Fragment 32 – Le reflet de l’aube
Drapeau d’ombres, de lueurs
Retentit à l’Orient la clameur de nos jours
Aux débuts charmeurs nous nous réorientons
Prélude à tout confort, nous couchons l’amour
Et tu m’es l’argent, le reflet de l’aube
Au beau milieu de ce quotidien rendant sourd
Un trésor délicieux, au moins quand à mille lieux du bilieux
Nage aux mains de l’aurore, dans les vagues de tes courbes
On a ravagé du temps, puis ravalé le titan des colères
Il y a ce jour bondissant, gris encore au miroir
Répertoire à reflets, où je te repère tendre ces matins-là
Dans ces matins de novembre, tu m’es le prolongement de l’encre. Nous avons eu de ces jours tuméfiés… Mais ces matins-là je ne me méfie plus. Je t’embrasse, reflet de l’aube, dans ce miroir où je te trouve endormie. A demi dans le rêve, tu m’enlaces. Et puis les lueurs se lèvent dans la glace, comme une marée sur la grève. Ces lunes heureuses font tolérer le confort, passant tout conformisme par le glaive. Tu m’es une ancre mais une ancre ça se lève, ça retient, ça protège. Et comme du liège, mon encre flotte et s’insinue à la surface de ces jours, dans les rainures encore ombragées de ta peau. Sur ces sentiers, je sentirais presque un paysage de blés et coquelicots. Les présages du passé étaient un futur à faire germer.
Drapeau d’ombres, de lueurs
Retentit à l’Orient la clameur de nos jours
Aux débuts charmeurs nous nous réorientons
Prélude à tout confort, nous couchons l’amour
Et tu m’es l’argent, le reflet de l’aube
Au beau milieu de ce quotidien rendant sourd
Un trésor délicieux, au moins quand à mille lieux du bilieux
Nage aux mains de l’aurore, dans les vagues de tes courbes
On a ravagé du temps, puis ravalé le titan des colères
Il y a ce jour bondissant, gris encore au miroir
Répertoire à reflets, où je te repère tendre ces matins-là