Fragment 57 – Drapeau noir
Drapés dans l’horizon, les yeux s’évadent
Regardez comme ils sont vagues, et légers
A peine effleurées par le fracas des réalités
Parce que ces dernières sonnent fade
Et fleurissant du rêve ils sont nourris, comblés
A peine esquissent-ils en arrière un pas raté
Un élan les guide et tisse le feu des escapades
Ne doutez plus qu’elle viendra, l’escalade
On a vu loin, a voté, et voûté le dos
Il n’en est rien venu que du venin et des fardeaux
Regardez le phare, feu noir, brûlant le bâton comme une bougie
Je m’évade en toi, qui façonne mes saisons. Parfois je te sens émerger, à mouvements retardés ou concrétisés. D’un aplat, par toi, je m’ancre mieux au sens des choses. Ton sens façonne mes réalités, fredonne en mon sang. Je bous, ivre, et dans mes combles s’éclaire de la poudre à Providence. Des paradis que je regarderai d’en arrière, esquisses véritables. Le peu que j’entrevois de toi me ferais renverser toutes les tables : tu m’es feu de forêt. J’escaladerais mon corps en tâtonnant le tien. Je volerais tout l’or pour en saupoudrer nos riens. Notre immatériel m’est un trésor, une avenue d’invisible. Repars dès ce soir, et je me hâterai sur tes talons, car au long de toi je pare aux imperfections de mon chemin.
Drapés dans l’horizon, les yeux s’évadent
Regardez comme ils sont vagues, et légers
A peine effleurées par le fracas des réalités
Parce que ces dernières sonnent fade
Et fleurissant du rêve ils sont nourris, comblés
A peine esquissent-ils en arrière un pas raté
Un élan les guide et tisse le feu des escapades
Ne doutez plus qu’elle viendra, l’escalade
On a vu loin, a voté, et voûté le dos
Il n’en est rien venu que du venin et des fardeaux
Regardez le phare, feu noir, brûlant le bâton comme une bougie