l’heure où toutes les préoccupations retombent. Tu es là, alors qu’il y a un mois, si loin, si lointainement inconnue. Nous devenons des ombres à l’étage, allaitées de chants, de sons, de rhum. Ni toi ni moi ne sommes de la mer, mais retentit en nous le clapot de la marée montante. Entêtante énergie, en titan sous nous mais non sournois, git le sens des choses. Il est facile, ces soirs demandant de l’audace, de se ranger derrière. Moi je n’en avais pas besoin, ne m’attendant à rien sauf de vivre à l’intense. Et depuis les Fontaines jusqu’aux rues, tout nous a conduit à ce sol nu. Je voulais dormir mais… tu étais pleine d’autre chose, de peine sûrement, de frustration de toi-même aussi. Alors tu m’as attrapé le col, tu nous as renversés. Un genre d’anarchie de mouvements, ivres comme enivrés, la nudité de nous, dans une ouverture de Nuit.

Debout et nu devant cette grande fenêtre, je regarde la rue. Dans mon dos tu arrives et je vois ta main aux si longs doigts glisser sur mon abdomen, couleur clair de Lune. Il fait si blanc dans ce noir, qu’on croirait au jour. Aujourd’hui commence, dans tes éclats sensuels, et ceux du satellite là-haut.

 

Drain de rhum directement au cœur

Renversement à Lorient ce soir, pour un bain de sens

A sa terrasse des Fontaines, affleure le noir

Presqu’amants mais encore passants

En quelques heures, un festival fond d’elle

A sa main nouvelle, je suis pris par le spectral

Un spectre de désir ouvre effrontément le bal

 

Ne voulais-je pas dormir sans ouvrir ce chapitre ?

Oh c’est qu’elle, ne pourrait pas rire plus sans l’ouvrir

Infusée autant à l’alcool qu’aux séquelles de cœur

Rayonne son envie de voir s’éclairer la Nuit encore

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