Fragment 5 – Voltage nul
Draps de la nuit, râpeux ennuis des usages
Rare est l’appel de celles qui fuient
A rebours dans ces jours qui luisent par trop de rage
Peau où es-tu ? Que l’on s’ensorcelle
En retour je n’ai que la brise de mes mots volages
Aux mémorables voyages d’autres sorts scellés
Un ciel est un pays, à iriser d’elles et de pages
Nuages prisés par mes prismes réduits
Oui, réducteurs plus que séducteurs
Isthmes peu reluisants dans mes déduits
Reste que mon cœur s’enduit de nuit, aspirant des ailleurs
La rage me consume sous l’effet de la contrainte. Est-ce par là que fuit mon désir ? Je suis une lutte, je suis une fuite. Fuir est une expression, un mouvement de lutte. Je me souviens des moments de lune, des mouvements de l’autre. L’autre est celui qui reste ou fuit : qui s’exprime. Mais que dit-il ? Désir tu distillais en moi, du feu fertile, aimantant des yeux verts et bien des ailleurs. Maintenant sur l’envers de toi, je ne perçois plus tes formes sur la toile. Le noir m’est devenu illisible, le Nord a la boussole sens dessus dessous. Déçu je suis ? Des sous j’en suce. L’argent me suce comme un phalène le pistil. Je m’aspire, je n’inspire plus. Si, je lui en inspire, mais dis-moi ! Quand distilleras-tu mon ère ? Je ne fais pas l’aumône, mon seul amen est d’encre, elle n’a d’yeux que pour la Providence. Elle, nage du feu aux danses de son désir. Je la regarde dans les draps de la nuit. Elle dort du sommeil du juste. Oui mais les justes… ce terrorisme éclaire mes jours, déjà trop aveuglants. A beugler en moi je cavale aveuglé. Les cris me guident dans les puits, sous l’égide de mes instincts d’ogre. Labyrinthe intérieur, j’éreinte mes jours mais ne fatigue que mon désir. André, les dédales ne sont que peu nourriciers. Je m’étale, l’amour me possède. L’amour me possède, la poussette du désir ne vient pas dans mon dos. Alors l’atout cède sous les toux d’absence. Je suis à la recherche de ma fluorescence adolescente, un père dont le voltage est nul. De pairs je vais, de rage je me perds. L’homme s’en sort, l’enfant s’enquiert. L’ogre s’ensorcelle et elle, dort du sommeil du juste. Je m’en vais plonger dans les sueurs du rêve, là où les ravins sont indolores. Un doux leurre, appelant les ferveurs du lendemain.
Draps de la nuit, râpeux ennuis des usages
Rare est l’appel de celles qui fuient
A rebours dans ces jours qui luisent par trop de rage
Peau où es-tu ? Que l’on s’ensorcelle
En retour je n’ai que la brise de mes mots volages
Aux mémorables voyages d’autres sorts scellés
Un ciel est un pays, à iriser d’elles et de pages
Nuages prisés par mes prismes réduits
Oui, réducteurs plus que séducteurs
Isthmes peu reluisants dans mes déduits
Reste que mon cœur s’enduit de nuit, aspirant des ailleurs