Fragment 48 – Incompréhensible cité de désordre
Désordre, et des ors d’anarchie
Réorienter le sens fait à Lorient des reflets
Au retour d’un jour, j’en déduis quelques-uns, bannis
Préorientant ma course vers une ancienne source
En retour je n’attends rien : ce lien s’entend seul, et luit
Au retour d’un jour, débarrassé de la sentence quotidienne
Un Orient tant chéri, que j’en sens le sel aujourd’hui
Nuage d’avant sur un paysage de maintenant
On pressent des bises de brises, des brises qui défrisent
Insensé, s’entend, sentant seulement l’envie de ce temps
Retour d’un jour irisé par un visage ami
Je n’ai pas d’arme. Je mens. Je n’ai pas l’intention de m’en servir. Est-ce que je mens ? Je m’enlise dans la rouille, désarmé de mes moindres intentions. Mes moindres attentions sont des armées d’après, d’il faut, d’il faudrait : des forêts d’îles fauchées. Nuages d’avant décochés, contre un paysage de maintenant. Ma main tenant la sienne, l’autre écrit amour. Il m’en faudrait deux autres pour tordre l’arme que sont ces persiennes. Le fer est une âme comme une autre et l’on s’affaire à manger plus de mal, espérant nourrir l’âme. Le désir se fait la malle et l’amour violent dit au désir qu’il n’y a pas de mal. Le désir est loin, le plaisir -un lointain cousin- est resté. Tout le monde ne peut pas déserter, les contrées d’un amour doivent rester habitées.
Le désir est loin, le plaisir se soumet. Car il y a du plaisir à se soumettre : se mettre sous le drapeau, blanc, et ne plus chercher la source à rien. Ne faire que se ressourcer. Oui mais Lorient disait rue des fontaines, et Quimper Ker-fontaine. Quelle refonte alors ? Car si le désir revient, le plaisir lui sera ennemi. Et pas qu’à demi car il s’est rendu. A pas cadencés, le désir peut se faire encre ou poésie. La course vers une ancienne source : par les puits. Le désir sort la faux -l’arme il l’avait- et le drapeau, noir, et la plume, de l’oreiller. Avec tout ça au soir, il emmène l’Orient vers demain. Préorientant la course du rien. Le désir dit cependant : détour. Détournant l’attention du soleil, la lune aidera le désir à errer. Car l’errance, comme l’ennui, est fertile en ferveurs. On écrirait comme André, on serait en droit de goûter à l’envers : l’envers du rêve et Jean, le coq aura tôt fait de crier, le désir doit alors s’ensommeiller, dans les puits, dans la peau, loin des pluies policières d’une ville sans maître.
Polissonne envie de se rouler dans le drapeau, oui mais alors sans ce mot ridicule. La polis se donne, ta peau m’est une cité. La confusion y règne, de noir tu saignes et le flou t’opère de mille touchers, de cent visages. Enroulés dans le drapeau, nous devenons des reflets, des retours, des ressacs. Evitons-nous les redites, pour nous garantir de léviter un peu plus.
Désordre, et des ors d’anarchie
Réorienter le sens fait à Lorient des reflets
Au retour d’un jour, j’en déduis quelques-uns, bannis
Préorientant ma course vers une ancienne source
En retour je n’attends rien : ce lien s’entend seul, et luit
Au retour d’un jour, débarrassé de la sentence quotidienne
Un Orient tant chéri, que j’en sens le sel aujourd’hui
Nuage d’avant sur un paysage de maintenant
On pressent des bises de brises, des brises qui défrisent
Insensé, s’entend, sentant seulement l’envie de ce temps
Retour d’un jour irisé par un visage ami