Fragment 69 – La claque ou le courage des choses
Droit chemin, que c’est assommant…
Revenant de la somme des morts, je m’en vais vivre par défaut
A l’enfant ma foi l’on ne dirait rien, rien de trop direct
Prévenant je me le dirai, dans un futur au trop de fois
Et toi fendant mon lit, tu me fais le coup de la rature
Avenante comme un clou de plus, rugueuse du halo
Un oreiller me l’aura soufflé, essoufflée sur l’aventureuse pente
Nageant sous ta sueur, j’assume mon erreur
Oublieux récit n’ayant rien de sain, dans la bienveillante attaque
Indigente heure, indigeste étreinte au trot, au train de sénateur
Révélé par le peu commun ! De ton gros sein qui me claque.
Rien de haineux dans ce contact. Nous nous déferons bientôt, de cette étreinte, des fers de ces galops. Je ne suis plus enfant mais garçon, depuis la mort, depuis les femmes. Mais ici je m’égare, près de toi comme dans la vie. Pour devenir homme on ne peut pas toujours dire oui : dire non fait vivre droitement (parfois). Alors un non-dit et quelques autres encore, et me voilà sous ton corps, giflé par ton torse et tordu de toute part. Je vis encore angélique comme un enfant : je ne vise rien et me dit que tout viendra. Oui mais le désir est un peu plus compliqué que cela mon enfant. Et la vie se faite droite récemment, t’ayant dit non à du temps, taillant ton sang figé par l’absence soudaine. Elle t’a dit non aussi avec son amie, et toi pas rancunier, à celle-ci tu n’as rien dit, que oui. Prends garde car le courage des choses ne s’apprend pas beaucoup plus tard qu’à ton âge, et ce sein sur ta joue semble dire qu’il fait défaut. A défaut pour tout, tu ne te feras que des fêtes au goût de trop peu, de torpeurs nourries de ces « si j’avais ». Alors lève les cils, arrête tout et dis-lui qu’avec son amie, c’eut été bien aussi. Mais non, tu n’en feras rien, tu es encore si bien élevé (sous elle). Si bien élevé que le silence et l’abstention te semblent encore une élégance plus grande que le vain mais goûteux plaisir de la sincérité. Je sais, je sais, tu as bien des choses à te dire, alors je te laisse là, dans l’éternel retour de ces seins qui t’en collent une ! Retourne aux saletés de cette heure, mais ne tarde pas trop à (t’en) décoller.
Je suis pris d’absences, peut-être sous ces coups molletonneux. Je me rends compte que le désir peut mériter mieux. Je ris de ces gifles et tu t’arrêtes. Je me marre encore, et tu reprends.
Droit chemin, que c’est assommant…
Revenant de la somme des morts, je m’en vais vivre par défaut
A l’enfant ma foi l’on ne dirait rien, rien de trop direct
Prévenant je me le dirai, dans un futur au trop de fois
Et toi fendant mon lit, tu me fais le coup de la rature
Avenante comme un clou de plus, rugueuse du halo
Un oreiller me l’aura soufflé, essoufflée sur l’aventureuse pente
Nageant sous ta sueur, j’assume mon erreur
Oublieux récit n’ayant rien de sain, dans la bienveillante attaque
Indigente heure, indigeste étreinte au trot, au train de sénateur
Révélé par le peu commun ! De ton gros sein qui me claque.